• Cécile LANG et Yves MESNIL

     

    Le Jour approche ...


    Le jour où les Hommes se Réveilleront Et que tous, enfin, Réaliseront Qu'ils se sont perdus à cause de l'argent, Que seul l'Amour est La Vérité, Et que les Enfants sont tous Sacrés.

    Alors, les temps seront bien finis, Où  guerres et massacres étaient rois sur Terre, Laissant place, ainsi, au Respect de la Vie Quelle que soit la forme que prenne l'Harmonie. Tous se sont perdus, ignorants le fait, Que l'Homme est porteur du germe primordial.


    Manquant de cette Reconnaissance, Ils ne purent l'arroser comme tel Et mirent l'argent comme leur maître Etouffant  l'Essence de leur Être. Donc  au lieu d'entrer dans leur Règne, Où chaque Humain est couronné, Ils devinrent de pauvres esclaves D'un système perverti  ô dieux...

     

    Hommes, Femmes et Enfants sont de la même Essence. Ils sont tous Hument Un lorsqu'ils ouvrent leur Coeur. Et lorsque l'ego, l'Arrogant déchu , prend lui le pouvoir, C'est les races hument haines qui massacrent les vies.

     

    Si tous nous ressentons la Gloire d'être sur Terre, Que nous demandons la Justice Juste, Alors, tous les êtres humains se relèveront Et révèleront leurs trésors cachés.

     

     

    Ceux seront les riches qui donneront  l'argent Pour aider leurs frères à bien se nourrir, A bien s'endormir et bien se guérir...

     

    La Terre Intérieure de l'Humanité, Tant martyrisée par maître Arrogant, Fera le miracle de sa Guérison...

     
    Lorsqu'on a Conscience qu'on est tous Sacrés, On se réunit pour le Bien de Tous.   

                                   CECILE LANG

     

     

    ÊTRE HUMAIN

    Mode d'emploi ?!!  

    http://www.institut-repere.com/METAPHORES/institut-repere-etre-humain-mode-demploi.html  


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  • LE GRAND SENS (Satprem)

    Un texte plus que jamais d'actualité (voir sa date de publication à la fin. vous serez surpris !)

    LE GRAND SENS (Satprem)

     

    C'est le temps du Grand Sens.

    Nous regardons à droite ou à gauche, nous construisons des théories, réformons nos Eglises, inventons des super-machines, et nous descendons dans la rue pour briser la Machine qui nous étouffe, nous nous débattons dans le petit sens. Quand le bateau terrestre est en train de couler, est-ce qu'il importe que les pas­sagers coulent à droite ou à gauche, sous un drapeau noir ou rouge, ou bleu céleste? Nos Eglises ont déjà coulé: elles réforment leur poussière. Nos patries nous écrasent, nos machines nous écrasent, nos Ecoles nous écrasent, et nous construisons davantage de machines pour sortir de la Machine. Nous allons sur la lune, mais nous ne connaissons pas notre propre cœur ni notre destin ter­restre. Et nous voulons améliorer l'existant - mais ce n'est plus le temps d'améliorer l'existant : est-ce qu'on améliore la pourriture ? - C'est le temps d'AUTRE CHOSE. Autre chose, ce n'est pas la même chose avec des améliorations.

     

    Mais comment procéder?

    On nous prêche la violence, ou la non-violence. Mais ce sont les deux visages d'un même Mensonge, le oui et le non d'une même impuissance : les petits saints ont fait faillite avec le reste, et les autres veulent prendre le pouvoir - quel pouvoir ? Celui des hom­mes d'Etat ? Est-ce que nous allons nous battre pour détenir les clefs de la prison? Ou pour construire une autre prison? Ou est-ce que nous voulons en sortir vraiment ? le pouvoir ne sort pas de la poudre des fusils, pas plus que la liberté ne sort du ventre des morts - voilà trente millions d'années que nous bâtissons sur des cadavres, des guerres, des révolutions. On prend les mêmes et on recommence. Peut-être est-il temps de bâtir sur autre chose, et de trouver la clef du vrai Pouvoir ?

    Voici ce que dit le Grand Sens :
    Il dit que nous sommes nés il y a tant de millions d'années - une molécule, un gène, un morceau de plasma frétillant - et nous avons fabriqué un dinosaure, un crabe, un singe. Et si notre œil s'était arrêté en cours de route, nous aurions pu dire avec raison (!) que le Babouin était le sommet de la création, et qu'il n'y a rien de mieux à faire, ou peut-être à améliorer nos capacités de singes et à faire un Royaume Uni des Singes... Et peut-être commettons-nous la même erreur aujourd'hui dans notre forêt de béton. Nous avons inventé des moyens énormes au service de consciences microscopiques, des artifices splendides au service de la médiocrité, et davantage d'artifices pour guérir de l'Artifice... Mais l'homme est-il vraiment le but de tous ces millions d'années d'effort - le baccalauréat pour tous et la machine à laver ?

     

    Le Grand Sens, le Vrai Sens nous dit que l'homme n'est pas la fin. Ce n'est pas le triomphe de l'homme que nous voulons, pas l'amélioration du gnome intelligent - c'est un autre être sur la terre, une autre race parmi nous.

     

    Sri Aurobindo l'a dit : l'homme est un être de transition.
    Nous sommes en plein dans cette transition, elle craque de tous les côtés : au Biafra, en Israël, en Chine, sur le Boul'Mich'. L'homme est mal dans sa peau.

     Et le Grand Sens, le Vrai Sens nous dit que la seule chose à faire est de nous mettre au travail pour trouver le secret de la transition, le « grand passage » vers l'être nouveau - comme un jour nous avons trouvé le passage du singe à l'homme - et de collaborer à notre propre évolution au lieu de tourner en rond et de prendre les faux pouvoirs pour régner sur une fausse vie.

     Mais où est le levier de la Transmutation?  Il est dedans.

    Il y a une Conscience dedans, il y a un Pouvoir dedans, celui-là même qui poussait dans le dinosaure, le crabe, le singe, l'homme - qui pousse encore, qui veut plus loin, qui se revêt d'une forme de plus en plus perfectionnée à mesure que son instrument grandit, qui crée sa propre forme. Si nous saisissons le levier de ce Pouvoir-là, c'est lui qui créera sa nouvelle forme, c'est lui le levier de la Transmutation. Au lieu de laisser l'évolution se dérouler à travers des millénaires de tentatives infructueuses, douloureuses, et de morts inutiles et de révolutions truquées qui ne révolutionnent rien, nous pouvons raccourcir le temps, nous pouvons faire de l'évolution concentrée - nous pouvons être les créateurs conscients de l'Etre nouveau.

     

    En vérité, c'est le temps de la Grande Aventure. Le monde est fermé, il n'y a plus d'aventures au-dehors : seuls les robots vont sur la lune et nos frontières sont partout gardées - à Rome ou à Rangoon, les mêmes fonctionnaires de la grande Mécanique nous surveillent, poinçonnent nos cartes, vérifient nos têtes et fouillent nos poches - il n'y a plus d'aventure au-dehors ! L'Aventure est Dedans - la Liberté est dedans, l'Espace est dedans, et la trans­formation de notre monde par le pouvoir de l'Esprit. Parce que, en vérité, ce Pouvoir était là depuis toujours, suprême, tout-puissant, poussant l'évolution : c'était l'Esprit caché qui grandissait pour devenir l'Esprit manifesté sur la terre, et si nous avons confiance, si nous voulons ce suprême Pouvoir, si nous avons le courage de descendre dans nos coeurs, tout est possible, parce que Dieu est en nous.

     

    SATPREM
    Pondichéry,
    le 27 juin 1969.

    Satprem


     
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    Satprem LE MENTAL DES CELLULES - Flamme d'Altérité


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  •   Louise Latraverse

    Collaboration spéciale

    Lorsque je commence à regarder le temps qui passe, à m’y attarder, je sais que j’en ai pour un bon moment. C’est sournois. Ça vient me visiter quand je suis un peu fatiguée. Pas trop. Juste assez pour en profiter. Je décide d’arrêter et d’observer ce qui va se passer.

     

    C’est-à-dire rien.

    Ô rien, tu m’inspires !

    Depuis que je suis enfant, j’ai ce rapport particulier avec le temps. Peut-être que ce n’est pas si particulier et que chacun vit des moments semblables. C’est même prétentieux de penser autrement. Je regarde autour de moi les humains s’affairer et déplacer beaucoup d’air. À mes heures, je participe moi-même à ce va-et-vient avec beaucoup d’application.

     D’un coup, l’élastique pète et stop, je débarque. Littéralement. Un refus total et global de participer à toute forme d’agitation. Une grève des obligations, des « il faut ». Il faut quoi ? Suis obligée à quoi ? Pour quelques jours – un temps indéfini – sans date de péremption inscrite sur mon front. J’arrête.

     Je ne suis obligée à rien. Je pourrais même devenir « périmée », comme les œufs, le yaourt et le lait. Il est étonnant qu’on ne sache pas encore, d’une manière scientifique, à quel moment on sera « périmé ». Cela simplifierait grandement nos vies. J’aurais le temps de faire mon ménage, la semaine d’avant, question de faire bonne impression avant de partir. À 89 ans, vers 16 heures, vous serez « périmée ». Pas de niaisage, ni étonnement, ni grands sparages.

     — Goodbye, Loulou, was nice meeting you !

    — Vous le saviez depuis longtemps. Vous avez donc eu le temps, tout le monde, de vous y faire.

    Ça prend quelques minutes et neuf mois pour faire un enfant. C’est clair et précis. On suit le déroulement avec toute la gamme d’émotions liées à ce grand évènement. Tout est mis en place pour que ce soit une réussite. Une des plus grandes de la vie.

    Donc, si on connaît précisément le temps nécessaire à faire un enfant, il serait juste de savoir aussi combien de temps il faut pour atteindre la date de péremption, non ? Incroyable, le nombre de détails laissés en suspens au moment de la création !

    Sept jours ! C’était trop court. Ce fut bâclé. Et nous voilà pris avec les conséquences. Ce qui fait qu’on ne cesse de s’agiter parce que si on s’arrête un tant soit peu, on se met à y penser. À la date de péremption !

    ***

    Ce détour pour arriver à mon sujet, le Rien.

     Ce n’est pas simple de vivre avec Rien. Quand le signal est clair, je m’enferme avec lui chez moi. Je me glisse doucement sur le divan parmi les coussins. La couverture de laine pas trop loin. Plus de radio ni de télé. Je triche un peu avec le web. Essayez pendant quelques jours, en vous appliquant. Presque impossible ! Même les moines n’y arrivent pas. Je travaille à maîtriser ce Rien depuis des années.

    Mon éducation judéo-chrétienne a laissé des traces. Dans l’art du Rien, la culpabilité est l’ennemi numéro un. J’ai tout essayé pour m’en défaire. Une vieille gomme collée, incrustée dans les parois de ma mémoire. Je sais, au plus profond de moi, que je dois m’abandonner à cet appel du Rien. Et la culpabilité, vilaine sorcière, commence son numéro.

    — Un avant-midi, ce n’est pas grave, ça fait même du bien.

    Arrive la fin de l’après-midi et le malaise est déjà installé. Les « il faut » s’accumulent en rangs d’oignons.

    — Tu devrais te préparer pour aller au théâtre, la pièce finit ce soir.

    — Non.

    — Tu devrais lire Modiano, Prix Nobel, il est dans la troisième rangée dans la bibliothèque.

    — Non. Trop de poussière. Et je l’ai déjà lu. Même si je ne m’en souviens plus.

    — Tu devrais écrire ton billet. Tu es partie depuis deux semaines. Grouille !

    — Non. J’ai rien à dire.

    — Prends un mot, n’importe lequel et commence. Ça va venir.

    Non !

    Les jours passent. Je ne bouge presque plus. J’ignore même Facebook. J’y arrive. Je suis une roche. Enfin ! Je n’entends presque plus la voix de la méchante sorcière. Le monde extérieur n’a plus tant d’importance. Je prends quand même les appels de ma famille. Les seuls ! Je suis aussi intéressante qu’un bottin téléphonique. Ce Vide est d’un grand confort. Le Rien tant espéré fait son œuvre. Les interdits ont pris le bord. J’avais un début de grippe, j’avais mal aux muscles, je me trouvais plate. Pfffft…

      

    Ne connaissant toujours pas ma date de péremption, je passerai encore du temps avec mon petit Rien. Il fait des miracles ! Quand il vient me visiter, il suffit que je le laisse entrer et que je lui donne la place qu’il réclame. Il n’a pas d’autres exigences. Quand il part, je ressens un regain d’énergie, comme une nouvelle jeunesse ! Je n’ai pas perdu mon temps. Au contraire, j’en ai gagné ! Et c’est gratuit !

     Mes batteries rechargées, je repars m’exciter dans le trafic, jusqu’à ce qu’il revienne.

    — Toc, toc, toc.

    — Qui est là ?

    — Rien.

    — Mais entre, voyons ! Entre ! 

     

    http://plus.lapresse.ca/index.html


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  •  

    Ecoute ton coeur

    Grand mère

    « Que fais-tu grand-mère, assise là, dehors, toute seule ? »
    Eh bien, vois-tu, j’apprends. J’apprends le petit, le minuscule, l’infini. J’apprends les os qui craquent, le regard qui se détourne.

    J’apprends à être transparente, à regarder au lieu d’être regardée. J’apprends le goût de l’instant quand mes mains tremblent, la précipitation du coeur qui bat trop vite. J’apprends à marcher doucement, à bouger dans des limites plus étroites qu’avant et à y trouver un espace plus vaste que le ciel.

    « Comment est-ce que tu apprends tout cela grand-mère ? »

    J’apprends avec les arbres, et avec les oiseaux, j’apprends avec les nuages.

    J’apprends à rester en place, et à vivre dans le silence.

    J’apprends à garder les yeux ouverts et à écouter le vent, j’apprends la patience et aussi l’ennui ;

     j’apprends que la tristesse du coeur est un nuage, et nuage aussi le plaisir ; j’apprends à passer sans laisser de traces, à perdre sans retenir et à recommencer sans me lasser.
    « Grand-mère,

     je ne comprends pas, pourquoi apprendre tout ça ? »

    Parce qu’il me faut apprendre à regarder les os de mon visage et les veines de mes mains, à accepter la douleur de mon corps, le souffle des nuits et le goût précieux de chaque journée ; parce qu’avec l’élan de la vague et le long retrait des marées,

    j’apprends à voir du bout des doigts et à écouter avec les yeux.

    J’apprends qu’il faut aimer, que le bonheur des autres est notre propre bonheur, que leurs yeux reflètent dans nos yeux et leurs coeurs dans nos coeurs.

     J’apprends qu’on avance mieux en se donnant la main, que même un corps immobile danse quand le coeur est tranquille.

    Que la route est sans fin, et pourtant toujours exactement là.

    « Et avec tout ça, pour fini, qu’apprends-tu donc grand-mère ? »

    J’apprends, dit la grand-mère à l’enfant, j’apprends à être vieille ! 

     

    Source: Joshin Luce Bachoux...

    www.lespasseurs.com


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  •  

    Livre: Le Petit Prince - Antoine de Saint-Exupéry Audio: Bernard Giraudeau
    Vidéo: Natália do Nascimento
     
    Chapitre 1: 0:32
    Chapitre 2: 3:43 
    Chapitre 3: 8:54
    Chapitre 4: 11:42 
    Chapitre 5: 16:24 
    Chapitre 6: 20:45
    Chapitre 7: 22:09
    Chapitre 8: 27:12 
    Chapitre 9: 32:23
    Chapitre 10: 34:51 
    Chapitre 11: 42:30 
    Chapitre 12: 44:32 
    Chapitre 13: 45:44
    Chapitre 14: 50:57 
    Chapitre 15: 55:09 
    Chapitre 16: 1:00:24 
    Chapitre 17: 1:02:30
    Chapitre 18: 1:06:05 
    Chapitre 19: 1:07:30 
    Chapitre 20: 1:08:30
    Chapitre 21: 1:10:50 
    Chapitre 22: 1:19:27 
    Chapitre 23: 1:20:47 
    Chapitre 24: 1:21:28
    Chapitre 25: 1:26:41 
    Chapitre 26: 1:32:23 
    Chapitre 27: 1:44:02
     
     

     

    Natália do Nascimento

     

     

    Résultat de recherche d'images pour "l'essentiel est invisible pour les yeux"

     

    Le Petit Prince est un garçon aux cheveux d'or et au rire cristallin, qui ne répond pas aux questions qu'on lui pose mais ne renonce jamais à une question une fois qu'il l'a posée.



    Il habite sur une planète à peine plus grande que lui, l'astéroïde B 612, dont le sol est infesté de graines de baobab. Il possède une rose, née un matin en même temps que le soleil, orgueilleuse et capricieuse, qui l'accable de reproches.



    Il profite alors d'une migration d'oiseaux sauvages pour s'enfuir et visiter les planètes voisines. De rencontre en rencontre, il arrive sur Terre et découvre l'amitié avec le renard. Il apprend avec lui que l'essentiel est invisible pour les yeux et réalise à quel point sa rose lui manque.


    Il est temps pour lui de retourner auprès d'elle et d'en prendre soin. Sur le chemin du retour, en plein désert, à mille milles de toute terre habitée, il rencontre un aviateur...
    C'est l'aviateur qui va raconter son histoire.


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