• Comment faire mémoire d’un événement dont les survivants disparaissent peu à peu ? A l'occasion de la journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste et du 75ème anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau, rendez-vous avec David Teboul et Ruth Zylberman.

    Simone Veil au camp de concentration de Natzweiler-Struthof (aujourd’hui en France) le 19 mai 1985Simone Veil au camp de concentration de Natzweiler-Struthof (aujourd’hui en France) le 19 mai 1985 Crédits : Dominique GUTEKUNST / Contributeur - Getty

    En ce 75ème anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, alors que le cinquième Forum international sur la Shoah qui s’est tenu le 23 janvier était délocalisé d’Auschwitz à Yad Vashem et que le président polonais Andrzej Duda déclinait l’invitation pour cause de conflit mémoriel avec son homologue russe Vladimir Poutine, les questions autour de la mémoire et de sa sauvegarde sont toujours d’actualité. Car comment faire mémoire d’un événement dont les survivants disparaissent peu à peu ?  Les politiques nationales mémorielles suffisent-elles à relayer la parole de ceux qui ont vécu les faits ? Faut-il trouver de nouvelles formes mémorielles, adaptées à notre époque?

    Je suis très rétive face aux expressions "devoir de mémoire"ou "devoir de transmettre", qui ne parlent pas de quelque chose de très vivant, qui n’est pas simplement un regard tourné vers le passé et la répétition.            
    (David Teboul)

    Faire attention au choix des mots… La mémoire se transmet, mais pas à n’importe quel prix.  
    (David Teboul)

    Rechercher une voix sans le filtre des lieux communs de la commémoration.    
    (David Teboul)

    Pour en parler, David Teboul, cinéaste, photographe et vidéaste, qui a recueilli les propos de Simone Veil autour de son expérience au camp de Birkenau et qui les a rassemblés dans un livre paru en janvier 2019 aux arènes, L’aube à Birkenau de Simone Veil.  Lui qui a été marqué très jeune par cette figure emblématique du combat pour la reconnaissance du génocide et, plus tard, pour la place des femmes dans la société, nous parle de sa rencontre avec elle lorsqu’il avait trente ans. Un échange que Simone Veil avait d’abord refusé par téléphone, et qui s’est finalement soldé par une amitié de quinze ans. 

    Je lui ait tout de suite parlé de son chignon, et je ne savais pas à ce moment-là que j’allais déclencher un récit très insolite. Simone faisait partie d'un des rares convois à ne pas avoir été rasé.          
    (David Teboul)

    Dans L’aube à Birkenau de Simone Veil, elle revient sur sa vie avant la déportation, sur son expérience à Auschwitz-Birkenau, aux côtés de sa sœur Milou et de sa mère, à qui elle rend hommage pour son courage, et sur l’après : la reconstruction, les combats politiques qu’elle a menés en faveur des femmes détenues ou de l’IVG…

    Une expérience de rescapée que l’on pourrait relier à celle des habitants du 209 rue Saint-Maur, cet immeuble du XXème arrondissement parisien, et en particulier des neuf enfants juifs qui y vivaient lors de la rafle du Vél’d’Hiv (16 juillet 1942). Ils constituent le cœur du documentaire de Ruth Zylberman, notre deuxième invité :  Les Enfants du 209, rue Saint-Maur, Paris Xe (2017), un film couronné de nombreux prix - rediffusé ce soir sur Arte,- que prolonge la publication aux éditions Seuil et chez Arte du livre 209 rue Saint-Maur, Paris Xe : autobiographie d'un immeuble

    Qui pourrait prétendre reconstituer de façon exhaustive le passé ? Le passé est un puzzle fait de trous, de béances...        
    (Ruth Zylberman)

    Dans cette enquête alliant recherche et travail de terrain (chez l’habitant, dans les caves de l’immeuble, dans le quartier…), l’auteure reconstitue les pièces d’un puzzle qui part de ces mystérieux noms d’enfants et qui reconstitue progressivement des histoires individuelles autant que familiales, dans un entrelacs qui mêle temps et espace, histoire intime de l’auteure, dont la propre famille a connu la déportation, micro histoires et Histoire. 

    Un équilibre de mémoire aussi fondé sur l’oubli, et qui a un sens de protection.  
    (Ruth Zylberman)

    Autant d'oeuvres qui valorisent et interrogent la mémoire des rescapés, dans la conscience des impasses du souvenir et de l'urgence d'en garder la flamme.

    On a l’âge de son trauma. Moi, mon trauma, c’est Birkenau, et j’avais 15 ans.    
    (Marceline Loridan-Ivens, amie de déportation de Simone Veil)

    A retrouver ce soir sur la scène du théâtre Antoine, le texte de Simone Veil, l'aube à Birkenau, mis en scène par David Teboul, qui donne forme aux mots de Simone Veil dans une représentation exclusive.

    Article complet : 

    https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-idees/liberation-des-camps-75-ans-apres-comment-ne-pas-oublier?actId=ebwp0YMB8s0XXev-swTWi6FWgZQt9biALyr5FYI13OoCvuNeKpA5it8SkIKwMoFh&actCampaignType=CAMPAIGN_MAIL&actSource=564443#xtor=EPR-2-[LaLettre27012020]

     

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    Un site

     http://www.ivg.net/

     

     


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  • Coproduite par la Fondation Charles de Gaulle et l'agence de pédagogie numérique Néodigital, ce programme court à vocation éducative explique aux jeunes publics, sous forme d'images animées, la genèse, les circonstances et la portée de l'appel radiophonique lancé à la BBC par un général alors peu connu, le général Charles de Gaulle. Cette première vidéo est un pilote de la future série de vidéos pédagogiques "Les Années De Gaulle" qui permettra de revenir de manière synthétique, non seulement sur les réformes entreprises par le général de Gaulle, chef de la France Libre puis premier Président de la Ve République, mais aussi d'expliquer aux jeunes générations les événements majeurs de l'histoire de la France au XXème siècle (Libération, fondation de la Ve République, politique d'indépendance face aux Deux Grands, décolonisation, modernisation et mutation de la société dans la France des années 60, etc).

     

    Fondation Charles de Gaulle

    Le général de Gaulle est sans nul doute le dirigeant français qui, grâce à de nombreux coups d'éclat, aura le plus marqué le XXe siècle de son empreinte. Portrait intime de ce grand stratège politique, depuis les champs de bataille de 14-18, où il fut plusieurs fois blessé, jusqu'à sa maison de Colombey-les-Deux-Eglises, en Haute-Marne, où il mena une vie de père de famille dévoué. L'occasion de découvrir un homme à part qui, déjà en son temps, avait compris l'importance du jeu médiatique et de l'art de la mise en scène pour asseoir son autorité.

     

     
    Secrets d'Histoire - De Gaulle, le dernier des géants

    https://www.facebook.com/watch/?v=10154825540827598

     Résultat de recherche d'images pour "de gaulle" 

    La Nuit de la Résistance Par Philippe Garbit

    https://www.franceculture.fr/dossiers/la-nuit-de-la-resistance-par-philippe-garbit

     

            Charles de Gaulle — Wikipédia


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  • Quelques mois avant sa mort, Fabian Tomasi avait accepté de se faire prendre en photo pour éveiller les consciences sur les dangers des herbicides AFP

    Ouvrier dans une exploitation, il remplissait d’herbicides les réservoirs des avions qui traitaient les cultures. Personne ne l’avait alerté sur les précautions à prendre.

    Il était devenu le symbole de la lutte contre le glyphosate en Argentine. A 53 ans, Fabian Tomasi s’est éteint des suites d’une polyneuropathie toxique sévère.

    Cet ouvrier avait commencé à travailler en 2005 dans une entreprise de la province d’Entre Rios, dans le centre-est du pays. A l’époque, son rôle était de remplir les réservoirs des avions d’herbicides pour le traitement des cultures.

    Comme personne ne l’avait averti des dangers du glyphosate (classé depuis comme « cancérigène probable » par l’Organisation mondiale de la santé), il avait pris l’habitude de manipuler ces produits toxiques sans prendre de précaution…

    Il y a une dizaine d’années, Fabian était tombé malade. Alors qu’il ne pouvait plus consommer d’aliments solides et marchait avec difficulté, il s’était employé à dénoncer l’usage des herbicides dans son pays.

    L’Argentine dispose d’une surface agricole cinq fois supérieure à celle de la France et pratique l’agriculture intensive pour un grand nombre de cultures (soja, maïs, blé, orge, tournesol, élevage).

    Un témoignage pour éveiller les consciences

    Quelques mois avant de mourir, Fabian Tomasi avait témoigné pour éveiller les consciences sur les dangers des herbicides et avait même accepté de se laisser photographier alors qu’il n’avait plus que la peau sur les os.

     

    Selon lui, le glyphosate était « terriblement trompeur, un piège qui nous a été tendu par des gens très puissants ». « Il ne restera personne, avait-il lancé. Toutes les terres que nous avons ne suffiront pas pour enterrer tous les morts. »

    A l’annonce de son décès, les associations de lutte contre le glyphosate ont exprimé leur émoi. « Sa mort nous rend très tristes et nous met très en colère. Nous avons un système de production qui contamine la moitié du pays », s’est insurgé Medardo Avila, membre du Réseau des médecins des villages fumigés.

    Sa mort a aussi fait réagir de nombreuses personnalités, dont Benoît Hamon en France.

     

     

     

     

    Dans d’autres pays, les dangers des herbicides sont dénoncés et les fabricants traduits en justice. Ainsi, aux Etats-Unis, un tribunal a reconnu un lien de cause à effet entre l’utilisation de l’herbicide Roundup, du géant de l’agrochimie Monsanto, et le cancer dont souffrait Dewayne Johnson, un jardinier de 46 ans, en phase terminale d’un lymphome déclaré en 2014.

    En France, Jean-Claude Terlet, agriculteur près de Soissons, vient lui aussi d’assigner en justice Monsanto, qu’il juge responsable de son cancer de la prostate

    Source

    http://www.leparisien.fr


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    Une bataille silencieuse mais cruciale se joue en ce moment même dans les corridors du pouvoir… Loin de nos regards.

     

    Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont lancés dans une refonte des règles de la zone euro, la zone monétaire qui régit l'économie des 19 pays utilisant l’euro [1]. Ils peuvent choisir de renforcer les règles existantes, qui favorisent une politique d'austérité et le sabotage entre pays. Ou bien ils pourraient mettre en place des règles qui encouragent la coopération et prennent en considération les citoyens.

     

    Demain vendredi 27 avril [2], les dirigeants des pays de la zone euro, parmi lesquels Emmanuel Macron et Angela Merkel, se rencontreront dans le cadre de l'Eurogroupe et auront l'occasion de discuter de ces règles. Si nous voulons nous faire entendre dans ce débat important, il faut d’abord comprendre ce qui se passe et en parler autour de nous.

     

    Beaucoup d’aspects de notre vie dépendent de l’organisation de la zone euro : nos dettes, notre emploi, notre situation économique, le paiement de nos retraites… et bien plus encore. La dernière crise financière a révélé des failles profondes dans la conception de la zone euro, des failles qui ont des conséquences très graves :

     

    • Austérité forcée, accès limité à une éducation et à des services de santé de qualité,
    • Explosion de la dette souveraine pour certains pays,
    • Aggravation des inégalités entre les peuples européens [3].

     

    Ces réformes nécessaires sont un sujet brûlant. Les dirigeants européens en discutent en ce moment même ! Et ils ont besoin d’entendre que nous, leurs électeurs, voulons un changement qui bénéficie aux citoyens. C’est un moment historique pour affirmer clairement que nous croyons en la coopération entre les pays – pas au sabotage – et que nous pensons que celle-ci est nécessaire pour le bien-être des Européens.

     

    C’est une question complexe mais très importante, qui a de lourdes conséquences sur notre quotidien. Nous devons tous comprendre les enjeux de ces débats. En moins de quatre minutes, nous faisons de notre mieux pour vous expliquer tout ce que vous avez besoin de savoir. Regardez la vidéo et partagez-la avec vos amis avant vendredi pour que ceux que vous aimez comprennent eux aussi ce qui se passe vraiment !

     

    « Défendre nos valeurs européennes, cela signifie que nous ne pouvons pas nous occuper uniquement de nous-mêmes », nous dit Louise [4], membre de WeMove. Des milliers de personnes comme elle se mobilisent déjà pour une nouvelle économie fondée sur la solidarité. Elles demandent un budget commun pour la zone euro, un budget ambitieux et contrôlé par le Parlement, qui permettrait d’engager plus d’investissements publics.

     

    Mika (Bordeaux), Virginia (Madrid), David (Bruxelles), Jörg (Lübeck) et le reste de l'équipe de WeMove.EU

     

    [1] http://mobile.lemonde.fr/europe/article/2018/04/19/reformes-de-la-zone-euro-pourquoi-la-reunion-entre-macron-et-merkel-a-berlin-est-cruciale_5287737_3214.html

     

    [2] http://www.consilium.europa.eu/fr/meetings/eurogroup/2018/04/27/

     

    [3] http://politicalcritique.org/world/eu/2017/democratic-euro-zone-wemove/ [en anglais]

    [4] Ce n’est pas son vrai nom, mais ce sont ses mots

     

    https://www.wemove.eu/fr

     

     

    Découvrez cette vidéo de quatre minutes qui explique tout. Partagez-la avec votre entourage !

     

    Il est temps de transformer la zone euro en profondeur. Nous sommes en faveur d’un euro équitable et démocratique, fondé sur le principe de solidarité!

    Nous faisons appel à vous pour que le système déséquilibré de la zone euro devienne un système bénéficiant à tous et permettant de prévenir de futures crises.

    Des mesures sont nécessaires pour rendre possible cette transformation : davantage d’investissements dans la zone euro pour lutter contre le chômage des jeunes et pour la création d’emplois verts.

    Un budget plus ambitieux de la zone euro pourrait permettre de faire plusieurs investissements nécessaires et de réduire les inégalités économiques entre les différents Etats et citoyens européens.

    Pour en savoir plus sur la campagne: https://act.wemove.eu/campaigns/zone-...

     

    Vous souhaitez contribuer à la mobilisation?

    cliquez ici : https://act.wemove.eu/campaigns/merci...

     


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