• Le Caravage - narcisse

    L’Enfant-étoile est le quatrième et dernier conte du livre Une maison de Grenades, publié en 1911.

    « Il y avait une fois deux pauvres bûcherons, qui regagnaient leur logis à travers une grande forêt de pins. C’était l’hiver et la nuit était d’un froid glacial. La neige formait une couche épaisse sur le sol et sur les branches des arbres. La gelée faisait craquer les branchettes partout sur leur passage, mais lorsqu’ils arrivèrent au Torrent de la Montagne, elle était suspendue, immobile, dans l’air, car elle avait reçu le baiser du Roi de la Glace.
    Il faisait si froid que même les animaux et les oiseaux ne savaient qu’en penser. »

    Traduction : Albert Savine (1859-1927).

    Donneur de voix : Florent |

    Durée : 42min | Genre : Contes 

     

    L’Enfant-étoile est le quatrième et dernier conte du livre Une maison de Grenades, publié en 1911

     

    http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/wilde-oscar-lenfant-etoile.html

     

    Très jolie, j'aime et vous ?

     


    votre commentaire
  • L’image contient peut-être : plante et plein air

    PRÉSENCE

    Si le tableau s'efface, si tu n'es plus au centre,
    Peut-être t'apprêtes-tu
    À entendre autrement la rumeur
    Qui monte de chaque chose ;

    Là où était le chant
    Peut-être n'y a-t-il plus qu'écoute sans attente,
    Poème sans dessein, accord sans mélodie,
    Tonalité première,

    Brûlure d'une promesse à jamais accomplie.
    Là où tu te croyais témoin, regardant sans oubli,
    Se tient désormais l'Ouvert,
    Affranchi de toute prise.

    C'est un parfum inconnu,
    Une tonalité nouvelle qui surgit maintenant de l'arbre, de la maison,
    Du ciel où s'abriter, de la prairie en fleurs
    Élevant vers toi ses pentes lumineuses.

    La flamme, la cheminée, la pomme sur la table,
    Le bouquet de forsythia en feu au coin de l'escalier
    Accourent sur la toile, te devancent ;
    Les meubles cirés, les cuivres, tu ne les vois plus comme objets
    Mais comme tremblements d'une éclaircie qui te précède.

    Gratitude infinie de l'être
    Qui trouve ainsi sa clairière
    Où, sans peur ni dommage, il peut se fondre et disparaître
    Dans l'abandon à tout lever du voile, toute offrande des couleurs.

    Dans l'entralecement des branches de la vie,
    Plénitude d'avoir été Cela,
    Un seul instant, où les forces convergent,
    Où toute durée s'abolit.

    Cœur pensant du monde offert
    Sans raison ni autre nécessité
    Que d'avoir laissé s'ouvrir en lui
    Ce lieu sans lieu vers lequel se donne enfin toute présence.

    Jean Lavoué, 25 février 2020
    Paul Cézanne, Montagne Sainte-Victoire*


    votre commentaire
  • Tu reviens à la grâce des forêts de l’enfance
    Où les branches se courbent sous le poids de l’année
    Les pluies d’octobre ont lissé leurs feuillages
    Et préparé le feu d’un éternel été

    Automne aux fastes de lumière
    Toutes les saisons éclairées
    Le blond chevreuil de la clairière
    Le soleil au miroir brisé

    La flamme rousse des fougères
    Les châtaignes aux bogues éclatées
    les chemins creux de la mémoire
    Les ronces pourpres dans les haies

    La terre se montre impassible
    Aux troupeaux enfin rassasiés
    Mais elle cueille avec tendresse
    Les fruits mûrs dans les vergers

    Les arbres gardent ton empreinte
    Leur force tout au bout de tes doigts
    Et sous tes pas de chercheur d’or
    L’odeur des feuilles écrasées

    Jean Lavoué 18 octobre 2019
    Photo JL La Chesnaie 18/10/19

     

     
     
    Sur Facebook

    votre commentaire
  • Sélection de poèmes écrits d'une vie d'homme, celle-là de l'Américain Walt Whitman (1819-1892). Licensed under Creative Commons: By Attribution 3.0 License http://creativecommons.org/licenses/b...

     

     

    Walt Whitman — Wikipédia

     

    Le poète du cosmos

    Bien que le « Chant de moi-même » domine tout le recueil, l'ensemble n'en est pas moins intitulé très impersonnellement et assez mystérieusement Feuilles d'herbe – et non brins d'herbe. Whitman a voulu jouer sur les mots et que ces « feuilles » fussent à la fois celles de son livre et celles de l'herbe, de cette herbe anonyme qui pousse en tous lieux et qui symbolise pour lui la présence universelle d'un élan vital irrésistible. Dans le monde poétique de Whitman, les moindres objets et les plus communs, du fait même qu'ils existent et sont inséparables de leur contexte cosmique, deviennent de merveilleux miracles. « La majesté et la beauté du monde sont latents dans n'importe quel iota du monde », écrit-il, et ses poèmes à tout moment le prouvent. Tout objet est à ses yeux un hiéroglyphe qu'il nous appartient de déchiffrer, car le visible n'a de sens que par l'invisible ; et l'invisible, en retour, ne peut s'exprimer que par le biais du visible. Autrement dit, Whitman pressentait déjà le symbolisme et annonçait ce que Claudel a appelé « la divine loi de l'expression détournée ».

    Whitman a été, dans tous les pays, salué par les poètes d'avant-garde comme un libérateur parce qu'il a osé détruire les stéréotypes de la prosodie traditionnelle, et comme un purificateur exemplaire parce qu'il a su débarrasser la poésie de tout élément descriptif ainsi que narratif, et entrepris hardiment de dire l'indicible avec les mots de tout le monde, argot compris lorsqu'il le fallait. Il a eu pour disciples tous ceux qu'attirent son inspiration très généreusement démocratique, les poèmes où il a chanté « l'homme en masse » et l'industrie moderne qui, avec des machines dont il a célébré la beauté, a permis à l'homme de conquérir le monde.

     

    https://www.universalis.fr/

     


    2 commentaires
  • Résultat de recherche d'images pour "Mario de Andrade"

    Lien de l'image

    Portrait of Mario de Andrade - Tarsila do Amaral - WikiArt.

     

    Beau poeme de Mario de Andrade (San Paolo 1893-1945) Poète, romancier, essayiste et musicologue.
    Un des fondateurs du modernisme brésilien.
    ________________________

    MON ÂME A UN CHAPEAU

     

    J'ai compté mes années et j'ai trouvé que j'ai moins de temps à vivre d'ici que ce que j'ai vécu jusqu'à maintenant.

     

    Je me sens comme cet enfant qui a gagné un paquet de bonbons: les premiers les mangent avec plaisir, mais quand il s'est rendu compte qu'il en restait peu, il a commencé à les goûter intensément.

     

    Je n'ai plus de temps pour des réunions interminables où les statuts, les règles, les procédures et les règlements internes sont discutés, sachant que rien ne sera fait.

     

    Je n'ai plus le temps de soutenir des gens absurdes qui, malgré leur âge chronologique, n'ont pas grandi.

     

    Mon temps est trop court: je veux l'essence, mon âme est pressée.

    Je n'ai plus beaucoup de bonbons dans le paquet.

    Je veux vivre à côté d'humains, de gens très humains qui savent rire de leurs erreurs et qui ne sont pas gonflés par leurs propres triomphes et qui prennent leurs responsabilités pour eux-mêmes. De cette manière, la dignité humaine est défendue et l'on vit dans la vérité et dans l'honnêteté


    C'est l'essentiel qui rend la vie utile.


    Je veux m'entourer de gens qui savent toucher les coeurs, de ceux à qui les durs coups de la vie ont appris à grandir avec de douces touches de l'âme.

    Oui, je suis pressé, je suis pressé de vivre avec l'intensité que seule la maturité peut donner.
    Je n'ai pas l'intention de gaspiller aucun des desserts restants.

    Je suis sûr qu'ils seront exquis, beaucoup plus que ceux mangés jusqu'ici.

    Mon but est d'atteindre la fin satisfait et en paix avec mes proches et ma conscience.

     

    Nous avons deux vies et la seconde commence quand vous réalisez que vous n'en avez qu'une.

    Partagé sur FB
    par
     
    Mário Raul de Morais Andrade, né le 9 octobre 1893 à São Paulo et mort le 25 février 1945 dans la même ville, est un poète, romancier, musicologue, photographe et critique d'art brésilien.
     

    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique