• Pourquoi la violence faite aux femmes


     
    Femmes et violence
     
    Femmes et violence Crédits : Gisela Sotomayor / EyeEm - Getty
     

    Les Agendas du Politique (LabEx TEPSIS & Editions EHESS) :

    "Femmes victimes de violences" 

    En écho à l'exposition Go de nuit, Abidjan les belles retrouvées, soutenue par le LabEx TEPSIS, des chercheuses questionneront ce que Véronique Nahoum-Grappe appelle "la nuit du social", cette nuit qui s'étend sur les femmes violées comme sur celles qui vendent leur sexe à tous. Alors que des hommes cèdent à leurs "pulsions irrépressibles et licites" (François Héritier), ce sont les femmes qui subissent la honte, la souillure et le déshonneur qui s'étend aux leurs.

    Intervenantes :


    - Catherine Deschamps (co-auteur avec Christophe Broqua de L'échange économico-sexuel, Éditions de l'EHESS, à paraître)
    - Éliane de Latour (IRIS/EHESS)
    - Véronique Nahoum-Grappe (anthropologue, Centre Edgar Morin/EHESS)

    Modératrice :
    - Françoise Héritier (anthropologue, professeure honoraire au Collège de France)

     

    Labex TEPSIS

     

    Qui exerce ces violences à l'encontre des femmes ? Françoise Héritier tient à clarifier cette question.

    Lorsque nous parlons de la violence, des violences exercées à l’encontre des femmes, il ne vient à l’idée de personne de dire par qui… Mais les violences exercées à l’encontre des femmes, et bien il faut le reconnaître, dans toute l’histoire de l’Humanité et encore maintenant, ce sont des violences exercées par l’autre moitié sexuée de l’Humanité. Bien sûr il y a des femmes qui exercent des violences contre d’autres femmes (…) mais généralement ce sont des violences masculines.

    Est-ce dans la nature de l'homme d'être violent ? La réponse sans équivoque de Françoise Héritier.

    On nous parle d’une nature, d’une nature qui serait plus violente chez les hommes, qui serait fondamentalement dominatrice, et on nous parle aussi d’accès de bestialité. Dans tous les cas, on a tout faux ! Ce n’est pas une nature, c’est une culture ! C’est justement parce que les humains sont capables de penser, qu’ils ont érigé un système, qui est un système de valences différentielles du sexe. Et cela s’est passé il y a fort longtemps.

    Nous sommes ainsi les seuls parmi les espèces où les mâles tuent les femelles. Ce n’est donc pas une question de bestialité, de nature, et parce que ce n’est qu’une question de pensée, de culture, de construction mentale, nous pouvons penser que la lutte peut changer cet état de fait.

    Un débat enregistré en 2014.

    Catherine Deschamps, co-auteur avec Christophe Broqua de "L'échange économico-sexuel"

    Éliane de Latour, IRIS/EHESS

    Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue, Centre Edgar Morin/EHESS

    Françoise Héritier, anthropologue, professeure honoraire au Collège de France.

     

    Sur France Culture

    https://www.franceculture.fr/

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