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    Amis soyons debout
    Dans les veines du vent
    Brandissons nos mains nues
    Pour nous désaltérer

    Ayons soif de l’azur
    Et des nuits recouvrées
    N’allons pas front baissé
    Mais allongeons nos pas
    Dans les rais du soleil

    Quand la souffrance est là
    Ne la méprisons pas
    Et quand la mort s’approche
    Sachons compter sur elle

    Elle nous montre la voie
    Pour vivre intensément
    Et déployer nos ailes

    Si le temps est compté
    Arrêtons donc les heures
    Pour en faire un festin

    Si nous sommes d’ici
    Le jour est vertical
    Il n’est qu’à demeurer

    Là où le ciel accourt
    Le soleil va germer.

    Jean Lavoué


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  • Cette vidéo se veut modeste en rapport des lieux, mais j'ai la chance d'habiter un endroit où quand se révèle un arc en ciel, je suis aux premières loges... J'en ai photographié quelques uns, mais jusqu'à présent il manquait des images... Les dernières photos prises ont révélées un arc en ciel sur un ciel rose orangé... J'ai écrit ce texte il y a un moment déjà...
     

    Musique : Lovely Evening
    -Thors-
     

    (For Your Heart: Beautiful Relaxation Music)

    Un jour surgit un arc en ciel
    Un jour, une fin d’après mis,
    Alors que doucement tombait la pluie,
    Qu’avaient cessés les éclairs,
    Que disparaissait un orage,
    Laissant dans sa trace, de lourds nuages,
    Que partout dans le ciel,
    Rien n'était pareil,
    Sourdement au loin, continuèrent,
    Les grondements du tonnerre,
    Vers l’horizon se tourna mon regard,
    Et sans trop le voir,
    Parmi des nuages orageux,
    Traversés de rayons lumineux,
    Le soleil se couchait…

     

    Soudain, dans le ciel,
    Étincelant, s’accrocha un arc en ciel…
    Il était fascinant à voir,
    Avec ses couleurs multicolores…
    Son apparition, modifia la nature,
    Qui s’illumina de ses plus belles couleurs,
    Alors se transformèrent,
    Dans l’air les senteurs,
    Et tomba une certaine fraicheur.
    Gardant les yeux fixés sur le ciel,
    Avec toutes ses précipitations,
    La beauté de l’arc en ciel,
    Provoqua un temps d’admiration,
    Avec une impression,
    De suspendre le temps,
    Juste un court instant…

     

    Un arc-en-ciel n'a pas d'existence matérielle,
    Il est provoqué,
    Par, un effet purement optique,
    Et météorologique.
    Il se décèle,
    Quand le soleil est dans le dos,
    Et que sa lumière,
    Traverse les gouttelettes d’eau,
    En suspension et en mouvement dans le ciel.
    Plus bas sera le soleil,
    Plus haut s’affichera un arc en ciel…

     

    Le temps d’une réflexion,
    Dans un moment d’observation,
    Furtivement, l'arc en ciel est reparti,
    S’espacent les nuages,
    Après qu’ait disparu l’orage,
    Annonçant une accalmie,
    Ramenant au ciel sa luminosité…
    On pourrait presque regretter,
    De le voir s’en aller,
    Mais il est éphémère,
    Comme tout sur cette terre…

    Pourquoi captive-t-il autant,
    Petits et grands,
    Et que l’on dit,
    Qu’il est un pont flottant du ciel ?
    Parce qu’il relie,
    La terre au ciel,
    Qu’il fait l’Alliance,
    Entre Dieu et la terre…

     

    Ne dit-on pas,
    Que lorsque l’on observe un arc -en ciel,
    C’est que l’âme à soif de beauté, et d’espoir ?
    Qu’il allie, le naturel,
    Au spirituel,
    Qui se marient,
    dans le cours ordinaire de la vie.
    Qu’il est signe d’alliance, d’union,
    De réconciliation ?
    Quand un arc en ciel,
    Colore le ciel,

    Ne faudrait-t-il pas faire un vœu,
    Pour demander d'être heureux ?

    DanyAngel

     

     


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  • L’image contient peut-être : une personne ou plus, arbre, plante, plein air et nature

    C'est un matin peut-être
    Où les arbres te montrent
    Impatients le chemin,

     

    Un matin où marcher
    A des allures d'enfance,
    Même de premiers pas,
    De sève trouvant sa voie,
    Sa ligne de vie chanceuse,
    Dans l'azur éclaté,

     

    Un matin où les bruits,
    Toutes les rumeurs du monde,
    Montent puissants vers toi
    En échos sans pareil,
    En gestes assourdissants,
    En retraits silencieux,
    En signes qui ne trompent,
    Un matin sans mépris
    Où ne pas triompher
    Mais rejoindre à tout prix
    L'aire fertile du soleil.

     

    C'est un matin d'amour
    Où nul ne peut gagner
    Ni s'emparer du sceau
    Sans reconnaître en soi
    L'ombre de chaque frère.

     

    C'est un calme horizon
    Que nous n'atteindrons pas
    Sans laisser place à l'autre,
    Un feu dans les remises
    Un brasier sous les combles,
    Une tempête logée sous l'écorce des mots,
    Un silence refoulé
    Dont on pressent les cris.

     

    C'est un matin fiévreux
    Pour dire la justice
    Et la bonté exacte
    Sous les branches de vivre,
    Un jour pour n’ignorer
    Tout ce qu’il reste à faire
    Afin que l'homme en nous,
    Son Chant et ses racines,
    En toutes leurs agonies,
    Partout soient secourus.

     

    Jean Lavoué
     

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  • Hutte, Lac, Montagnes, Cabane De Montagne, Paysage 

    (image pixabay)

    L’étang

    Jean Racine

    Que c’est une chose charmante
    De voir cet étang gracieux
    Où, comme en un lit précieux,
    L’onde est toujours calme et dormante !
    Mes yeux, contemplons de plus près
    Les inimitables portraits
    De ce miroir humide ;
    Voyons bien les charmes puissants
    Dont sa glace liquide
    Enchante et trompe tous les sens.

     

    Déjà je vois sous ce rivage
    La terre jointe avec les cieux,
    Faire un chaos délicieux
    Et de l’onde et de leur image.
    Je vois le grand astre du jour
    Rouler, dans ce flottant séjour,
    Le char de la lumière ;
    Et, sans offenser de ses feux
    La fraîcheur coutumière,
    Dorer son cristal lumineux.

     

    Je vois les tilleuls et les chênes,
    Ces géants de cent bras armés,
    Ainsi que d’eux-mêmes charmés,
    Y mirer leurs têtes hautaines ;
    Je vois aussi leurs grands rameaux
    Si bien tracer dedans les eaux
    Leur mobile peinture,
    Qu’on ne sait si l’onde, en tremblant,
    Fait trembler leur verdure,
    Ou plutôt l’air même et le vent.

     

    Là, l’hirondelle voltigeante,
    Rasant les flots clairs et polis,
    Y vient, avec cent petits cris,
    Baiser son image naissante.
    Là, mille autres petits oiseaux
    Peignent encore dans les eaux
    Leur éclatant plumage :
    L’œil ne peut juger au dehors
    Qui vole ou bien qui nage
    De leurs ombres et de leurs corps.

     

    Quelles richesses admirables
    N’ont point ces nageurs marquetés,
    Ces poissons aux dos argentés,
    Sur leurs écailles agréables !
    Ici je les vois s’assembler,
    Se mêler et se démêler
    Dans leur couche profonde ;
    Là, je les vois (Dieu ! quels attraits ! )
    Se promenant dans l’onde,
    Se promener dans les forêts.

     

    Je les vois, en troupes légères,
    S’élancer de leur lit natal ;
    Puis tombant, peindre en ce cristal
    Mille couronnes passagères.
    L’on dirait que, comme envieux
    De voir nager dedans ces lieux
    Tant de bandes volantes,
    Perçant les remparts entrouverts
    De leurs prisons brillantes,
    Ils veulent s’enfuir dans les airs.

     

    Enfin, ce beau tapis liquide
    Semble enfermer entre ses bords
    Tout ce que vomit de trésors
    L’Océan sur un sable aride :
    Ici l’or et l’azur des cieux
    Font de leur éclat précieux,
    Comme un riche mélange ;
    Là l’émeraude des rameaux,
    D’une agréable frange,
    Entoure le cristal des eaux.

     

    Mais quelle soudaine tourmente,
    Comme de beaux songes trompeurs,
    Dissipant toutes les couleurs,
    Vient réveiller l’onde dormante ?
     

    Déjà ses flots entrepoussés
    Roulent cent monceaux empressés
    De perles ondoyantes,
    Et n’étalent pas moins d’attraits
    Sur leurs vagues bruyantes
    Que dans leurs tranquilles portraits.

     

    Jean Racine, Lettre à Mademoiselle Vitart


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  • Si on s'écoutait lire ? émission du mardi 6 décembre 2016, présentée par Jean-Pierre Kaïm.

    Il est des hommes "qui ont la vérité en eux mais ne l'expriment pas en paroles". Dans "Le Prophète", Khalil Gibran parle de l'exil, de l'amour, des enfants, du manger et du boire, du travail, de la douleur, de l'amitié, de la beauté, de la mort. Mais l'essentiel, il ne peut le dire. C'est en eux qu'il fait sentir la vérité muette de son âme. Et l'invisible évoqué par le prophète libanais parle directement à l'invisible qui est en nous.

     

    Résonance[s]


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