• LIBÉRATION DU CAMP D’EXTERMINATION PAR L’ARMÉE SOVIÉTIQUE, FIN JANVIER 1945.
     
    70 ans après la découverte du génocide de plus de 6 millions de juifs et de 300 000 Tsiganes, dire l’horreur est indispensable. Mais pour prévenir les abominations de demain, la mémoire doit s’accompagner d’une réflexion toujours plus solide, étayée, sur les voies que peut emprunter l’inhumanité.

     

    «Ce que nous avons vu dépassait tout ce que nous avions connu jusque-là. Imaginez une peau tendue sur des os et les yeux, surtout les yeux. C’était effrayant. Sur les visages, il y avait des larmes, des sourires, mais nous ne voyions en fait qu’une grimace. » Ces images se sont imprimées à jamais dans la mémoire de ce soldat soviétique, qui, plusieurs décennies plus tard, tentait de décrire pour l’Humanité le choc qu’il ressentit en ce 27 janvier 1945 quand son unité franchit les portes du camp d’Auschwitz. Quelques milliers de corps décharnés, à bout de forces, des hommes qui semblaient « indifférents, hébétés », 
des enfants terrorisés jusqu’à ce qu’ils 
comprissent que ces militaires n’étaient pas des SS, mais leurs libérateurs.

     

    Les SS, eux, étaient partis depuis le 18 janvier, jetant sur les routes de ce glacial hiver polonais des dizaines de milliers de déportés vers d’autres camps plus à l’ouest, sur le territoire allemand, Ravensbrück, Buchenwald… Les « marches de la mort » allaient décimer la cohorte des survivants. Ces scènes apocalyptiques se déroulent alors que le sort de l’Allemagne nazie est scellé depuis longtemps. Des êtres humains continuent d’endurer d’indescriptibles souffrances, de subir la sélection qui les mène à la chambre à gaz, d’alimenter les fours crématoires alors que les Américains ont déjà débarqué, que l’Armée rouge fonce sur Berlin, que Paris est déjà libéré, et que la Résistance a chassé les traîtres de Vichy. Ce cruel décalage ne facilitera pas la prise de parole des survivants pour témoigner, à leur retour. Ils sont plus enclins à partager la joie de la liberté recouvrée avec leurs proches qu’à tenter d’exprimer l’indicible. Certains termineront leur vie en gardant pour eux seuls ce terrible passé.

     

    Jorge Semprun attendra près de vingt ans pour publier le Grand Voyage qui relate sa déportation à Buchenwald. Auschwitz, gigantesque complexe de la mort industrielle, usine du génocide où plus d’un million de déportés, juifs pour la plupart, ont été assassinés. La « solution finale » édictée en 1942 à la conférence de Wannsee se soldera par l’extermination de six millions de juifs dans les camps, dans les ghettos, au cours des pogroms perpétrés par les Einsatzgruppen sur le territoire soviétique. Dans les quatre mois qui vont suivre, tout le système concentrationnaire du Reich sera détruit par l’avancée des troupes alliées, soviétiques, américaines et britanniques, et dans plusieurs cas, en liaison avec des soulèvements des détenus organisés par les organisations clandestines de résistance.

     

    Ainsi lorsque l’armée 
américaine pénétra dans le camp de 
Buchenwald, les résistants venaient de se rendre maîtres des lieux. Indicible. Difficile transmission quand les mots sont toujours trop faibles. Marie-Claude Vaillant-Couturier, déportée à Auschwitz en janvier 1943 puis transférée à Ravensbrück à l’été 1944, qui livra le premier grand témoignage public face aux bourreaux jugés au procès de Nuremberg, observait en concluant une déposition bouleversante de sobriété et d’humanité :

     

    « Il est difficile de donner une idée juste des camps de concentration quand on n’y a pas été soi-même, parce qu’on ne peut que citer les exemples d’horreur, mais on ne peut pas donner l’impression de cette lente monotonie, et quand on demande qu’est-ce qui était le pire, il est impossible de répondre, parce que tout était atroce :

    c’est atroce de mourir de faim, de mourir de soif, d’être malade, de voir mourir autour de soi toutes ses 
compagnes, sans rien pouvoir faire, de penser à ses enfants, à son pays qu’on ne reverra pas, et par moments nous nous demandions nous-mêmes si ce n’était pas un cauchemar tellement cette vie nous semblait irréelle dans son horreur. »

     

    Confronté à l’impossibilité de qualifier l’entreprise nazie de simple crime de guerre ou de crime contre la paix, le tribunal de Nuremberg a défini la notion de crime contre l’humanité, caractérisé par la volonté d’écarter un groupe humain de la communauté humaine.

     

    Cet instrument juridique a permis de faire passer la justice sur d’autres entreprises criminelles de type génocidaire au 
Cambodge, au Rwanda, dans l’ex-Yougoslavie. Le 70e anniversaire de la libération des camps est percuté par une actualité lourde.

     

    Des caricaturistes assassinés dans une salle de rédaction, des hommes ciblés parce que juifs dans un supermarché casher, la multiplication d’actes islamophobes, des Roms méprisés, dont le dénuement est perçu comme une menace…

     

    L’antisémitisme n’a pas été éradiqué, le racisme postcolonial fait toujours des ravages, les phobies irrationnelles se multiplient en temps de crise. Et en Ukraine, où entre 1941 et 1944 les Einsatzgruppen massacrèrent plusieurs centaines de milliers de juifs et de communistes soviétiques, des milices extrémistes se réclament du collaborateur pronazi Stepan Bandera.

     

    La question n’est pas de se livrer à des comparaisons abusives, mais de réfléchir aux abominations auxquelles a pu conduire, il y a moins d’un siècle, la négation de l’humanité.

    Source

     

    http://www.humanite.fr/

     

     

    Vidéos INA. Libération des camps d'extermination d'Auschwitz-Birkenau

     

    http://www.humanite.fr/videos-ina-liberation-des-camps-dextermination-dauschwitz-birkenau-563542


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  • Retrouvez notre grande soirée publique de témoignages et d'alerte de la société civile sur les ravages de la corruption, avec la présence exceptionnelle de Roberto Scarpinato, procureur général auprès du parquet de Palerme.

       

     

     

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  • Film de sensibilisation de l'association contre la prostitution des enfants.

    Comment lutter contre les abus envers les enfants partout dans le monde ?

    Les 20 ans de l'acpe : bilan des actions et perspectives.

      

    association contre la prostitution des enfants

     

    http://www.kewego.fr/video/iLyROoaftY4N.html   

     

      

    SPOT ACPE 2011 "Le restaurant"

      

    Accueil Association

      

    http://www.acpe-asso.org/index.php

      


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  • VIDEOS. Pourquoi Malala et Kailash Satyarthi reçoivent le Nobel de la paix

    La Pakistanaise Malala Yousafzai, prix Nobel 2014.

    afp.com/Oli Scarff

    La cause des enfants mise à l'honneur à Oslo. La Pakistanaise de 17 ans Malala Yousafzay et l'Indien de 60 ans Kailash Satyarthi obtiennent le prix Nobel de la paix 2014.

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    Ce prix conjoint les récompense "pour leur combat contre l'oppression des enfants et des jeunes et pour le droit de tous les enfants à l'éducation", explique le communiqué de presse de l'organisation. "Les enfants doivent aller à l'école et ne pas être financièrement exploités", a lancé le président du comité Nobel norvégien, Thorbjoern Jagland.


    En savoir plus sur
     

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/malala-et-kailash-satyarthi-prix-nobel-de-la-paix_1610138.html#1QDfb92OL7lHDb7j.99

    La suite 

    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/malala-et-kailash-satyarthi-prix-nobel-de-la-paix_1610138.html

     

    Ill. N. Elmehed.© Nobel Media 2014

     

    Le prix Nobel de la Paix récompense cette année la lutte pour le droit des enfants à l’éducation et la fin du travail des mineurs.
    C’est également une récompense symbolique pour « un hindou et une musulmane, un Indien et une Pakistanaise, unis dans un combat commun pour l’éducation et contre l’extrémisme » a déclaré le comité Nobel dans son communiqué. Un symbole face aux tensions géopolitiques très vives qui existent depuis 1947 entre l'Inde et le Pakistan.

     La suite et écouter

    http://www.franceculture.fr/2014-10-10-le-prix-nobel-de-la-paix-a-malala-yousafzai-et-kailash-satyarthi

     


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  • DÉCRYPTAGE - Depuis le début de l'offensive jihadiste, les peshmergas appuient les forces militaires du gouvernement irakien pour maintenir à distance l'avancée de l'EI.

      

    Dans les rangs des peshmergas, on retrouve des hommes mais aussi des femmes.

    Des peshmergas, non loin d'Erbil (illustration)

     
    Crédit : SAFIN HAMED / AFP
     

    Le drapeau kurde sur l'épaule et un fusil d’assaut dans le dos; elles "vont au devant de la mort" au même titre que les hommes.

      

    Les combattantes du Kurdistan d'Irak se mobilisent et gonflent les rangs des peshmergas pour mettre un terme à l’avancée de l’État Islamique en Irak et au Levant (EIIL).

    Combattantes et alors ?

    Des femmes qui prennent les armes, le phénomène n’est pas nouveau, "à chaque fois qu’il y a un conflit il y a des femmes qui combattent", explique Carole André-Dessornes.

    Au Kurdistan d'Irak, elles rejoignent les rangs des peshmergas dès les années 60 : "Il y a toujours eu des noms symboliques de femmes qui ont résisté dans les années 60 ou 70 et à qui on rend hommage chaque année", explique Rusen Aytac, en charge du département des droits de l’Homme à l’institut Kurde de Paris.

    "Les femmes s’occupaient des soins médicaux mais beaucoup d’entre elles ont aussi pris les armes", raconte-t-elle.

    Margaret George Shello est l’une d’entre elles. Considérée comme la première combattante à rejoindre les rangs des peshmergas, elle s’est battue en 1960 contre le gouvernement irakien alors qu’elle était tout juste âgée de 20 ans.

    Néanmoins, il faudra attendre novembre 1996 avant que ne soit crée le second bataillon de l’unité 106, un bataillon entièrement constitué de femmes au Kurdistan irakien.

    Elles seraient 550 selon le New York Post.

    Combien de femmes engagées ?

    Mères de famille ou encore jeunes femmes, il n'existe "pas de profil type" pour ces combattantes engagées, selon Carole André-Dessornes, docteur en sociologie (EHESS).

    Ces femmes ont choisi elles-mêmes de prendre les armes : "Elles sont volontaires.

    Elles intègrent les rangs des peshmergas parce qu'elles veulent s'engager sur le plan militaire", précise Rusen Aytac.

    Au Kurdistan de Syrie les femmes constitueraient près de 40% de l'armée kurde syrienne appelée Unité de défense du peuple (YPG), selon Foreign Policy.

    Au Kurdistan de Turquie, le Parti des travailleurs du kurdistan (PKK) revendique plus de 15% de femmes dans ses rangs. Les combattants du PJAK (Parti pour une vie libre au Kurdistan) seraient constitués pour moitié de femmes selon le Whashington Times. Et au Kurdistan d'Irak qu'en est-il ?

    Difficile de dire à l'heure actuelle combien elles sont.

    "Le Kurdistan irakien est assez discret sur la présence des femmes dans les rangs des peshmergas.

    Il existe des photos de femmes en train de combattre mais on ne dispose pas vraiment de données chiffrées", explique Rusen Aytac.

    "Aujourd'hui, du fait de l'intégration de réservistes mais aussi de combattants Kurdes de Turquie aux côtés des peshmergas, les chiffres dont ont disposaient sont davantage biaisés".

    Rusen Aytac note tout de même que les femmes sont de plus en plus nombreuses à se battre :

    "Nos correspondants présents dans les différents Kurdistan nous disent qu'il y a énormément de demandes. Il y a même des personnes établies en Europe qui sont reparties et ont pris les armes pour combattre. Des femmes aussi".

    Combattre pour exister ?

    Le Kurdistan irakien est une province autonome depuis 2005 et en son sein il ne faut pas oublier aussi que les Kurdes d'Irak rêvent toujours de pouvoir constituer un État souverain et indépendant.

    Si les combattantes rejoignent les rangs des peshmergas pour appuyer les forces militaires du gouvernement irakien c'est surtout parce qu'elles se doivent de défendre leur territoire :

    "Elles se doivent de résister", dit Rusen Aytac de l'Institut Kurde de Paris.

    Selon Carole-André Dessornes, docteur en sociologie (EHESS), les combattantes Kurdes d’Irak jouent avant tout "un rôle de résistance" :

    "On n’est pas dans une logique de martyre mais de libération d’un territoire", précise-t-elle. Rusen Aytac, précise quant à elle que les peshmergas "ont toujours été une force de résistance".

    D'autres femmes ont pris les armes pour des raisons plus personnelles.

    Certaines d'entre elles ont décidé de s'engager à la suite de la perte d'un proche, d'autres encore ont simplement eut envie de rejoindre les rangs des peshmergas pour se sentir à l'égal des hommes au combat.

    "Pour un membre de l'État islamique, il est beaucoup plus difficile de combattre les femmes..."

     

    Pour Rusen Aytac, "les femmes prennent aussi les armes pour s'affirmer, pour s'émanciper et montrer aussi de quoi elle sont capables".

    Un engagement qui "a servi de référence à beaucoup d'autres femmes".

    Carole André-Dessornes note tout de même qu'"être reconnue en tant que combattante ne garantie pas aux femmes l'accession à davantage de droits.

    Une victoire peut leur permettre d'accéder à certains postes mais le leadership reste entre les mains des hommes".

    Leurs motivations au combat sont multiples, néanmoins une chose est sûre pour Rusen Aytac, les femmes ont un avantage certain par rapport aux hommes lorsqu'elles combattent contre l'EIIL :

    "Pour un membre de l'État islamique il est beaucoup plus difficile de combattre les femmes car selon eux se faire tuer par une femme équivaut à 'l'exclusion du Paradis'.

    Dans leur conception être tué par une femme équivaut à du déshonneur".

    Source  

    http://www.rtl.fr/

     

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