• S’il est un génie que l’on ne présente plus, c’est bien Albert Einstein. Physicien, philosophe, humaniste, prix Nobel… Il a tant marqué son époque que le journal « Time » l’a élu Homme du XXème siècle. Mais derrière l’un des cerveaux les plus brillants de l’histoire moderne, que sait-on vraiment de l’homme et de son cheminement personnel et scientifique ?

     

     

    Documentaire La lumière selon Albert Einstein

     


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  • Le pôle sud de la Lune est l'un des environnements les plus extrêmes du Système solaire. Certaines zones y sont constamment plongées dans l'obscurité. Des endroits rêvés pour y conserver de la glace d'eau. En très grande quantité, assurent aujourd'hui des chercheurs américains.

    Il y a quelques années, la sonde Messenger confirmait la présence de grandes quantités de glace d’eau sur Mercure -- la planète pourtant la plus proche du Soleil -- au fond de cratères situés aux pôles de la planète. Des cratères qui ne voient jamais la lumière du jour et qui, de fait, affichent une température moyenne extrêmement basse.

    Or il y a dix ans déjà, la sonde Lunar Crater Observation and Sensing Satellite (LCROSS) avait permis de détecter des traces d'eau et de glace dans un cratère du pôle sud de la Lune. Les données spectroscopiques de la sonde indienne Chandrayaan-1 avaient apporté une nouvelle preuve de la présence d’eau dans cette région l'année dernière. Alors, des chercheurs de l'université de Californie (États-Unis) ont eu l'idée de comparer les cratères ombragés de la surface de Mercure avec ceux de la Lune.

    Après avoir passé au crible les données disponibles pour quelque 12.000 cratères lunaires, ils ont noté, pour ceux du pôle sud, un « environnement thermique et une tendance morphologique similaires » à ceux des 2.000 cratères de Mercure qu'ils ont pu étudier. Une preuve, selon eux, que ces cratères recèlent d'épais dépôts de glace, de parfois plusieurs mètres d'épaisseur. Il pourrait ainsi y avoir jusqu'à 100 millions de tonnes de glace d'eau cachées à la surface de la Lune. Pas moins du double de ce qui avait été estimé à partir des seules données de LCROOS.

     
    Si certains cratères des pôles de Mercure — ici à l’image — ne sont jamais éclairés par la lumière du Soleil, c’est que l’inclinaison de l’axe de rotation de la planète est extrêmement faible. © Nasa, JPL, Northwestern University

    De l’eau, mais pour combien de temps ?

    Début juillet, des chercheurs de la Nasa avaient eux aussi abordé la question de l'eau que pouvaient contenir les cratères du pôle sud de la Lune. D'un point de vue plus dynamique cependant... Selon eux, de l'eau s'échappe lentement de la surface de la Lune. Le tout sous l'effet des particules de vent solaire et des impacts de météorites.

    « À chaque fois qu'une météorite frappe le pôle sud de la Lune, une fine couche de glace est potentiellement éjectée et exposée à la lumière du Soleil et à l'environnement spatial en général. Elle est alors sublimée ou éliminée par d'autres processus physiques », explique Dana Hurley, astronome à l'université John Hopkins (États-Unis). De quoi craindre, selon les chercheurs de la Nasa, que les couches de glace d'eau -- si elles sont plus fines que ce que supposent les astronomes de l'université de Californie --, présentes sur la Lune, ne disparaissent en quelques milliers d'années seulement.

    Nous devons nous rendre sur place

    À moins que quelques comètes glacées, notamment, ne viennent réalimenter la Lune en eau. Une bonne nouvelle quoi qu'il en soit pour l'avenir de l'exploration lunaire. Car, au lieu d'avoir à affronter l'environnement hostile du fond des cratères du pôle sud de la Lune, les futurs astronautes pourraient trouver de l'eau dans les régions ensoleillées voisines. « Pour en avoir le cœur net, nous devons nous rendre sur place et obtenir des informations de première main », conclut Dana Hurley.

    • Il y a dix ans, la sonde Lunar Crater Observation and Sensing Satellite détectait des traces de glace d’eau sur la Lune.
    • Selon des chercheurs, dans les cratères du pôle sud de notre satellite se cacheraient en réalité jusqu’à 100 millions de tonnes de glace d’eau.
    • De la glace qui pourrait, selon d’autres chercheurs, disparaître en quelques milliers d’années seulement.
    Pour en savoir plus :

    La Lune contiendrait bien plus d'eau que prévu

    Des colons lunaires auraient besoin d'eau pour boire bien sûr mais aussi pour produire l'oxygène de l'air à respirer et le carburant des lanceurs. Il est peut-être possible de la tirer du régolithe lunaire un peu partout sur la Lune selon les données de la sonde indienne Chandrayaan-1 et la sonde états-unienne LRO.

    Article de Laurent Sacco paru le 06/03/2018 

    Le succès du lancement du Falcon Heavy de SpaceX est encourageant pour ceux qui espèrent qu'Elon Musk finira par réussir son pari d'ouvrir Mars à la colonisation dans les quelques décennies à venir. L'entreprise reste formidable et on peut légitimement se demander s'il ne vaudrait pas mieux commencer par coloniser la Lune en y établissant une base permanente. Les astronautes y sont certes nettement plus près de la Terre en cas de problème, mais il y a certainement moins d'eau sur notre satellite que sur la Planète rouge.

    Comme on envisage de coloniser la Lune, et ce déjà avant le programme Apollo, les ingénieurs et les sélénologues se sont penchés sur ce problème depuis longtemps. On sait qu'il est au moins possible de fabriquer de grandes quantités d'oxygène à partir du régolithe lunaire qui est riche en oxyde métallique. Il suffit de mobiliser l'énergie solaire pour chauffer ce régolithe en combinaison avec des réserves de méthane apportant des atomes d'hydrogène. Mais il resterait à combiner l'oxygène produit avec de l'hydrogène, ce qui ne fait donc que déplacer le problème même si l'on dispose, au moins de cette façon, d'une source appréciable de comburant pour un propergol.

    On s'est donc tourné vers certains cratères polaires de la Lune que l'on sait partiellement plongés dans l'obscurité pendant des millions voire des milliards d'années. On peut espérer que les chutes de comètes, qui ont dû se produire pendant l'histoire de la Lune après le Grand bombardement tardif, ont conduit lentement mais sûrement des molécules d'eau apportées sur la surface de la Lune à s'y trouver piégées en se condensant. La mission LCross a fourni des indications en ce sens.

    Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © NASA Goddard

    De l'eau piégée sous forme de radicaux OH dans le régolithe lunaire

    Il semble maintenant qu'il y ait une autre source d'eau possible qui, bien que pas aussi facile d'accès, soit disponible partout sur la surface de la Lune. Il s'agirait de radicaux hydroxyle OH qui se trouveraient partout associés aux minéraux lunaires. Les données fournies par le détecteur Moon Mineralogy Mapper de la sonde indienne Chandrayaan-1 l'avaient déjà laissé supposer voilà presque dix ans. Aujourd'hui une équipe de chercheurs états-uniens vient de publier un article dans Nature Geoscience qui renforce cette conclusion. Ils se sont basés au départ sur les données fournies cette fois-ci par la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO).

    La présence d'eau dans les roches, fût-elle sous forme de radicaux OH, se traduit en particulier par une signature spectrale particulière dans la lumière infrarouge réfléchie par le sol lunaire. Le problème est que ce signal est mélangé à celui provenant par émission de ce sol en réponse à son chauffage par le rayonnement solaire. Ce qui compliquait et rendait problématique les estimations précédentes de la présence des radicaux OH.

    Les chercheurs ont trouvé un moyen de mieux résoudre ce problème en utilisant l'instrument Diviner de LRO. La méthode a ensuite été transposée aux données du détecteur Moon Mineralogy Mapper conçu et fabriqué aux États-Unis par les membres du célèbre Jet Propulsion Laboratory à Pasadena.

    L'analyse de ces données conduit à penser que de l'eau, piégée sous forme de radicaux OH associés aux minéraux, est largement répartie sur la surface de la Lune et qu'elle n'est pas confinée à une région particulière et un type de terrain, même si la quantité présente n'est pas la même. Ces résultats contredisent certaines études antérieures, qui avaient suggéré que davantage d'eau était détectée aux latitudes polaires de la Lune et que la force du signal variait périodiquement selon le jour lunaire (29,5 jours terrestres).

    Reste à prouver que l'on peut bien exploiter en quantité suffisante l'eau dans le régolithe lunaire. La Nasa a quelques idées sur le sujet comme elle l'a prouvé il y a quelques années avec le projet de rover lunaire Artemis équipé de la charge utile Resolve (Regolith & Environment Science, and Oxygen & Lunar Volatile Extraction).


    Il y aurait beaucoup d'eau sur la Lune

    Article de Laurent Sacco, publié le 25 juillet 2017

    En janvier 2018, les astronomes découvraient que Mars contient des sortes de gisements d'eau sous la surface. En 2017, les données collectées par la sonde indienne Chandrayaan-1 ont démontré que la Lune contient de l'eau en importance. Une observation en contradiction avec le scénario de la collision entre la Terre et Théia.

    Depuis une dizaine d'années, plusieurs équipes de chercheurs (souvent de l'université Brown, à Providence, dans l'État de Rhode Island, aux États-Unis) accumulent des preuves de l'existence d'importantes quantités d'eau dans le manteau de la Lune. En voici un nouvel exemple avec la publication d'un article dans Nature Geoscience. Or, la présence de cette eau est particulièrement surprenante, à tel point qu'elle pourrait bien nous conduire à revoir quelque peu le scénario de la formation de notre satellite.

    En effet, nous avons de très bonnes raisons de croire que la Lune s'est formée par accrétion des produits éjectés par la collision entre la jeune Terre et une petite planète de la taille de Mars baptisée Théia (une variante faisant intervenir plusieurs collisions avec des planètes naines a toutefois été proposée récemment). Or, ces produits devaient être à hautes températures. L'eau qu'ils pouvaient contenir aurait donc dû s'évaporer avec d'autres éléments volatils.

    En 2008, dans une publication du journal Nature, le géochimiste Alberto Saal avait montré, avec des collègues, qu'il y avait bel et bien de l'eau dans le manteau lunaire, au moins dans certaines régions (voir article ci-dessous). Prudent à l'époque, et parce qu'il ne disposait pas des données nécessaires, il n'avait pas avancé d'estimation précise de la quantité d'eau présente dans la totalité du manteau de la Lune.

    Lancée le 14 septembre 2007, la mission japonaise Selene (rebaptisée Kaguya du nom d'une princesse d'un célèbre conte) a fourni une moisson extraordinaire de résultats et, surtout, des vidéos stupéfiantes de la surface de notre satellite. Voici une compilation des plus remarquables d'entre elles. © Astroclubul

    Des roches lunaires 100 fois plus riches en eau

    Quelques années plus tard, Alberto Saal et d'autres chercheurs se sont intéressés à des inclusions vitreuses découvertes dans des échantillons du fameux « sol orange » de la mission Apollo 17. Les géologues lunaires pensent qu'il s'agit des restes d'une éruption explosive, avec des fontaines de lave, s'étant produite il y a 3,64 milliards d'années. Ces inclusions étaient, à l'origine, des petites gouttelettes de magma ; elles ont été piégées par la suite dans un minéral. Elles constituent un outil puissant pour quantifier l'abondance d'eau dans les magmas aux stades pré-éruptifs.

    Stupéfaits, les géochimistes avaient découvert que certaines inclusions étaient 100 fois plus riches en eau qu'on ne l'imaginait ! Leur contenu en autres éléments volatils était également très semblable à celui des basaltes des rides médio-océaniques sur Terre. Cela indiquait donc que certaines parties de l'intérieur de la Lune contenaient autant d'eau que le manteau supérieur de notre planète. Mais de nouveau, on ne pouvait rien conclure quant à la présence de l'eau dans tout le manteau lunaire.

     
    Les fausses couleurs sur cette image indiquent le contenu en eau des dépôts volcaniques lunaires. Le contenu est maximal dans les zones jaune et rouge et minimal dans les zones bleues. © Milliken lab, Brown University

    Les chercheurs ont trouvé le moyen de contourner le problème de la rareté des échantillons de roches lunaires provenant de la surface de notre satellite en utilisant les données spectroscopiques collectées par la sonde indienne Chandrayaan-1 alors qu'elle était en orbite autour de la Lune. La lumière mesurée par les instruments de la sonde permet en effet de remonter à la composition minéralogique du sol lunaire. Il est donc possible de déterminer, dans une certaine mesure, le contenu chimique des dépôts pyroclastiques laissés par des éruptions volcaniques un peu partout sur la surface de notre satellite naturel.

    Ces roches nous donnent des renseignements sur la composition du manteau lunaire puisque les laves refroidies qui les constituent sont des échantillons du magma qui s'est formé dans ce manteau à partir de la fusion partielle des roches présentes. Le verdict est tombé : ces laves avaient des contenus en eau similaires à ceux des roches ramenées sur Terre par les missions Apollo 15 et 17. Cela suggère bien que le contenu en eau de tout le manteau de la Lune est nettement plus élevé que ce qui est prévu par la théorie de la collision avec Théia. Reste à expliquer pourquoi...


    Il y a de l'eau dans la Lune !

    Article de Jean-Luc Goudet, publié le 12/07/2008

    Une analyse fine des échantillons lunaires ramenés par les missions Apollo a montré la présence de petites quantités d'eau incluses dans le basalte vitrifié. La thèse de la formation du couple Terre-Lune né d'un formidable impact s'en trouve renforcée.

    En utilisant une variante récente de l'analyse par spectrométrie de masse, une équipe américaine a décelé des traces d'eau dans de minuscules grains vitreux d'origine volcanique ramenés de la Lune par les astronautes des missions Apollo 11, 15 et 17. Les résultats, qui viennent d'être publiés dans la revue Nature, apportent des précisions au scénario de la formation de la Lune et démontrent sans ambigüité que de l'eau est bien présente dans les couches profondes de la Lune.

    Alberto Saal et son équipe (Department of Geological Sciences, Brown University, État de Rhode Island) sont partis à la recherche de produits volatiles (gaz carbonique, eau, fluor, soufre et chlore) inclus dans le basalte lunaire. La technique utilisée est la spectrométrie de masse à ionisation secondaire (Secondary ion mass spectrometry, SIMS). Son principe est de bombarder l'échantillon avec des faisceaux d'ions pour vaporiser le matériau à étudier sous forme d'ions, dits secondaires, dirigés vers un spectromètre de masse classique. On peut ainsi analyser précisément la structure chimique d'une surface et même répéter l'opération pour étudier l'échantillon en profondeur. De conception ancienne, la SIMS a bénéficié de progrès récents.

    Cette nouvelle a mis en évidence la présence d'eau -- 46 parties par millions (ppm) --, à l'intérieur même du basalte, ce qui exclut une contamination par de l'eau terrestre depuis le retour des échantillons. Les auteurs affirment également que cette eau ne peut provenir d'une pollution par l'hydrogène du vent solaire.

    Des billes de magma vitrifié ramenées par les missions lunaires du programme Apollo. À l'intérieur, de l'eau attend les spectromètres de masse depuis 4,5 milliards d'années. © Nasa

    De l'eau dans le manteau lunaire

    L'eau était donc bien présente dans les magmas surgis des profondeurs lors d'éruptions volcaniques que l'on date à plus de trois milliards d'années. Selon les auteurs, compte tenu de la quantité d'eau qui se perd dans l'espace au moment où la lave est éjectée, le magma, avant son éruption, devait contenir environ 750 ppm, c'est-à-dire la même teneur que celle des magmas issus du manteau terrestre au niveau des dorsales médio-océanique.

    Voilà, si l'on ose dire, de l'eau apportée au moulin de l'hypothèse désormais classique de la formation du couple Terre-Lune. Selon ce scénario, il y a 4,5 milliards d'années, une planète de la taille de Mars aurait percuté la Terre primitive. Après choc, les parties centrales des deux corps se sont mises à tourner l'une autour de l'autre, entourées des débris arrachés, qui ont fini par retomber pour former la Terre et la Lune. L'eau aurait donc déjà été présente dans le manteau supérieur terrestre dès la formation de notre planète, qui en contiendrait autant que le manteau lunaire.

    Toutefois, les auteurs se gardent bien de prédire combien la Lune contient d'eau ni, surtout, si notre satellite pourrait porter quelque part de l'eau sous forme de glace. L'hypothèse est avancée depuis longtemps. La sonde franco-américaine Clementine (1994) et Lunar Prospector (1998) avaient détecté la présence d'hydrogène qui pouvait plaider pour la présence de glace dans les cratères polaires éternellement à l'ombre. Mais en 2006, une analyse radar depuis la Terre avait montré que cet hydrogène résiduel n'est pas confiné dans ces cratères obscurs. Il ne peut donc provenir de glace exposée à la surface puisqu'elle se sublimerait aux premiers rayons de soleil. Les deux prochaines missions lunaires de la Nasa, Lunar Reconnaissance Orbiter et Lunar Crater Observation and Sensing Satellite, qui doivent être lancées l'an prochain, étudieront cette question, entre autres expériences.

    Mais qu'il y ait de la glace ou non, on sait maintenant qu'il y a de l'eau sur la Lune ou plutôt dans la Lune...


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  • Le soir du 27 juillet 2018, la Terre s'interposera entre la Lune et le Soleil. Depuis la France, il sera possible d'observer cette éclipse, qui transformera notre satellite en Lune rousse pendant plus d'un heure.

    Quelques mois après la « super Lune bleue de sang », que l’Europe n’avait malheureusement pas pu observer, notre satellite naturel sera une fois encore impliqué dans un ballet céleste le 27 juillet 2018. Lors de la deuxième éclipse lunaire de l’année, les observatrices et observateurs du ciel pourront voir une éclipse totale — la deuxième d’une série de trois, espacées d’un intervalle de 6 mois.

    Pendant cet événement, la Lune devrait passer au centre de l’ombre de la Terre : ce sera la première éclipse lunaire centrale depuis celle survenue en juin 2011. Fait encore plus notable : le 27 juillet 2018, nous assisterons à la plus longue éclipse lunaire du vingt et unième siècle, car elle devrait durer près de 103 minutes.

    Si toutes ces raisons vous ont donné envie de lever le nez vers les cieux pour admirer le passage de la Lune dans notre ombre, voici quelques informations qui pourront vous guider pour savoir où la regarder la « Lune rousse », et pour mieux comprendre le phénomène qui se produira devant vous.

    Levez les yeux à partir de 21h30

    Depuis le continent européen, nous assisterons aux différentes phases de cette éclipse après le coucher du Soleil, tout comme le Nord-Ouest de l’Afrique et l’Amérique du Sud. Le meilleur point de vue sur l’éclipse sera réservé à l’océan Indien, car il sera tourné vers la Lune.

    Autrement dit, si l’on imaginait que nos pouvions aller sur la Lune pendant cette éclipse, et nous y poser de manière à pouvoir regarder la Terre en face, nous aurions la vue sur cet océan, ainsi que sur une large partie de l’Afrique et de l’Asie.

    Levez les yeux à partir de 21h30

    Depuis le continent européen, nous assisterons aux différentes phases de cette éclipse après le coucher du Soleil, tout comme le Nord-Ouest de l’Afrique et l’Amérique du Sud. Le meilleur point de vue sur l’éclipse sera réservé à l’océan Indien, car il sera tourné vers la Lune.

    Autrement dit, si l’on imaginait que nos pouvions aller sur la Lune pendant cette éclipse, et nous y poser de manière à pouvoir regarder la Terre en face, nous aurions la vue sur cet océan, ainsi que sur une large partie de l’Afrique et de l’Asie.

    u maximum de l’éclipse, voici ce que nous verrions depuis la Lune. Wikimedia/CC/SockPuppetForTomruen

    La France aura surtout le loisir de contempler la deuxième partie de cette éclipse. Au moment où nous verrons apparaître la Pleine Lune, elle sera déjà en train de prendre des couleurs rougeâtres.

    Concernant l’heure à laquelle vous devrez regarder l’éclipse, elle dépendra de l’endroit où vous vous trouvez. En France métropolitaine, il faudra commencer à lever les yeux à partir de 21 heures 30 (soit au moment où le Soleil commencera à se coucher). L’éclipse devrait atteindre son apogée à 22 heures 20, et prendre fin aux environs de 1 heure 30 le lendemain.

    Bien entendu, il est conseillé de privilégier un endroit où les nuages ne masqueront pas la visibilité de l’éclipse. Si jamais vous êtes équipé d’un télescope, de jumelles ou de lunettes astronomiques, vous pourrez les sortir pour profiter du spectacle. En cas de ciel dégagé, vous ne courrez pas de risque à observer l’éclipse à l’oeil nu.

     

    Pourquoi la Lune devient-elle rousse ?

    Comme lors de chaque éclipse, la question qui se pose est de savoir, de tous les astres impliqués, lequel passe entre les autres. Le 27 juillet, nous serons littéralement au centre de l’attention puisque c’est la Terre qui va se frayer un chemin entre le Soleil et la Lune. C’est pour cette raison qu’une ombre sera projetée sur la Lune.

    Si vous êtes suffisamment patientes et patients pour attendre le moment où le satellite naturel passera au centre de la zone d’ombre, vous pourrez observer la Lune prendre une couleur rougeâtre. Ce phénomène est également connu sous le nom de « Lune rousse », et parfois inexactement surnommé « Lune de sang ».

    Cette particularité vient du fait que nous assisterons à une éclipse lunaire totale. Pendant une éclipse solaire totale, c’est la Lune qui se retrouve entre le Soleil et la Terre, et projette donc son ombre sur nous directement. Dans cette situation, l’éclipse ne change pas la couleur de la Lune, qui n’a aucune atmosphère.

    La Terre, elle, possède une atmosphère, riche en azote. Comme l’explique Trust My Science, cette lumière — une combinaison des différentes couleurs du spectre — est dispersée en couleurs bleues, d’où le fait que nous voyons le ciel en bleu. Lorsque le Soleil se lève et se couche, notre vision photonique (en condition d’éclairage important) captent des ondes lumineuses dont la diffusion est plus importante : nous les voyons alors rouges, oranges et vertes.

    Si nous revenons à notre éclipse lunaire totale, nous comprenons donc que la lumière du Soleil, qui passe par l’atmosphère terrestre, va être projetée sur la Lune. En diffusant la lumière solaire, l’atmosphère de la Terre va projeter une ombre colorée sur la Lune. La fine couche de poussière présente à la surface du satellite va alors se charger de faire le reste, puisqu’elle possède la particularité de renvoyer cette lumière reçue.

    Autrement dit : la Lune va renvoyer à la Terre la lumière du Soleil, préalablement passée par l’atmosphère terrestre. Et si cette couleur tend vers le rouge, cela est directement dû à nos activités humaines (incluant la pollution) et à d’autres activités naturelles (comme les particules renvoyées en hauteur au moment d’une activité volcanique).

    Vous savez désormais pourquoi la Lune sera rouge le soir du 27 juillet. Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter une bonne observation du ciel — si possible dégagé de tout nuage à partir de 21 heures.

     

    Crédit photo de la une :Max Pixel/CC0

     

     

    https://www.numerama.com/sciences/


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  • Depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, l'Homme a pris de la hauteur et pu admirer enfin le monde qu'il habite. Depuis l'espace, la Terre est magnifique, diversifiée et malgré tout unie, sans frontière. De là-haut, « on voit la fragilité de la Terre, a déclaré l'astronaute Thomas Pesquet. C'est un oasis dans un océan de rien du tout ».

    C'est au lendemain de la Seconde guerre mondiale, en 1946, et par l'entremise de fusées V2 que furent prises les toutes premières photos de la Terre à plus de 100 km au-dessus du sol. En mars 1947, un nouveau cap fut franchi : cette fois, les images sont réalisées à plus de 160 km d'altitude. La première image de la Terre prise en orbite date de 1959 mais elle fut de piètre qualité. Le premier avril 1960, le satellite météo Tiros transmet la première image télévisée de la Terre.

    L'une des photos les plus célèbres, qui fera autorité durant des décennies, est celle capturée par l'équipage d'Apollo 17 en 1972, et baptisée « blue marble », la bille bleue. Il faudra attendre 2015 et l'installation en orbite du satellite DSCOVR, en permanence entre la Terre et le Soleil, pour admirer la planète bleue dans sa totalité. Des images de sa face éclairée sont transmises tous les jours, permettant ainsi aux chercheurs de suivre ses changements au fil du temps. Certes, entretemps, il y a eu bien d'autres images de notre planète prises dans l'espace mais elles étaient composées d'une mosaïque de photos.

    « Lever » de Terre au-dessus de la Lune. Photo prise par Apollo 8 en 1968. En fait, c'est le mouvement du vaisseau qui donne l'illusion que la Terre se lève ou se couche dans le ciel de la Lune car elle y apparaît fixe à un observateur immobile. © Nasa

    La Terre vue d’autres mondes

    Enfin, il y a aussi notre petite planète vue d'autres mondes. D'abord, depuis la Lune, à un jet de pierre (à l'échelle cosmique) de la Terre. On doit la première photo à la sonde Lunar Orbiter 1, en 1966. La version couleur arrivera en 1968 avec Apollo 8.

    Autre grande photo historique : « The Pale bleu dot », un point bleu pâle. Elle fut nommée ainsi par Carl Sagan qui a tout fait pour que, en 1990, la sonde Voyager 1, alors à 6,4 milliards de kilomètres, prenne un cliché de notre monde. Plus récemment, en 2013, la sonde Cassini, a tiré le portrait de la Terre depuis la banlieue de Saturne.

    À chaque fois, le spectacle de notre planète dans l'immensité de l'espace est merveilleux, et nous rappelle que nous habitons « une oasis fragile ».

    © Futura

     

    Source :

    https://www.futura-sciences.com/sciences/personnalites/sciences-xavier-demeersman-1353/


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  •  Le ventre ,la digestion,l'alimentation

     

     Et si tout venait du ventre ?

    Ces dernières années, les scientifiques ne cessent de lui découvrir des interactions surprenantes avec le reste de l'organisme,

    jusqu'à le désigner parfois comme notre deuxième cerveau.

    A quel point influence-t-il la santé physique et mentale ?

    Un ventre contrarié peut-il être à l'origine de troubles sérieux ?

    Pour répondre à ces questions, Adriana Karembeu et Michel Cymes se livrent à des expériences inédites et prennent conscience de la société très active et organisée qui se cache derrière notre nombril.

    Non content d'abriter quelque 200 millions de neurones – soit l'équivalent du cerveau d'un petit animal de compagnie –, le ventre est le foyer de milliards de bactéries, dont la découverte, en 2010, a bouleversé les connaissances sur le sujet.


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