•  

    D’une rive à l’autre… Poursuivre !

    Apprendre à marcher au pas de l'autre :
     

    Que les plus agiles ne découragent pas les plus lents
     

    Que les plus craintifs n'empêchent pas les plus créatifs d'avancer

    Que nous allions ensemble et non pas divisés

    Que nos déroutes séculaires nous soient salutaires

    Qu’elles fondent en nous la vision de ceux qui nous ont précédés

    Que nos étrangetés nous deviennent promesse

    Assurance d'une force qui nous mènera loin
    Capables de rester aimantés par nos rêves

     

    Même si nous devons prendre le temps d'accorder nos rythmes
    D'écouter la voix plaintive de ceux qui n'y croient plus
    Et s’il nous faut leur redonner confiance
    Et le courage de ne pas abandonner
    De ne pas jeter l’éponge
    De ne pas sortir du jeu
    Mais de croire malgré tout qu'ensemble
    Nous percerons des voies nouvelles
    Dont pourront être fiers ceux-là qui avant nous
    Ouvrirent dans la nuit du monde

     

    Des chemins de fraternité et de paix.

     

    Jean Lavoué
     

    www.enfancedesarbres.com

     

    Photo Nasa : The Channel


    votre commentaire
  •  

    Et si …

     

    Une histoire de Marylise GRAND'RY 

     

    Il était une fois deux jeunes Sapiences

    Que tout opposait à commencer par leur conscience.

     

    Ils habitaient des appartements voisins,

    Dans la résidence Corps Humain.

     

    L'un s'appelait Être et l'autre Avoir.

     

    Avoir roulait en Jaguar.

    Être prenait le train.

    Mais régulièrement, ils se croisaient sur le chemin

    Qui les conduisait sur leur lieu de travail "La Vie",

    Une maison ancienne qui éditait de la poésie.

     

    Ils ne fréquentaient pas les mêmes endroits

    Et n'avaient aucun ami en commun, de surcroît.

     

    Avoir sortait avec Orgueil, Jalousie, Acquérir, ...

    Être trainait avec Plénitude, Respect, Devenir, ...

     

    Un jour, alors que Etre prenait d'habitude les escaliers,

    Elle décida, vu son retard, de prendre l'ascenseur par facilité.

     

    Avoir s'y trouvait déjà, comme tous les matins.

    A la vue de la belle Sapience

    Il se redressa avec prestance

    Et la salua d'un signe de la main.

     

    Les portes fermées, ils n'eurent pas le temps

    De prononcer des mots sans grande ingéniosité,

    Quand un son tonitruant

    Leur perça leurs tympans,

    Annonçant une panne d'électricité.

     

    Instantanément, le noir régna,

    Le silence s'installa.

     

    Au bout de 30 secondes, on entendit une petite voix apeurée.

    -"Etes-vous là ? "

     

    Avoir la rassura.

    Il lui parla de tout, de rien pour la rassurer.

     

    Au bout d'un quart d'heure,

    Ils piaillaient avec bonheur.

     

    Au fond d'eux, ils se réjouissaient de cette situation

    Qu'ils n'auraient jamais espérée dans leur for intérieur.

     

    Cela faisait déjà un moment qu'ils ressentaient des émotions,

    Quand le destin les faisait se croiser à toute heure.

     

    Ils se rapprochèrent, se touchèrent pour se rassurer.

    Où était-ce leur opposé

    Qui les poussait dans cette intimité ?

     

    A l'extérieur, des personnes travaillaient à les libérer

    Alors qu'ils ne souhaitent qu'à la prolongation

    De ces heures inespérées

    Qui faisaient croitre leurs émotions.

     

    Le baiser qui s'ensuivit,

    Les surprit.

     

    Être, qui était moins audacieuse,

    Avait peur des conséquences de leur amour naissant

    Sur leurs amis et parents.

     

    Avoir qui agissait de façon plus présomptueuse,

    S'amusait et s'imaginait leurs futurs soirées

    Qui réuniraient leurs deux modes de vie opposée.

     

    Ils présenteraient Jalousie à Partage…

    Tous deux aimaient déjà le potage.

     

    L'éternel conquérant Acquérir,

    Flirterait avec Devenir

    Et Orgueil philosopherait avec Respect

    Qui étudiera ce dernier sous tous ses aspects.

     

    Avoir et Être riaient de bon coeur

    Devant ce tableau de bonheur.

     

    De quoi faire parler les bouddhistes, les sages et les savants

    Durant un long moment.

     

    A cet instant, les portent s'ouvrirent.

     

    Tous deux se relevèrent prestement

    Heureux de découvrir

    Ce qui les attend

    Dans leur nouvelle Vie.

     

    Derrière eux, les passants souriaient

    A la vue de ces deux Sapiences

    Que tout opposait

    Dans leur existence.

     

    Leur futur lentement s'écrit.

     

    Mais cette histoire fait partie d'un autre récit.

     

    André CITOYENSQUI


    votre commentaire
  • Le sort de l'homme te paraît un sujet suffisamment grave
    Pour ne pas vouloir y ajouter des présages
    De noires menaces ou de fausses clartés

     

    Seul un cœur amoureux
    Sans concession
    Pourra nous délivrer de l'hiver
    Qui étend sur nous sa griffe gelée

     

    Seule une foi tenace
    Entre givre et lumière
    Escortera le printemps
    Du creux de nos plus vives obscurités.

    Jean Lavoué

     

    www.enfancedesarbres.com

    Y Yole, compagnie José Montalvo, Photographie Patrick Berger


    votre commentaire
  • Si l'arbre ne devient pas la mesure de ton pas
    S'il n'oriente en toi l’espace et le chemin
    Si son écorce ne t'épaule en marchant
    Si ses bourgeons tout en haut ne t'allègent

    Si son tronc vertigineux ne t'envoûte
    Si son chant immobile ne te foudroie
    Si sa danse ne t'emporte vers le ciel
    Si son ombre sacrée ne te recouvre

    Si ses feuillages en toi ne respirent
    Si ses mousses sont trop froides pour toi
    S'il tend en vain l'or de ses lichens
    Si sa vie silencieuse ne t'abrite

    Si sa sève ne s'accorde à ton sang
    Si tu restes aveugle au feu de son vitrail
    Si tu ne sens monter sa fièvre végétale
    S’il n’éclaire la forêt de ton pas

    S'il ne démêle en toi tes pauvretés inutiles
    Si tu ne le perçois qu’au tumulte qui t'agite
    Si tu n'entends sourdre l'orchestre de ses racines
    Si tu ne suis la partition allègre de ses bois

    S'il ne t'enivre d’aventures promises
    S'il ne creuse en toi des sillons inconnus
    S'il ne ruisselle en toi de forces contenues
    S'il n'ouvre à fonds perdus les trésors de ta joie

    Alors vaine est ta course
    Infertile ta solitude
    Infructueux ton poème
    Stérile le sentier parcouru

    Jean Lavoué

    www.enfancedesarbres.com


    2 commentaires
  • Roses

    Rose… l’une des rares fleurs ayant un nom dédié, différent du nom donné à la plante, rose… fleur du rosier.

    Les premières remonteraient à 40 millions d’années.
    Les roses sont cultivées en Chine et en Perse depuis 5000 ans et en Grèce depuis l’âge du bronze.

    Par sa valeur symbolique, la rose laisse son « parfum » dans l’histoire…
    Suzanne dans l’Ancien Testament signifie étymologiquement la rose.
    Chez les Grecs, la rose est la fleur d’Aphrodite déesse de l’amour, et d’Aurora aux doigts de roses.
     

    Les Romains rattachent la rose à Vénus.

     

    La suite et écouter

    http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/divers-bouquet-de-roses-delicates-poemes.html


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique