• Les Chats - En particulier Caramel (mon chat)

     

    Les Chats

     

    Les amoureux fervents et les savants austères

    Aiment également, dans leur mûre saison,

    Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,

    Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires 

    Amis de la science et de la volupté

     

    Ils cherchent le silence et l'horreur des ténèbres;

    L'Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,

    S'ils pouvaient au servage incliner leur fierté. 

     

    Ils prennent en songeant les nobles attitudes

    Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,

    Qui semblent s'endormir dans un rêve sans fin;

     Leurs reins féconds sont plein d'étincelles magiques

    Et des parcelles d'or, ainsi qu'un sable fin,

    Etoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

     

    Baudelaire, Les fleurs du mal

     

     

    LE CHAT

     

    Dans ma cervelle se promène,

    Ainsi qu'en son appartement,

    Un beau chat, fort, doux et charmant.

    Quand il miaule, on l'entend à peine,

    Tant son timbre est tendre et discret;

    Mais que sa voix s'apaise ou gronde,

    Elle est toujours riche et profonde.

    C'est là son charme et son secret. 

     

    Cette voix, qui perle et qui filtre

    Dans mon fonds le plus ténébreux,

    Me remplit comme un vers sombre

    Et me réjouit comme un philtre. 

     

    Elle endort les plus cruels maux

    Et contient toutes les extases;

    Pour dire les plus longues phrases,

    Elle n'a plus besoin de mots.

     

    Non, il n'est pas d'archet qui morde

    Sur mon coeur, parfait instrument,

    Et fasse plus royalement

    Chanter sa plus vibrante corde, 

    Que ta voix, chat mystérieux,

    Chat séraphique, chat étrange,

    En qui tout est, comme en un ange,

    Aussi subtil qu'harmonieux ! 

     

    roda8358

     

    "Le chat", section I, Les fleurs du mal. 

    De sa fourrure blonde et brune

    Sort un parfum si doux, qu'un soir

    J'en fus embaumé, pour l'avoir

    Caressée une fois, rien qu'une. 

    C'est l'esprit familier du lieu ;

    Il juge, il préside, il inspire

    Toutes choses dans son empire ;

    Peut-être est-il fée, est-il dieu ? 

    Quand mes yeux, vers ce chat que j'aime

    Tirés comme par un aimant,

    Se retournent docilement

    Et que je regarde en moi-même, 

    Je vois avec étonnement

    Le feu de ses prunelles pâles,

    Clairs fanaux, vivantes opales,

    Qui me contemplent fixement. 

    "Le chat", section II, Les fleurs du mal. 

    Pour ne poser qu'un doigt dessus

    Le chat est bien trop grosse bête.

    Sa queue rejoint sa tête,

    Il tourne dans ce cercle

    Et se répond à la caresse. 

    Mais, la nuit l'homme voit ses yeux

    dont la pâleur est le seul don.

    Ils sont trop gros pour qu'il les cacher

    Et trop lourds pour le vent perdu du rêve. 

    Quand le chat danse

    C'est pour isoler sa prison

    Et quand il pense

    C'est jusqu'aux murs de ses yeux 

    http://planete.chats.pagesperso-orange.fr/poesie.htm

    Musique Chat vert, chat bleu 

    Audio _out sur Jamendo 

    http://www.jamendo.com/fr/artist/7748/audio-out 

    Il nous apportent tant ....

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  • Commentaires

    2
    Josiane
    Jeudi 18 Février 2016 à 16:37

    Une caresse au beau Caramel

    Je n'ai pas lire le jaune écrit sur la vidéo, !

      • Jeudi 18 Février 2016 à 17:09

        Bonjour Josiane,

        Le texte c'est celui que j'ai mis en dessous de la vidéo, il a maintenant quelques années de plus, mais il est toujours aussi coquin , je suis en train d'épurer mon blog Blogorama, qui va disparaître avec le plateforme dans 2 jours !

        Merci pour le com et bonne fin de journée

        Roselyne

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