• Si on s'écoutait lire ? émission du mardi 6 décembre 2016, présentée par Jean-Pierre Kaïm.

    Il est des hommes "qui ont la vérité en eux mais ne l'expriment pas en paroles". Dans "Le Prophète", Khalil Gibran parle de l'exil, de l'amour, des enfants, du manger et du boire, du travail, de la douleur, de l'amitié, de la beauté, de la mort. Mais l'essentiel, il ne peut le dire. C'est en eux qu'il fait sentir la vérité muette de son âme. Et l'invisible évoqué par le prophète libanais parle directement à l'invisible qui est en nous.

     

    Résonance[s]


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  • Précurseur du surréalisme,

    Apollinaire est toujours à l'affût de la modernité.

    Son œuvre dit l’érotisme, l’amour, la nostalgie, et ouvre des voies nouvelles à la poésie de son époque.

    Un monde en équilibre instable. Le monde d'Apollinaire.

    "J'ai tout donné au soleil, tout, sauf mon ombre.”

    Guillaume Appolinaire 

    Guillaume Appolinaire Crédits : Wikimedia Commons

     

    Je suis soumis au Chef du Signe de l’Automne. Partant j’aime les fruits je déteste les fleurs. Je regrette chacun des baisers que je donne. Tel un noyer gaulé dit au vent ses douleurs. Mon Automne éternelle ô ma saison mentale. Les mains des amantes d’antan jonchent ton sol. Une épouse me suit c’est mon ombre fatale. Les colombes ce soir prennent leur dernier vol. Guillaume Apollinaire, "Alcools"

     

    Écouter

    Lecture commentée de l’œuvre d’Appolinaire
     

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  • En deuil de fraternité, nous marchons, sans trop y croire ... (poésie)

    En deuil de fraternité, nous marchons, sans trop y croire,
    Vers les rives d’un fleuve qui nous emporterait
    Au-delà de nous-mêmes : de nos démons familiers,
    De nos peurs secourables, de nos ténèbres sans été,
    Vers des saisons que nous pourrions encore fêter
    Et vers des peuples dont la ferveur nous réconcilierait.

     

    Aux miroirs de nos propres bassesses,
    Serons-nous capables encore d’aller debout,
    Humbles et dignes face aux vents,
    Vers des audaces et des matins,
    Sans redouter leur jeunesse trop ailée ?

    Comptables de mérites dérisoires,
    De passe-droits sans scrupules,
    Ne le sommes-nous pas tout autant de ces esprits rebelles
    Que partout, sans le savoir, nous avons semés ?
    Nous n'avons pas su prendre soin de nos graines,
    De nos enfances aux mains germées,
    De nos plaines confiantes,
    De nos seuils pleins d’allant et de promesses.

     

    Nous sommes seuls, à présent,
    Pétrifiés au carrefour de l’histoire,
    Ecartelés sur la rosace du temps,
    Au rendez-vous cependant de ces rêves
    Que nous avions cru enterrés à jamais.
    Qui nous aidera à soulever leur sauvage sagesse,
    A laisser aller en nous leur inquiétant poème,
    Serons-nous assez fous pour pouvoir avec eux
    Tout recommencer ?

     

    Jean Lavoué

    www.enfancedesarbres.com


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  •  

    A l'occasion du Printemps des poètes du 4 au 19 mars, nous recevons Abderrahmane Sissako, cinéaste et producteur mauritanien, et Daniel Maximin, poète et écrivain guadeloupéen.

    Ecoliers, NigerEcoliers, Niger Crédits : MUSTAFA OZER - AFP

    Le Printemps des Poètes est africain cette année, avec des voix-monde d'aujourd'hui qui rendront hommage à la langue fleurie des poètes et celle des figures d'hier: le sénégalais Léopold Sédar Senghor, le congolais Tchicaya U Tam'si ou encore l'algérien Kateb Yacine. A cette occasion, nous retrouvons le parrain cinéaste Abderrahmane Sissako et le poète invité Daniel Maximin.

    Poète et écrivain guadeloupéen, auteur d'une trilogie romanesque (L'Isolé soleil en 1981, Soufrières en 1987 et l'Ile d'une nuit en 1995) de deux recueils de poésie ("L'Invention des Désirades", et "L'ex-île") et d'un récit autobiographique Tu, c'est l'enfance, Daniel Maximin est à retrouver auprès du poète Nimrod pour un "Dialogue Césaire-Senghor" le 13 mars à la Bibliothèque de l'Arsenal à Paris.

    "Nous sommes tous prisonniers de l'impossibilité de dire. Pourquoi ? Parce que nous n'avons que la langue." Daniel Maximin, La Grande Table

    Abderrahmane Sissako, réalisateur de "La Vie sur terre", d'"En attendant le bonheur", de "Bamako" et dernièrement de "Timbuktu", est parrain de cette 19eme édition du Printemps des poètes.

    "La poésie, c'est la forme. La forme de la révolte, du cri. (...) Le cinéma n'a pas de sens pour moi quand ce n'est pas une poésie de révolte." Abderrahmane Sissako, La Grande Table

    Retrouvez Abderrahmane Sissako et Daniel Maximin en deuxième partie d'émission.

     

    Intervenants

     

    Ecouter

     

     

    La Grande table (1ère partie)

     

    Sur France Culture :

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie


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  • Appelle-Moi Poésie est un programme de poésie vivante.
     

     

    C'est une sélection originale de textes percutants mis en voix par les meilleurs poètes-performeurs actuels.
     

    Découvre la poésie autrement un mardi sur deux à 18h.
    Si l'idée te plaît, suis-nous et abonne-toi !

     

    http://www.appellemoipoesie.com

     


    A L'HEURE QU'IL SERA


    © Pauline Picot

    Remerciements : Editions Les Éclairs.

     

    Merci Pauline Picot pour ce texte intense !
    Merci Jacques Bertin pour le partage...

     

    Je laverai ta tristesse
     

    J’ouvrirai tes yeux à la plus impossible des lumières

     

    Nous nous envelopperons dans ce manteau de lumière et de vie
    Il n’y aura plus de sordide

    A la demande je te créerai des couleurs
    Tu ne verras plus jamais d’ombres…
    Je mettrai des joyaux dans tes mains…
    Je brûlerai les maisons où tu as souffert
    Celles où tu t’es courbée

     

    Je brûlerai toutes les routes où tu as titubé
    En te demandant pourquoi vivre

    Je viendrai chez toi je m’agenouillerai
    Et je rappellerai ton enfance…

    Tu me nourriras
    Quand je serai trop faible pour marcher
    Tu me porteras parmi les arbres…

     

    J’inventerai un geste pour te bénir…
    Tu ne m’enfermeras jamais
    Tu me laisseras courir dans les collines

     

    Dans les ordures jusqu’à tomber saisie par Dieu
    Frappée par la foudre…

     

    Nous partirons sans argent sans projet
    Quittant notre siècle

     

    Nous ne serons pas perdus…

     

    Je prendrai tous tes chagrins et le les mangerai

     

    J’apprendrai par cœur tous les souvenirs de ta vie

     

    Je laverai tes yeux de ce qu’ils ont vu…

    Pauline Picot

    La vidéo de Pauline Picot "A l'heure qu'il sera" pour "Appelle-moi poésie" en est à 16 000 vues.
     

    http://www.appellemoipoesie.com/
     

     

    Merci à la Maison d'édition : Les Eclairs pour la prochaine publication, en février, de l'intégralité de son texte.
     
     http://www.les-eclairs.fr/edition/
     

     

    Merci de partager cette vidéo si vous l'aimez.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=WiuyezWVAAU

     

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    par

    Jean Lavoué

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