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    Le but du marketing est d'instiller constamment dans notre esprit que, pour être heureux, nous devons acheter le dernier gadget, objet ou vêtement à la mode.
     

    Mais nous devons nous rappeler que nous ne sommes pas le vêtement que nous portons, ni le sac de magasinage que nous tenons dans notre main, ni la somme de choses que nous possédons, et que le bonheur n'est pas un bien de consommation.
     

    Cette année, Greenpeace aimerait vous inspirer à créer, récupérer et réutiliser au lieu d'acheter du neuf — et à agir pour un monde meilleur.
     

    Visitez la page de notre festival international Make Something Week et laissez-vous inspirer!
     

    Jusqu’au 10 décembre, au début de la période des fêtes, nous voulons vous inviter à faire quelque chose avec nous. Dans les villes du monde entier ainsi qu’en ligne, des artistes récupérateurs et des blogueurs du mouvement Zéro déchet se réunissent pour démontrer comment nous pouvons nous unir pour réduire notre empreinte plastique et créer des alternatives uniques à l'achat de quelque chose de neuf.
     

    La quantité de déchets que nous produisons est démentielle. Chaque morceau de plastique produit au cours des 60 dernières années existe encore aujourd’hui. L’obsolescence programmée, la mode de plus en plus éphémère, les emballages individuels rendent les produits moins chers, et fait en sorte que nous jetons plus souvent.

    Nous devons passer de cette culture du tout-jetable à une culture où nous valorisons à nouveau les choses et tirons le meilleur parti de nos ressources.

     

    Aidez-nous à changer l'histoire de la surconsommation!
     

    Chacun de nous peut entreprendre de petites actions dans sa vie quotidienne. Avec votre aide, nous pouvons créer un changement monumental pour réduire la pollution et notre empreinte plastique.

    Faisons-le ensemble!


    Sarah,
    Stratégiste pour la campagne Océans, Greenpeace Canada

     

    Greenpeace France: Accueil


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  • Remise de la pétition #StopNéonics à Bruxelles

    La bataille pour l’interdiction des néonicotinoïdes en Europe se mène à Bruxelles cet automne. Alors que l’avenir du moratoire partiel européen est en train de se décider, POLLINIS a remis officiellement sa pétition #StopNéonics à la Commission et au Conseil de l’Union européenne afin de porter la voix de la société civile au sein des institutions et de rappeler que les citoyens demandent l’interdiction totale des pesticides “tueurs d’abeilles”.

    Remise de la pétition #StopNéonics à Bruxelles

    Le moratoire actuel, voté en 2013 pour une durée de deux ans, et que POLLINIS a toujours jugé insuffisant, ne couvre que trois des sept molécules actuellement commercialisées, et se limite à  des conditions bien précises : l’utilisation de ces néonicotinoïdes reste autorisée dans les serres, sur les céréales d’hiver et en pulvérisation sur certaines cultures. Les possibilités de dérogation sont telles que dans la pratique, l’usage des néonicotinoïdes a bondi de 31% entre 2013 et 2014, l’année suivant le moratoire…

    Toujours pas d’interdiction totale ?

    Depuis décembre 2016, le moratoire européen doit, être réévalué. C’est apparemment chose faite puisque L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) s’apprête à publier son nouveau rapport d’études sur les néonicotinoïdes. La Commission européenne devra ensuite soumettre prochainement au vote des États membres une proposition législative qui visera vraisemblablement à restreindre davantage, mais pas à interdire, l’usage et la circulation des trois molécules déjà sous le coup du moratoire partiel.

    Le 13 septembre, M. Tarvo Järve, Conseiller des Affaires agricoles de la Représentation permanente de l’Estonie auprès de l’Union européenne, a reçu la pétition #StopNéonics! de POLLINIS au nom de la Présidence (actuellement estonienne) du Conseil de l’Union européenne. Le 25 septembre, c’est M. Klaus Berend, Chef de l’unité Pesticides et Biocides à la direction générale de la Santé et de la Sécurité alimentaire de la Commission européenne, et son équipe, qui ont reçu la pétition au nom de la Commission européenne.

    Article complet :  

    http://www.pollinis.org/remise-de-la-petition-stopneonics-bruxelles/

     

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    Au cœur des Cévennes, une équipe d’apiculteurs et d’agriculteurs courageux est en train de mettre en place un écosystème qui permettra peut-être de sauver l’abeille noire, notre abeille locale européenne, menacée de disparition imminente.

    Les premières bases de ce projet ambitieux mais essentiel pour transmettre aux générations futures un système agricole et apicole sain et pérenne ont été posées. Mais pour aller jusqu’au bout, nous avons besoin de votre aide de toute urgence.

     

    Installée depuis plus d'un million d'années sur tout le nord-ouest du continent européen, une petite abeille robuste et brune – que l'on surnomme abeille noire (Apis mellifera mellifera pour les érudits) – butine sans relâche, saison après saison, siècle après siècle, les fleurs de nos campagnes, assurant depuis des temps immémoriaux la reproduction d'une grande partie des fruits et légumes cultivés dans nos contrées.

    C'est en partie grâce au travail acharné de cette abeille locale que les habitants de nos régions d’Europe ont pu se nourrir sainement pendant des siècles.

    Mais comme tous les pollinisateurs, l'abeille noire est aujourd’hui victime d’une combinaison de facteurs - dégradation de son habitat naturel, pesticides, parasites et virus, espèces invasives… - qui menacent sa survie.

    Comble : en lui préférant d’autres espèces d’abeilles importées, jugées plus « productives », ou « plus douces », une partie des apiculteurs eux-mêmes est en train d'accélérer ce déclin.

    Les scientifiques tirent aujourd'hui la sonnette d’alarme : si rien n’est fait, ce petit pollinisateur essentiel pourrait avoir totalement disparu de notre continent d’ici 15 ans, emportant avec lui, des millénaires d'adaptation génétique au climat local, aux plantes, aux fleurs des vergers et des potagers, aux parasites et aux prédateurs.

    L’abeille noire est pourtant la seule abeille à miel à avoir réussi à survivre à la dernière glaciation qui a touché l'Europe, des Pyrénées à l'Oural, il y a de cela 10 000 ans
    - faisant preuve d'extraordinaires et uniques capacités de résistance et d'adaptation à des changements climatiques extrêmes et aux changements draconiens des ressources florales.

    Dans le contexte actuel de disparition massive de toutes les abeilles en France et en Europe, ce sont ces caractères exceptionnels qu'il nous semble extrêmement important de préserver au plus vite - pour l'ensemble des apiculteurs aujourd'hui, et pour nos enfants demain : l'abeille noire pourrait être l'une des seules abeilles à pouvoir s'adapter et résister aux bouleversements à venir.

    A condition qu’on lui donne un petit coup de main…

    Et c'est pour ça que j'ai besoin de vous aujourd'hui.

    Une petite équipe d'apiculteurs courageux et de citoyens engagés, travaillent d’arrache-pied dans leur conservatoire des Cévennes, pour mettre à l’abri un maximum d’essaims d’abeilles noires, et assurer leur reproduction.

    Convaincu de la nécessité et de l'urgence de ce projet de sauvetage des dernières populations d'abeilles noires, POLLINIS a décidé de soutenir leurs travaux - encourageant depuis quatre ans la création d’un véritable sanctuaire de l’abeille noire locale où ce petit pollinisateur de nos contrées pourrait évoluer dans un environnement protégé et se reproduire sans risque de subir un croisement génétique avec d'autres espèces importées.

    Mais ce n’est pas suffisant : pour préserver durablement l’abeille noire, il faut recréer un environnement agricole qui lui soit favorable, et avec lequel elle pourra évoluer en harmonie.

    En s’inspirant de traditions locales, enrichies des connaissances agronomiques et scientifiques d’aujourd’hui, nous avons imaginé ensemble un écosystème complet où agriculture, abeilles noires et pollinisateurs sauvages font bon ménage ; un havre pour les abeilles et les hommes. Un laboratoire vivant qui nous permettra peut-être – je l'espère ! - de faire émerger un modèle adaptable localement, ailleurs en France et en Europe... pour recréer ensemble un monde agricole et culturel favorable à l’abeille noire.

    En somme, un pays où les abeilles ne meurent pas !

    Nous voudrions réinstaurer une longue tradition cévenole de ruches tronc, creusées à partir de troncs de châtaigniers - un bois imputrescible. Habitat traditionnel des abeilles cévenoles depuis des siècles, elles y mènent une vie très proche de l’état sauvage.

    Avec votre aide, la Vallée de l’abeille noire espère pouvoir se doter d'un rucher tronc, à côté des ruches du Conservatoire. Elles seront fabriquées avec l'aide d'une association locale qui fait appel à des jeunes adultes en situation de handicap. Elles serviront de témoins et de passeurs des pratiques apicoles respectueuses et durables qui ont permis à l’homme pendant des millénaires de coexister respectueusement avec l’abeille locale.

    Pour toutes les plantations alentour, un mot d’ordre : pas d’intrants chimiques, mais une sélection des espèces les plus résistantes au climat et aux conditions locales.

    Depuis deux ans, on cultive du sarrasin sur deux parcelles devant l'un des ruchers du Conservatoire. Cette plante très pollinifère se cultivait autrefois sur des sols pauvres et acides, comme ceux de Lozère, et ne requiert ni désherbant, ni pesticide. Elle fleurit longtemps, de mi-juillet à fin août, justement quand la campagne manque de fleurs. Son nectar mellifère (récolté par les abeilles pour élaborer le miel) possède une importante qualité nutritionnelle pour les pollinisateurs.

    Sa culture permet de produire pour les hommes une farine sans gluten, riche en protéines et en antioxydants, et du fourrage pour les animaux. La transformation du sarrasin permet la commercialisation de produits alimentaires qui peuvent être associés aux produits de la ruche : pain, biscuits, crêpes, pâtes…, créant ainsi une opportunité économique pour les habitants de la région.

    Les abeilles pourront également se repaître du pollen et du savoureux et bénéfique nectar des innombrables fleurs des vergers d’arbres fruitiers anciens qui seront plantés dans leur périmètre de butinage.

    Grâce aux premiers dons des membres de POLLINIS, le projet a déjà bien avancé :

    • Le terrain a été analysé par des experts pour s'assurer de l'absence d'intrants chimiques dans les eaux et les sols, et pour mettre en place les conditions favorables à la plantation d'arbres fruitiers et à la culture de sarrasin ;
    • Du sarrasin a pu être planté sur deux hectares ;
    • Les travaux agricoles ont été lancés pour préparer la plantation du verger et des cépages.
    • Le bail du terrain agricole a été payé ;
    • Des ruches supplémentaires ont été installées dans le Conservatoire.

    Des données quantifiables sur la santé des abeilles ou la viabilité des activités économiques sont d’ores et déjà recueillies : Ophélie Toudic, étudiante en génie biologique à l’IUT d’Avignon, avec l’appui de Lionel Garnery, chercheur au CNRS, spécialiste de l’abeille noire ont étudié la diversité génétique de la population d’abeilles locales et les ressources mellifères du lieu.

    Mais pour pouvoir consolider et transmettre ce modèle agro-culturel et écologique aux personnes qui souhaitent mener des projets similaires, et développer ensemble une économie permettant la préservation des espèces locales et de l'environnement, il y a encore beaucoup à faire.

    Il faut notamment construire et mettre en place le rucher tronc, poursuivre la réouverture des zones forestières, greffer les châtaigniers en espèce anciennes et planter les arbres fruitiers anciens de Lozère. Et surtout, il faut pouvoir embaucher et œuvrer à l’installation d'un agriculteur formé à la gestion de l’environnement, et développer la filière locale de transformation du sarrasin (farine pâtes, biscuits, crêpes…) pour prouver l’intérêt économique de notre démarche !

    Sans cela, le conservatoire ne restera qu’un « musée » de l’abeille locale disparue…

    … Aidez-nous, au contraire, à créer un modèle durable pour faire prendre conscience dans le pays tout entier du potentiel économique gigantesque de nos pollinisateurs locaux – seule façon d’assurer leur protection à grande échelle !

    Vous pouvez donner 15 euros, 30 euros, 50 euros, 100 euros, ou 200 euros ou plus selon vos moyens.

    Quel que soit le montant de votre participation, soyez assuré qu’elle sera pour nous une aide précieuse, efficacement utilisée pour nous permettre de mener jusqu’au bout ce projet salvateur pour l’abeille noire locale, dans les Cévennes d’abord, et à terme – nous l’espérons - dans toute la France et l’Europe.

     

    Il ne nous reste pas beaucoup de temps : la pression chimique sur les abeilles et l'ensemble des pollinisateurs ne cesse de s’intensifier, et l’abeille noire n’échappe malheureusement pas au massacre. Les scientifiques ne lui donnent que 15 ans à vivre, si rien n’est fait immédiatement pour stopper l’hécatombe.

    La disparition de ce petit insecte réduirait à néant tous les espoirs de repeupler les territoires avec leur écotype d’abeille naturellement résistante, et d’enrayer en Europe du Nord-Ouest le déclin alarmant des abeilles et des pollinisateurs.

    La préservation de l’abeille locale est le meilleur moyen dont nous disposons, aujourd’hui, pour garantir aux générations futures un pollinisateur naturellement résistant.

    Elle a nourri les peuples, des Pyrénées à la Scandinavie, pendant des siècles, avec son miel riche en médicaments naturels, et en pollinisant sans relâche les cultures dont se sont nourris nos ancêtres : à nous de rétablir pour elle un environnement agricole et culturel dans lequel l'homme et l'abeille coexistent dans le respect et l'autonomie.

    Aidez-nous, par votre don, à construire le pays où les abeilles ne meurent pas !

    Je vous remercie par avance.

    Bien cordialement,

    Nicolas Laarman

    Délégué Général

     

     

    Accueil :  

    http://www.pollinis.org/


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  • Miguel Angel Murguia est un producteur de miel équitable au Mexique. De passage en France, il nous livre son témoignage.

    L'appel d'un producteur de miel mexicain contre les pesticides

     

    Miguel Angel Murguia est un apiculteur mexicain, résidant sur la péninsule du Yucatán. Comme 1.000 autres apiculteurs mayas, il fait partie de la coopérative Educe, qui produit du miel équitable labellisé Max Havelaar. Nous l’avons rencontré lors de son passage en France.

    ConsoGlobe.com – Que représente pour vous la production de miel ?

    Miguel Angel Murguia – Pour nous, l’apiculture est une activité traditionnelle maya. Elle existe depuis des milliers d’années. Le miel est même sacré pour nous : on dit que les pyramides mayas ont été construites avec un mélange de terre et de miel ! On s’en servait également pour les rites traditionnels, en offrande aux dieux.

    miel mexicain

    Miguel Angel Munguia © EDUCE

    L’apiculture est pour nous très importante à la fois pour l’économie paysanne et pour la biodiversité, puisque les abeilles permettent de polliniser les végétaux.

    ConsoGlobe.com – En France, la production de miel est en déclin. Les abeilles sont en danger. Qu’en est-il au Mexique ?

    Miguel Angel Murguia – Nous avons des problèmes avec le changement climatique : en cas de sécheresse ou de trop fortes pluies, les abeilles sont perturbées et ne produisent plus autant de miel.

    En revanche, le Mexique est encore peu touché par les problèmes de pesticides et d’OGM, comme vous l’êtes en Europe ou aux États-Unis. Le Mexique voulait autoriser la culture du soja transgénique Monsanto. Nous avons résisté avec une organisation, MAOGM (qui veut dire “non aux OGM” en maya). Grâce à notre mobilisation, les OGM ont été partiellement interdits. Nous avons gagné une bataille, mais pas la guerre !

    ConsoGlobe.com – Quelles particularités possède votre miel ?

    Miguel Angel Murguia – Il est certifié bio et commerce équitable Max Havelaar. Le fait d’être en commerce équitable nous offre une meilleure rémunération, ce qui nous permet d’améliorer la vie de la communauté et d’éviter l’exode rural, très important au Mexique.

    miel mexicain, apiculteur

    L’apiculteur au travail © EDUCE

    Le miel que nous produisons est un miel de forêt, très foncé. Les arbres du Yucatán donnent un goût très spécifique à ce miel, très parfumé. Nos abeilles sont un mélange d’espèces indigènes et d’abeilles européennes, apis mellifera. Les abeilles indigènes sont beaucoup plus agressives que les espèces européennes : j’ai été étonné en voyageant en France de voir les apiculteurs s’approcher aussi près des abeilles !

    ConsoGlobe.com – Avez-vous un message à transmettre aux consommateurs européens ?

    Miguel Angel Murguia – Il faut lutter contre les pesticides et les OGM parce qu’il s’agit d’une réelle menace, qui n’a pas de frontières. Il est nécessaire de lutter ensemble pour remporter des victoires.

    Je vous appelle aussi à continuer à acheter équitable puisque cela a de réels effets dans les pays du Sud : consommons équitable !

     
     

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  • WWF
     
    Article posté le 23 June 2017

    Pour la première fois, les eurodéputés ont dit non aux pesticides dans les haies, bosquets et autres refuges de biodiversité. Un signal fort en faveur d’un « verdissement » de la politique agricole commune. 

     

    Menace pour la biodiversité et les hommes

    Triste record, la France est, à l’heure actuelle, le plus gros utilisateur de pesticides en Europe avec 5,4 kg en moyenne par hectare et par an.



    Parallèlement à l’usage agricole, l’entretien des espaces verts, des voiries et des jardins d’agrément constitue également une source de diffusion des pesticides dans l’environnement, bien que de plus en plus de collectivités se convertissent au « zéro pesticide ».

    Cette utilisation intensive induit des perturbations, à des degrés divers, sur tous les êtres vivants exposés à ces substances et déstabilise des écosystèmes entiers. 

    En France, la moitié des cours d'eau et près d'un tiers des nappes souterraines contrôlées en 2004 présentaient des traces significatives de pesticides. L’année 2016 a encore vu mourir un nombre record de colonies d’abeilles domestiques et a été catastrophique pour la récolte de miel. Les agriculteurs, eux-mêmes, sont victimes des pesticides.

    Récemment le lymphome non-hodgkinien, la maladie de Parkinson et les hémopathies ont été officiellement reconnus comme des maladies professionnelles causées par la manipulation des pesticides. De façon plus générale, ces produits chimiques ont des effets toxiques sur la santé de l’ensemble des populations exposées : perturbations hormonales, problèmes de fertilité, perturbations du développement des fœtus...
     

    Le WWF riposte

    Plaidant en faveur d’une agriculture biologique, en permaculture ou à bas niveau d’intrants, le WWF souhaite refonder un nouveau pacte agricole et alimentaire.

    Suite au Grenelle de l'environnement, au sein duquel le WWF a porté haut et fort ses revendications, l'Etat français s’est engagé à réduire de moitié en dix ans la quantité d’insecticides et d’herbicides utilisés en France. Même si cet objectif initialement fixé pour 2018 a malheureusement été repoussé à 2025 et que la consommation de pesticides, au lieu de baisser, a augmenté de 9% entre 2009 et 2012 !

    Après une première étude parue en 2011 sur l’incidence des perturbateurs endocriniens sur la biodiversité, le WWF publie en 2012 un rapport accablant intitulé « la biodiversité, victime silencieuse des pesticides », mettant en avant l’absence de volonté politique face au danger encouru par les écosystèmes et l’homme.

    La même année le WWF soutenait la création et les actions de l’association « Phyto-victimes » dédiée à la défense des agriculteurs victimes des pesticides.

    Plus récemment, aux côtés de l’ONG Birdlife et du Bureau européen de l’environnement, nous avons lancé la campagne Living Land pour appeler les citoyens à répondre à la grande consultation publique européenne sur la PAC, politique agricole commune, qui prenait fin le 2 mai dernier. Au total, 250 000 personnes ont participé, exhortant la Commission européenne à mettre en œuvre une politique agricole européenne juste, écologiquement durable, saine et responsable.
     

    Un premier pas vers une PAC «sans pesticide»

    Mercredi 14 juin, un long bras de fer s’est achevé avec le vote du parlement européen en séance plénière. Pour la première fois dans l’hémicycle de Strasbourg, la biodiversité s’est imposée face à une agriculture entièrement dépendante des produits phytosanitaires. Les députés ont ainsi voté majoritairement en faveur de la restriction de l'usage des pesticides pour les "surfaces d'intérêt écologique" (SIE).

    Ces parcelles ont été créées en 2014 dans le cadre de la politique agricole commune afin de créer des zones refuges pour la biodiversité (mares, murets, bosquets, lisières de bois, cultures de légumineuses). L’application de cette réforme restreignant le recours aux pesticides témoigne d’un engagement de la part de Bruxelles en faveur de l’environnement. Il s’agit d'un bon signal pour la réforme de la PAC à venir. Toutefois, si le WWF se félicite de cette victoire qui vient récompenser un intense travail de plaidoyer, il déplore dans le même temps le faible pourcentage de surface de SIE prévue dans chaque exploitation.

     

    Source

    http://www.wwf.fr/

     


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  • journée des fleurs pour les abeilles

    Journée Des Fleurs pour les Abeilles

     

    100.000 personnes et des centaines d’entreprises emmenées par l’Observatoire Français d’Apidologie se mobilisent pour semer 1 milliard de fleurs mellifères.

    Objectif : venir en aide aux pollinisateurs dont la survie influence directement la nôtre.

    L’Observatoire Français d’Apidologie, ses mécènes et les Professionnels du Végétal s’associent pour lancer la campagne « Des Fleurs pour les Abeilles ». Le 20 juin, plusieurs centaines d’entreprises, leurs collaborateurs et leurs réseaux, se mobilisent pour semer 1 milliard de fleurs mellifères partout où c’est possible : jardinières, balcons, terrasses, espaces verts, jardins, friches, champs, …
    La raréfaction des ressources alimentaires des abeilles est une des causes multifactorielles de leur disparition.

    « Chaque lieu où la terre affleure doit être une occasion d’enrichir la biodiversité et d’offrir des ressources alimentaires aux pollinisateurs. C’est essentiel et vital pour la sauvegarde de l’équilibre planétaire », explique Thierry Dufresne, Président de l’Observatoire Français d’Apidologie, initiateur de la journée « Des Fleurs pour les Abeilles ».

    Sans les abeilles, nous aurions une planète sans fleurs, sans fruits, sans légumes. Aujourd’hui, la baisse de leurs effectifs impacte directement les rendements agricoles et notre sécurité alimentaire.


    Le 20 juin, veille de l’été, la journée « Des Fleurs pour les Abeilles » sera institutionnalisée comme un nouveau rendez-vous annuel destiné à s’engager pour la planète.


    « Il nous revient de protéger les abeilles comme un bien sacré pour l’humanité et il est encore temps d’agir », insiste Thierry Dufresne. « Or, on ne protège bien que ce que l’on connaît. On ne protège bien que ce que l’on aime. Je crois que la mobilisation de 100.000 ambassadeurs, dont 30.000 enfants et des milliers de collaborateurs des entreprises partenaires, permettra de sensibiliser au rôle indispensable des abeilles dans notre vie ».

    A partir du 20 juin, un simple geste répété par chacun de nous, fournira aux abeilles de quoi se nourrir, se multiplier et participera ainsi aux actions à amplifier pour assurer l’avenir des générations suivantes d’abeilles… et d’humains.


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