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    « La vie est le sens » Christiane Singer

    Celui qui cherche un sens à sa vie
    Ne sait pas que la vie, dans sa profusion même, est le sens.
     
     
    Pas de ligne droite, pas d’horizon, pas de chemin tout tracé !
     
     
    Mais partout où la nuit recule, les traits silencieux d’un amour,
    Dans l’éclat de chaque instant, la brèche inespérée,
    Le chevreuil bondissant,
    Dans chaque paume ouverte, le sésame oublié,
    Sur chaque mur qui se dresse, les graffitis de la joie !

    Jean Lavoué
     
    www.enfancedesarbres.com

    Photo : Cécile BH Nundaphoto

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    Nous sommes la peau, en plus de l'eau. Aujourd'hui, je voudrais rendre un petit hommage à cette peau, qui me fait me sentir  comme si j'étais capable de marcher sur l'eau, qui me fait flotter sur elle,

    comme si par la magie de la vie, je n'avais pas de limites.

    Cette peau, qui me fait crier et chuchoter dans le même temps, sans même ouvrir la bouche, qui me fait vibrer dans une caresse, qui me fait me sentir mon âme et comme s'étend, avec seulement visualiser vos mains, comme un regard, dans chaque L' Aube.

    Nous sommes la peau et sentir sa présence, de fragilité et de la forteresse, nous offre l'occasion d'aller au-delà de ce que nous sommes, dans son effet boomerang, pour en revenir à la naissance dans chaque caresse. Il existe autant de manières de caresser, comme des manières de vivre.

    Aujourd'hui, je vous invite à partager votre lumière, dans la lumière d'une autre peau, parce que l'énergie qui ressort une caresse, un câlin, il peut transformer la vie de quelqu'un et le monde a besoin d'améliorer, si vous voulez prendre bonne note.

     


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  • Dans une salle de classe, Roger CAREL interprète la fable de LA FONTAINE "Le chat, la belette et le petit lapin".

    • Emission
    • A CHACUN SA POESIE
    • Production
    • producteur ou co-producteur
      Office national de radiodiffusion télévision française

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  • Texte de Jean Richepin
    Musique de Georges Brassens
    Album "Maxime Le Forestier chante Brassens" (1979)
     

    Un indispensable.

    Avec trois grands musiciens, à la hauteur de ce chef-d'oeuvre : le délicieux et regretté Alain le Douarin à la guitare, l'immense Patrice Caratini à la contrebasse, et Maxime qui nous rappelle qu'il est, aussi, un interprète exceptionnel.

     

    Frédéric Schweyer

     

    LES OISEAUX DE PASSAGE
    (extraits)

    Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages.
    Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,
    Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.
    L'air qu'ils boivent ferait éclater vos poumons.

     

     

    Ils sont maigres, meurtris, las, harassés. Qu'importe !
    Là-haut chante pour eux un mystère profond.
    A l'haleine du vent inconnu qui les porte
    Ils ont ouvert sans peur leurs deux ailes. Ils vont.

     

     

    La bise contre leur poitrail siffle avec rage.
    L'averse les inonde et pèse sur leur dos.
    Eux, dévorent l'abîme et chevauchent l'orage.
    Ils vont, loin de la terre, au dessus des badauds.

     

     

    Ils vont, par l'étendue ample, rois de l'espace.
    Là-bas, ils trouveront de l'amour, du nouveau.
    Là-bas, un bon soleil chauffera leur carcasse
    Et fera se gonfler leur cœur et leur cerveau.

     

     

    Là-bas, c'est le pays de l'étrange et du rêve,
    C'est l'horizon perdu par delà les sommets,
    C'est le bleu paradis, c'est la lointaine grève
    Où votre espoir banal n'abordera jamais.

     

     

    Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante !
    Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu'eux.
    Et le peu qui viendra d'eux à vous, c'est leur fiente.
    Les bourgeois sont troublés de voir passer les gueux.

     

     

    JEAN RICHEPIN.


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  • Notre terre
    N’était pas de soleil ni de feu
    Mais de sel et de vent
    De rocs anéantis par l’infini sauvage
    Et de volcans défaits aux ventres ronds de femmes
    En mal de naissance

     
     
    Nous avions pour colliers
    Des nuages d’azur
    Des rives brodées d’aulnes
    Des rivières sauvages
    Des filles du soleil
    Des améthystes sur tous chemins
    Et la rumeur des cieux qui bruissait dans nos branches

     
     
    Nous avions des saisons des siècles des marées
    Des ferveurs migratoires
    De grands oiseaux de mer signant nos territoires
    Des sanctuaires aux mousses drues
    Des fontaines accroupies sous les arbres
    Et des forêts aux chants vainqueurs

     
     
    Nous étions de ce pays comme on est d’un vaisseau
    Comme on est d’une nef
     
     
    D’une enfance sauvage aux larmes printanières
    Nous étions de ce feu de ce vent de ces astres
    Qui nous ensorcelaient tout en nous délivrant

     
     
    Nous avions des poètes
    Des druides matinaux
    Des fous intacts et purs
    Des saints brûlés d’exil
    Nous fêtions les calvaires
    Nous aimions pauvrement
    Nous marchions en silence
    Nous franchissions des croix
    Nous vivions sans le sou
    Nous sanctifions les prés
     
     
    Les talus frémissants d’aquarelles graminées
    Tout nous était divin
     
     
    Nous ne vieillissions pas
     

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