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    Halage au lent manteau de brumes endormies
    Aux matins de roseaux et d'herbes aux cheveux d'or
    Tu remontes le temps vers les amis enfouis
    Dans les méandres de la mémoire 
     
    J'entends encore leur souffle enfanté pour le chant 
    La danse des abers couronne leurs chemins 
    Tes rives ont la couleur des fêtes de villages
    Dont leur voix souveraine était l'âme autrefois 
     
    À l'entrée de l'hiver
    Tu caresses les ombres des arbres engloutis
    Dans les marées du ciel 
    Les ronces les fougères rouissent tes eaux vives 
     
    L'estuaire à nos portes
    L'impatience se défeuille
    Et nous allons confiants vers des îles nomades 
    Bretagne des rivières et Bretagne des sources 
    Compagne fraternelle des marins en partance 
    Tu délivres à nos pas
    Un passeport pour la joie. 
     
    Jean Lavoué, 16 novembre 2020
     
    Pensées émues pour mon ami Yann-Fañch Kemener en écrivant ce poème.
    Photo JL 16/11/20
     

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    Jean Lavoué


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    ©LE GRAIN DE SABLE ET NOTRE MONDE DEVIENT TERREUR POEME THOMAS André©

    21 mai 2020

     

     Il a suffit d’un virus, pour que l’ordonnancement de notre planète, Deviennent une projection, très sombre de notre planète, Avant, Il y avait sur cette terre, ceux qui travaillaient dur, pour gagner peu, Il y avait aussi ceux, dont la somme à dépenser pour leur plaisir journalier, comptait peu.

     

    Et d’un coup, ce grain de sable, le coronavirus, On avait déjà vu et su, que les numériques virus Pouvaient dans l’économie, semer la panique, mais là,

     

    Avec celui-là de virus, cela devenait un combat contre la mort, et là L’humain, était sans ressources, Il lui fallait pour l’identifier, remonter ce virus à la source, Alors, à la surprise générale, les pays de ce monde, Echangèrent leurs travaux, afin de juguler la maladie dans notre monde.

     

    Aux journaux télévisés, les chiffres tombaient, mais ce n’était pas de l’argent,

     

    C’était beaucoup plus, des humains mourraient, Alors chaque pays, cherchait la façon de limiter la casse, Les savants, les corps de santé, ne cessaient de travailler pour éviter la casse, Alors, ceux qui savaient qu’ils leur étaient reconnaissants, Cherchaient des moyens pour leur dire toute leur admiration, Alors, et on ne l’avait jamais vu, auparavant, les confinés remerciaient en les applaudissant, Malgré le harassement dû à leurs durs labeurs, ces hommes, ces femmes, en tiraient grande satisfaction.

     

    La fin sera la victoire contre cet ennemi invisible, Qui pourtant faisait des ravages dans notre monde visible, Et pourtant, malgré la peine, les pleurs, les morts, la peur, cela marquera le réveil de notre humanité, Comprenant, que vivre, c’est d’abord s’aider, pour le bonheur de notre planète, et sa vitalité.

     

     

     

     

     

    L’image contient peut-être : texte qui dit ’M J'aimerais... J'aimerais être le vent et souftler sur terre, afin de réduire en poussière, la haine et la misère. η j'aimerais être une Fleur a et pousser sur la terme, ceour soufter un doux parfum, paixd'amour, et de Bonheur. d j'aimerais être un petit oiseau et survoler la terme, en laissant dans son sillage, une mélodie d'amour. X Et si l'amour était dans les ames et dans les coeurs alors, notre Monde serait Meilleur’

     

    Image trouvée sur le Net


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  • L’image contient peut-être : fleur et plante

    Les mots qui logeraient
    Au creux de tes silences
    Le souffle de ta voix
    Comment les réveiller ?

    La nuit viendrait peut-être
    Sur la crête d'un rêve
    Au bout de l'impossible

    Cette trouée violente
    Dans les dalhias du soir

    Les jardins de l'enfance
    Seraient là redonnés
    Avec toutes les roses
    La brûlure de l'été

    Et cette cicatrice
    Dans les jours du malheur
    Serait comme oubliée

    La vie serait donnée
    Et l'amour matinal

    Nul poème à écrire
    Pour combler ici-même
    Ta lumière béante.

    Jean Lavoué, 11 septembre 2020
    Photo Pixabay/Josch 13

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  • Si l'arbre ne devient pas la mesure de ton pas
    S'il n'oriente en toi l’espace et le chemin
    Si son écorce ne t'épaule en marchant
    Si ses bourgeons tout en haut ne t'allègent

    Si son tronc vertigineux ne t'envoûte
    Si son chant immobile ne te foudroie
    Si sa danse ne t'emporte vers le ciel
    Si son ombre sacrée ne te recouvre

    Si ses feuillages en toi ne respirent
    Si ses mousses sont trop froides pour toi
    S'il tend en vain l'or de ses lichens
    Si sa vie silencieuse ne t'abrite

    Si sa sève ne s'accorde à ton sang
    Si tu restes aveugle au feu de son vitrail
    Si tu ne sens monter sa fièvre végétale
    S’il n’éclaire la forêt de ton pas

    S'il ne démêle en toi tes pauvretés inutiles
    Si tu ne le perçois qu’au tumulte qui t'agite
    Si tu n'entends sourdre l'orchestre de ses racines
    Si tu ne suis la partition allègre de ses bois

    S'il ne t'enivre d’aventures promises
    S'il ne creuse en toi des sillons inconnus
    S'il ne ruisselle en toi de forces contenues
    S'il n'ouvre à fonds perdus les trésors de ta joie

    Alors vaine est ta course
    Infertile ta solitude
    Infructueux ton poème
    Stérile le sentier parcouru

    Jean Lavoué

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  • LES PAS D'UN AMI

    À Jacques Bonnadier

    Quand les pas d'un ami se rapprochent
    Aussitôt des cohortes d'oiseaux
    S'enfuient dans ma mémoire
    Pour me donner la clé
    D'un royaume enfoui

    Il savait les passages
    Les levées souveraines
    Les éclaircies de l'âme
    Il connaissait le chiffre
    L'enclume de la parole
    Avait gardé au cœur
    Étincelles invisibles
    Les éclats d'un amour

    Ses mots dessinaient l'arche
    Du poème en attente
    Il prononçait par cœur
    La rime des saisons

    Sa voix perçait encore
    Sous la brume des fatigues
    Il n'avait pu échapper au printemps tourmenté
    À ces fièvres sournoises
    Mais il reprenait pied dans les carrés de la joie

    Il m'atteignait ici
    Sur les berges du silence
    Où tant de voix bruissaient
    Dans les marges de l'aube

    Les pages d'un chant libre
    De soleil et de vent
    Faisaient revivre en nous
    Tout un peuple endormi
    Dont nous étions ici
    Dans l'instant infini
    Enfants de même source
    Et rois du même sang

    Nous savions retrouver
    La sève sous l'écorce
    Et le feu des racines
    Le souffle du vieil arbre
    Et la force invincible.

    Jean Lavoué, le 23 juin 2020
    Photo Andre_Rau/Pixabay

    Jean Lavoué

     

     

    Provence Classique : Emission du mercredi 7 décembre 2016. Philippe Gueit reçoit le journaliste Jacques Bonnadier. Une émission proposée par Dialogue RCF.

     


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