• Jackie Berroyer : "Avant les Beatles, le rock était un petit truc de prolo méprisé de la bourgeoisie"

    Jackie Berroyer, le "bafouilleur de tout terrain", publie ses chroniques musicales augmentées -parues dans feu la revue musicale suisse "Vibrations"-, dans un ouvrage érudit et drôle qui offre au lecteur ses sensations éprouvées au fil de la vie par le prisme de la musique.

    Les Beatles en 1964Les Beatles en 1964 Crédits : AFP

    Aujourd'hui, dans Paso Doble :

    Jackie Berroyer, scénariste, acteur et écrivain, pour Parlons peu, parlons de moi, Ne dites à personne que j’en parle à tout le monde, aux éditions le dilettante.

    Le rock, avant qu’arrive la grande révolution, les Beatles et tous ces trucs-là, c’était un petit truc de prolo, les gens qui étaient de la bourgeoisie, les jeunes étudiants, ils méprisaient ça.

     

    Dans les années 60, ça a commencé petit à petit à être pris au sérieux, une littérature autour de ça est apparue, de très bons auteurs ont alors fait de la rock critique, comme Philippe Garnier.

    Résumé de l'éditeur

    Au français, il manque un mot, un verbe pour être exact : « se berroyer », « je me berroie, tu te berroies, etc. » Sens : parler de soi avec une tendresse rosse, un cynisme feint, sans narcissisme excessif et avec un goût certain pour l’autoportrait bichonné.

    Origine du mot : l’écrivain, acteur et journaliste français Jackie Berroyer né à Reims en 1946. Soi est un sujet que Jackie Berroyer connaît comme sa poche. Il nous parle de lui comme un instituteur de son cancre préféré, impitoyable et émotif, la taloche caressante, précis et attentif. Parlons peu, parlons de moi, son deuxième livre au Dilettante, regroupe les chroniques données principalement à la revue suisse Vibrations (LA revue suisse sur la musique dans tous ses états), chroniques qu’il assortit d’exégèses attendries et distanciées.

    Comme dans ses proses il parle souvent de lui, j’entends déjà les commentaires : ah oui, du tout-à-l’ego sans passer par la case filtrage, irrespirable.

    Eh bien, non, car Berroyer berroie. D’abord, il nous parle des autres avec des larmes dans la plume ou des sourires plein la phrase : de Miles Davis souvent, sinon un peu de Miles Davis, parfois de Miles Davis, mais la plupart du temps des jazzmen et des soulwomen (dont la femme de Miles Davis), de Grant Green et de mille milliards d’autres musicos, de ses girlfriends passées, présentes et à venir, des potes de toujours et d’Emmanuel Lévinas et de Rory Gallagher, cite Corbière et Michel Serrault.

    Bref, « berroyer », c’est parler de soi pour mieux aimer les autres, s’aimer soi pour mieux parler des autres. Le genre de livre bouée qu’on rouvre à chaque tangage, au moindre coup de bleu. Vive les berroyeurs !

    J’ai toujours fonctionné comme le mauvais élève qui est en retard et qui dirait « il faut que je me mette à ma chronique », je manque un peu de rigueur, on pourrait même aller jusqu’à dire de dignité parfois, quand il fallait aller porter, à l’époque, le papier qu’on avait écrit au journal –je le relisais dans le métro et je voyais des fautes de goût... « ah, j’ai pas de stylo, bon bah tant pis c’est pas grave », je n’avais même pas cette appréhension. Je l’aurais davantage aujourd’hui, je n’ai pas envie que des gens qui m’estiment soient déçus par trop de laisser-aller.

    Intervenants

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  • Commentaires

    2
    Mardi 11 Avril à 11:13

    Ils ont fait un long chemin Roselyne .....  

    J'adore le Paso Doble, je me régale coolbeurk

    Bisous, bisous de Christiane

      • Mardi 11 Avril à 11:46

        Résultat de recherche d'images pour "bon mardi"

        Merci Christiane pour ton commentaire

        Bonne et douce journée

        Bisous de Roselyne

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