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    Dis pépé, c'est quoi le bonheur ?

    Le bonheur mon enfant, c'est d'avoir des yeux,
    Même en vitrine, sous d'horribles lorgnons.
    Pouvoir observer, sur la fleur, un bourdon
    Gorgé de nectar, s'arracher vers les cieux.

    Le bonheur, mon petit, c'est d'être fasciné
    Par une perle de rosée, courant sur le fil de la vierge,
    Dans une aube radieuse au soleil qui émerge,
    Cordiale promesse d'une belle journée.

    Le bonheur, tu sais, c'est pouvoir admirer,
    Dans l'azur doré d'un printemps qui s'éveille,
    Un magnifique rapace qui, de là-haut, surveille
    Le lapereau étourdi qui a quitté son terrier.

    Le bonheur, mon garçon, c'est pouvoir arpenter
    La garrigue provençale, ta main dans la mienne :
    Balade matinale, avant que ne survienne
    Le vent brûlant, au zénith de juillet.

    Le bonheur, mon enfant, c'est quand la pluie est tombée
    Et fait que la terre craquelée et agonisante,
    Exhale soudain une odeur douce et enivrante,
    Pour remercier le ciel de la bienfaisante ondée.

    Le bonheur, vois-tu, c'est, quand finit l'été,
    Cueillir une pomme au sein du verger familial,
    L'essuyer sur sa blouse, d'un geste machinal,
    Puis mordre à belles dents, dans sa chair sucrée.

    Le bonheur, tu sais, il se trouve n'importe où :
    Se coucher dans le pré, écouter chanter l'herbe,
    Le souffle du Mistral dans le chêne superbe,
    Le murmure du ruisseau, polissant ses cailloux...

    Je te souhaite des choses pures, du bonheur!
    Point n'est besoin d'honneurs et de richesses.
    Qu'un avenir utopique, et de folles promesses,
    Ne puissent jamais, ô jamais ! Endurcir ton cœur.

    Pierre Clérico

     

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  • Afficher l'image d'origine"Une petite histoire"

    Il s'appelait Fleming, c'était un pauvre fermier écossais...

    Un jour, alors qu'il tentait de gagner la vie de sa famille,
    il entendit un appel au secours provenant d'un marécage proche.
    Il laissa tomber ses outils, y courut et y trouva un jeune garçon enfoncé
    jusqu'à la taille dans le marécage, apeuré, criant et cherchant à se libérer.

    Le fermier sauva le jeune homme de ce qui aurait pu être

    une mort lente et cruelle.


    Le lendemain, un attelage élégant se présenta à la ferme.
    Un noble, élégamment vêtu, en sorti et se présenta comme étant le père du garçon que le fermier avait aidé.

    Je veux vous récompenser", dit le noble. "

    Vous avez sauvé la vie de mon fils".

    "Non, je ne peux accepter de paiement pour ce que j'ai fait",

    répondit le fermier écossais.

    A ce moment, le fils du fermier vint à la porte de la cabane.

    "C'est votre fils?" demanda le noble.
    " Oui!", répondit fièrement le fermier.

    "Je vous propose un marché.

    Permettez-moi d'offrir à votre fils

    la même éducation qu'à mon fils.

     

    Si le fils ressemble au père, je suis sûr qu'il sera un homme
    duquel tous deux nous seront fiers". Et le fermier accepta.

    Le fils du fermier Fleming

    suivit les cours des meilleures écoles et au final,
    fut diplômé de l'École de Médecine de l'Hôpital Sainte-Marie-de-Londres.
    Il continua jusqu'à être connu du monde entier.

     

    Le fameux Dr Alexander Fleming avait en effet découvert la pénicilline.
    Des années plus tard, le fils du même noble qui avait été sauvé du marécage avait une pneumonie.

    Qui lui sauva la vie cette fois ?...

    La pénicilline.

    Comment s'appelait le noble ?

    Sir Randolph Churchill.

    Son fils ? Sir Winston Churchill.

    Quelqu'un a dit un jour : Tout ce qui s'en va revient.

    Travaille comme si tu n'avais pas besoin d'argent.

    Aime comme si tu n'avais jamais été blessé.

    Danse comme si personne ne te regardais.

    Chante comme si personne ne t'écoutais.

    Vis comme si le Ciel était sur la Terre.

     

    Source: Anonyme...www.lespasseurs.com


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  • https://www.rtbf.be/info/insolites/detail_en-provence-des-touristes-ont-porte-reclamation-contre-le-chant-des-cigales?id=9999609

     

     

    Des touristes voulaient se débarrasser des cigales, selon la presse, dont Var Matin. Peut-être ces malheureux ne connaissaient-ils pas la vérité? LA LÉGENDE DES CIGALES

    L'histoire se déroule au temps béni où les anges venaient passer leurs vacances en terre de Provence.


    Ils arrivent ainsi dans cette contrée, aux couleurs exceptionnelles, par un matin de grande lumière, et sont étonnés de ne pas rencontrer âme qui vive entre calanques et restanques.


    Et surtout s'exaspèrent d'apercevoir de nombreux champs, non provisoirement en jachère, mais définitivement en friche. Eux, qui rêvaient d'admirer d'opulents vergers, prospères potagers, se trouvent bien déçus.


    Très tristes, ils vont frapper à la porte d'un presbytère et restent ébahis de découvrir le curé, non point raisonnablement consacré à la prière, mais profondément enfoncé au cœur d'une sieste sanitaire et solennelle, engoncé sous les boutis d'une confortable litière.
    Le prêtre, empressé, leur explique que le Seigneur a choisi de dispenser, à ses compatriotes du midi, du soleil en abondance, avec exubérance, et leur permet donc de disposer de sommeil à foison, en luxuriance.


    Il leur précise de plus que les gens du coin se tiennent sagement à l'ombre des oliviers afin de se préserver des rayons violents de Phoebus. L'un des séraphins, perplexe, interroge :
    "Mais quand travaillent-ils alors ?"
    "A la fraîche ! répond-il humblement, en écartant toute polémique sarcastique. Un peu à la rosée, et pas beaucoup plus à la vesprée. Ceci explique le piteux état de leurs terrains.


    Les messagers aux ailes dorées retournent au ciel raconter leur aventure à Dieu qui décide aussitôt de créer une nouvelle espèce d'insectes.

    Lorsque le disque solaire se montrera trop ardent, pendant la torride saison estivale, les bestioles se cacheront dans les pins et exécuteront, tels de téméraires tambourinaires, les notes stridentes d'une musique exacerbée, dans le but d'empêcher les habitants du pays de dormir exagérément, aux beaux jours retrouvés.

    C'est ainsi que sont née les cigales, cymbalistes et bruyants symboles,

    en parfaite symbiose désormais avec l'art de vivre méridional !


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  • Chanson réaliste et entre-deux-guerres

     

    Ces voix de gramophones qui grésillent et qui dansent une folle farandole, ces chanteuses et chanteurs qui racontent la rue, la misère, la fête aussi parfois. Aristide Bruant, Damia, Fréhel, Yvette Guilbert ou Edith Piaf chantent les folles années de crise, mais nous parlent aussi d'amour...

     Edith Piaf lors d'un concert à l'Olympia, à Paris, le 30 décembre 1960 Edith Piaf lors d'un concert à l'Olympia, à Paris, le 30 décembre 1960 Crédits : STF - AFP

    "La rue était un des espaces naturels de la chanson. Mais on chantait dans les cours, les ateliers, les échoppes. Cette culture de l'oralité vive a été transformée par les nouvelles technologies du spectacle." (Catherine Dutheil-Pessin)

     

    Nous entamons aujourd’hui une nouvelle série intitulée “Chantons sous la crise”. Cette semaine, nous examinons trois périodes de crises économiques et les réactions et expressions musicales qu’elles ont vu naître. Aujourd’hui, nous commençons par l’entre-deux-guerres, période de basculement d’un monde à un autre et de “grande dépression”. La crise qui traverse la France est tant économique que morale et s’exprime dans les arts, à commencer par la musique. La chanson dite “réaliste” se fait le réceptacle mais aussi l’exutoire des deuils comme des difficultés socio-économiques. De la rue au café-concert, les espaces qu’elle prend pour scènes, sont au cœur des mutations des territoires et de la condition des classes populaires. Pourtant, emportées par la musique, les voix de Mistinguett, Fréhel et Piaf invitent les foules à “chanter sous la crise” dans un rythme entêtant….

    "Le café-concert s'est développé dès le milieu du XIXe siècle. Il y a une hiérarchie entre ceux des beaux quartiers et ceux des faubourgs. On assiste à une premier forme d'industrialisation du spectacle." (Catherine Dutheil-Pessin)

    Références sonores :

    • Quantic, "Time Is The Enemy", extrait de l'album The 5th Exotic, Tru Thoughts, 2001 (générique)
    • "La butte rouge", interprétée par Francis Marty, chanson écrite par Gaston Montéhus et composée par Georges Krier, en 1923
    • "Dans la rue" interprétée par Aristide Bruant, en 1912
    • Extrait d'une interview d'Edith Piaf, archive non datée
    • "Mon homme", chanson interprétée par Mistinguett, en 1920, texte d’Albert Willemetz et Jacques Charles, musique de Maurice Yvain
    • Extrait d'un discours de Jacques Doriot, en 1931
    • Lucienne Boyer, "Parlez-moi d'amour", 1930, chanson écrite et composée par Jean Lenoir
    • Edith Piaf, "Mon cœur est au coin d'une rue", 1937
    • Serge Gainsbourg, "Mon légionnaire", musique de Marguerite Monnot et texte de Raymond Asso, extrait de l'album You're Under Arrest, Phonogram, 1987

     

    La chanson réaliste : sociologie d'un genreCatherine Dutheil-PessinL'Harmattan, 2004


    L'équipe
    Production
    Réalisation
    Avec la collaboration de
     
    par Maylis Besserie
    du lundi au jeudi de 14h00 à 15h00
     

     

    Les autres émissions, chanter sous la crise

     

     

    Chantons sous la crise ! (2/4) : Punk et tournant libéral
    Chantons sous la crise ! (3/4) : Rap et crise sociale
    Chantons sous la crise ! (4/4) : Les mutations de l'industrie musicale

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