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    INTERDICTION DE 3 NÉONICOTINOÏDES : 

    SOUTENIR NOS PROJETS

    CRÉER ENSEMBLE DES SANCTUAIRES POUR SAUVER NOS ABEILLES LOCALES

     

    Bulletin complet

     

    https://info.pollinis.org/bulletin-printemps-2018/?utm_source=newsletter_730&utm_medium=email&utm_campaign=18ndb-ndouv

     

    Des néonicotinoïdes viennent d'être interdits par la Commission européenne. Présenté comme une victoire, ce vote ne concerne pourtant que trois molécules sur les sept existantes et permet toujours l'utilisation de néonicotinoïdes dans les serres. Cette décision ne concerne pas non plus les nouvelles générations de tueurs d'abeilles... Pour sauver les abeilles, les interdictions partielles ne suffiront pas : il faut un nouveau modèle agricole.

    POLLINIS travaille avec des apiculteurs engagés, des chercheurs et des passionnés de l’abeille locale afin de protéger ce qu'il reste encore d'abeilles noires en France en créant des conservatoires, véritables sanctuaires où elles peuvent évoluer et se reproduire naturellement.

    Pourtant, les conclusions publiées par l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) le 28 février 2018 dénoncent sans appel la dangerosité des néonicotinoïdes pour les pollinisateurs. Et le Parlement européen a voté presque à l'unanimité le 1er mars 2018 en faveur du rapport Erdõs sur l'avenir de l'apiculture, appelant la Commission européenne à « agir sur la base du consensus scientifique établi en interdisant les pesticides, et en particulier les néonicotinoïdes et autres insecticides


    Via une procédure accélérée, le parlement a voté le 18 avril une proposition de loi portant sur le secret des affaires qui pourrait avoir des implications juridiques, sociales, environnementales et sanitaires graves. Ce texte, qui sera étudié en commission mixte paritaire le 17 mai, est la transposition d’une directive européenne élaborée par les lobbys des multinationales.

    Il ne suffit pas de se battre pour faire interdire les pesticides tueurs d'abeilles : il faut aussi protéger le riche patrimoine génétique de nos abeilles locales, naturellement résistantes et adaptées à nos fleurs et nos paysages. POLLINIS se lance donc dans un ambitieux projet : repeupler nos territoires en abeilles noires.

    IL FAUT D'URGENCE 

    Pour enrayer réellement le déclin massif des pollinisateurs et l’extinction des espèces dans nos pays, les Européens n’ont pas d’autre choix que d’interdire de toute urgence la totalité des pesticides tueurs d’abeilles et de changer de modèle agricole pour le rendre compatible avec la survie des pollinisateurs. Avec votre soutien, POLLINIS se battra jusqu’au bout pour obtenir cette interdiction.

    LE RISQUE : L'EXTINCTION

    Installée depuis plus d'un million d'années sur tout le nord-ouest du continent européen, l'abeille noire (Apis mellifera mellifera) est l'abeille endémique de l'hexagone. Comme nombre d’insectes, elle est menacée d'extinction. Attaquée de toutes parts – par les pesticides, la suppression des haies et des friches, les parasites et les agents infectieux, le frelon asiatique... – elle pourrait être rayée de la carte d’ici une quinzaine d’années. En Allemagne, elle a déjà disparu.

    DES SANCTUAIRES

    Mais POLLINIS a peut-être trouvé un moyen d’enrayer son déclin dramatique et préserver son capital génétique unique : la création de sanctuaires de préservation et la production d'essaims afin de repeupler petit à petit nos territoires avec cette butineuse exceptionnelle et d'assurer aux générations futures une abeille robuste, ancrée dans son terroir.

    Des chercheurs de Radboud University aux Pays-Bas on révélé récemment que plus de 75% des insectes ailés ont disparu d'Allemagne en moins de 30 ans et que ces résultats pouvaient être généralisés à tous les pays d'Europe. Les pollinisateurs sauvages se meurent, et avec eux les poissons et les oiseaux qui s'en nourrissent (un tiers en 15 ans)... Sous la pression des ONG comme POLLINIS, les institutions européennes commencent à se préoccuper du problème.

    BRANLE-BAS DE COMBAT 

    En six semaines, POLLINIS – qui s'inquiète déjà de l'opacité qui règne sur les processus d'homologation des pesticides – a co-fondé le collectif « Stop secret d’affaires » qui réunit cinquante organisations, représentants d'ONG, journalistes, lanceurs d'alerte, chercheurs et représentants du personnel.

    L'interdiction de trois néonicotinoïdes ne répond pas à l'urgence environnementale liée à l'utilisation massive de pesticides dans l'agriculture. Pour enrayer l'extinction des pollinisateurs, il faut un modèle agricole compatible avec leur survie. (Photo DR)

    ► POLLINIS travaille à créer des petits paradis où l’abeille locale peut retrouver sa force et se reproduire naturellement. (Photo : DR)

     
     
     

    LES NÉONICS REMPLACÉS PAR D'AUTRES TUEURS D'ABEILLES

    Le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale (ScoPAFF) a voté le vendredi 27 avril 2018 une proposition de la Commission européenne visant à interdire l'usage hors serres de 3 molécules néonicotinoïdes sur les 7 existantes : la clothianidine, l'imidaclopride et le thiamétoxame, déjà partiellement interdites depuis 2013 en raison de leur dangerosité avérée pour les abeilles et les pollinisateurs sauvages.

    Cette décision, promise depuis cinq ans déjà, est présentée partout comme un progrès louable, arraché de haute lutte aux intérêts des firmes qui commercialisent ces produits. Elle ne répond en réalité aucunement aux urgences sanitaires et environnementales liées à l'utilisation massive de ces pesticides dans l'agriculture.

    CONTRER LES LOBBIES

    Secret des affaires : ne laissons pas l'agrochimie nous bâillonner

    Alors que la Commission mixte paritaire s'apprête à voter une loi dangereuse pour le droit à l'information, notamment sur les données liées à la protection de l’environnement, POLLINIS remet au gouvernement la pétition « Stop secret d’affaires » qui a réuni près de 550 000 signatures.

     
     


    ► POLLINIS interviewé par le media en ligne Reporterre détaille les menaces que la loi secret d’affaires fait peser sur les ONG.

    Les résultats d'Apiformes, réseau d’observation et de formation sur les pollinisateurs sauvages financé par les sympathisants de POLLINIS, mis à l’honneur dans le Courrier de la nature.

     

    POLLINIS EXISTE GRÂCE À VOUS

    Merci pour vos dons et votre soutien 

    « Merci à vous, courageuses abeilles de Pollinis, pour votre hardiesse et la magie de cette victoire présente, et de celles à     venir ? »
    Florence H. Paris 20e

    « Merci à toute l'équipe pour son engagement tenace et bravo ! Les gouttes d'eau font les rivières ? Je penserai à vous en installant nos trois ruches d'abeilles noires au printemps dans la Loire Atlantique... »
    Denis M.

    UNE SALVE ININTERROMPUE

    ► L'équipe de POLLINIS a contacté un à un les eurodéputés pour les convaincre de l’importance de la sauvegarde de nos abeilles locales. (Photo : P. Besnard/POLLINIS)

    La bataille était loin d'être gagnée : en janvier, lors d'un premier vote, la notion de protection « juridique » est expurgée de nos amendements. Pour la réintroduire, il nous faut convaincre 76 eurodéputés... en moins de quatre semaines ! L'équipe mobilise toutes ses forces, contactant un à un les eurodéputés et alertant les associations et les scientifiques européens.

     

    ACTION CITOYENNE

     

     

    Abeilles sauvages, papillons, bombyles... POLLINIS organise la mobilisation pour enrayer la disparition des pollinisateurs indispensables et méconnus.

     

    UNE LISTE DE RECOMMANDATIONS

    Il existe sept néonicotinoïdes autorisés actuellement sur tout le territoire européen, et au moins deux nouveaux pesticides tueurs-d’abeilles, le sulfoxaflor et le flupyradifurone, dont le mode d’action sur les insectes est semblable à celui des néonicotinoïdes. Interdire l’usage en extérieur de trois molécules seulement contraint juste les agriculteurs à utiliser massivement les autres molécules disponibles et les nouveaux pesticides tueurs d’abeilles au moins aussi toxiques pour les pollinisateurs et la biodiversité !

    LES POLLINISATEURS 

    systémiques dont les études démontrent la dangerosité pour la santé des abeilles. »

    SILENCE SUR LES DONNÉES D'INTÉRÊT GÉNÉRAL

    La définition du secret des affaires est si vaste que n’importe quelle information interne à une entreprise peut désormais être classée dans cette catégorie, qu’il s’agisse d’informations sur les pratiques fiscales des entreprises, de données d’intérêt général relatives à la santé publique ou liées à la protection de l’environnement et à la santé des consommateurs.

    Ensemble, nous avons publié une tribune dans la presse et diffusé plusieurs interviews vidéos, dont celle que nous a accordée la journaliste Élise Lucet et qui a été vue plus de 3 millions de fois ! 

    Notre pétition pour restreindre le champ d’application du texte aux seules entreprises concurrentes a réuni plus  de 550 000 signataires. Pour faire entendre nos voix, nous avons imprimé ces signatures et les avons remises au gouvernement et au Parlement. Mais le compteur continue de tourner : si ce n'est pas déjà fait, signez et partagez notre pétition pour défendre notre droit d'être informé.

    ► Au micro de France Inter, POLLINIS explique pourquoi le travail des ONG et chercheurs sera mis en danger si la loi secret d’affaires est adoptée en l’état (09:47 à 11:23).

    ► POLLINIS rédige et signe une tribune dans Le Monde demandant à restreindre l’application de la loi secret d’affaires aux seuls acteurs économiques concurrentiels.

    Vallée de l’abeille noire : la construction 

    d'un paradis pour les abeilles se poursuit 

    DES TESTS DE TERRAIN

    En France, la région PACA est l'une de celles qui financent le plus la lutte contre le frelon asiatique. Elle a demandé à POLLINIS de faire tester quatre prototypes pendant un an par des sociétés locales spécialisées : une collaboration idéale qui permettra d'affiner le prototype avant la phase de fabrication.

    ► Vos messages de soutien après le vote du Parlement européen en faveur d'une protection juridique pour les conservatoires d'abeilles locales (voir article page 3) nous sont allés droit au cœur ! 

    « Bonsoir, bravo pour cette réussite ! Malgré l'heure tardive, je n'ai pas pu résister à réveiller mon épouse pour lui annoncer la bonne nouvelle et l'inviter à trinquer avec moi. Tous deux pensionnés, nous pourrons nous permettre une grasse matinée. Car, pour être francs, nous n'y croyions pas tellement, à cette victoire.

    « Retraité âgé de 75 ans, c'est parce que j'ai un essaim d'abeilles travailleuses dans un trou de mon vieux chêne, que je me suis senti obligé de les défendre. Voilà, c'est fait et c'est gagné ! »
    François M.

    Dispositif de piégeage des nids de frelon asiatique

    Juriste en droit européen spécialisée en droit animal et titulaire du Certificat d’aptitude à la profession d’avocat du barreau de Paris, Marion a travaillé dans des associations, à la Commission européenne et dans des cabinets d’avocats spécialisés en droit de l’agriculture en France et en Colombie. Elle rejoint l’équipe de POLLINIS comme chargée de plaidoyer au sein des pôles Abeille et Agriculture :« J’ai toujours souhaité utiliser mes compétences juridiques pour influencer positivement la législation environnementale et notre système agricole. Avec POLLINIS j’ai l’opportunité de me battre pour la protection des abeilles . » 

    Trois  stagiaires  épaulent  également  notre  petite  équipe : Fanny,  en  3e  année  de  sciences  politiques,  s'occupe avec énergie des dossiers « abeilles locales » ; Alexandre, futur développeur, travaille sur une application mobile associée à notre dispositif anti-frelon asiatique ; Léa, étudiante en communication, aide à faire passer nos messages avec ses talents de graphiste sur les réseaux sociaux.

    « Votre succès est un monument à la nature, aux abeilles qui sont indispensables pour nourrir la communauté ! Quelle fierté de faire partie de votre mouvement. Je suis pensionnée sans grands moyens, mais je suis de tout cœur avec vous ! »
    Nicole D.

    Encore reste-t-il évidemment à la faire respecter à partir de maintenant. Croisons les doigts tous ensemble. Youppee ! »
    Jean-Paul et Katia V.H. 

    POLLINIS s'est battu tout l'hiver pour obtenir une protection juridique des Conservatoires d'abeilles locales en Europe. Profitant d'un rapport sur l'apiculture de la Commission agriculture de l’Union européenne, votre association a obtenu une victoire historique.

    Nous soulignons l'importance de l'enjeu : sauver des abeilles en voie de disparition à cause de l'importation massive d'abeilles moins résistantes et moins adaptées à nos fleurs et nos climats. Première victoire : 87 députés acceptent la réintroduction de notre amendement !

    UN VOTE HISTORIQUE

    Reste à obtenir une majorité au Parlement européen. Nous redoublons d'efforts : mails, appels... Le 1er mars, nos efforts sont récompensés : pour la première fois, un texte européen est voté qui reconnaît l'importance de nos abeilles locales. Ce texte n'est pas encore contraignant, mais il oblige la Commission Européenne à se saisir du sujet. Une grande victoire pour les défenseurs des pollinisateurs !

    Cela nécessite un travail de prise de conscience et de formation auprès des apiculteurs locaux et la transmission d’essaims d’abeilles noires qui leur permettrait d’abandonner les abeilles importées et de revenir à une apiculture plus traditionnelle. Avec l'aide de Conservatoires de l'abeilles noire déjà existants, nous commençons ce minutieux travail pour qu'à terme il y ait autant de sanctuaires de sauvegarde que de terroirs en France.

    ► POUR NOUS SOUTENIR DANS CETTE DEMARCHE, CLIQUEZ ICI

    PLUS MENACÉS QUE JAMAIS

    UNE INTERDICTION TOTALE

    REJOIGNENT L'AVENTURE ! 

    AU VERGER-ÉCOLE

    Cette année, trois nouvelles parcelles seront cultivées par des agriculteurs locaux qui ont souhaité se joindre à la création d'un paradis culturel et agricole pour les pollinisateurs. Des semences de pois chiche noir local ont été récupérées pour la prochaine rotation de culture.

    POLLINIS vous garantit une totale confidentialité de vos données personnelles, qui ne seront pas communiquées à des organismes  tiers.   Toutes  les  informations

     

    ET MOBILISATION 

    SUR DES NIDS ACTIFS

    D'APPELS ET DE MAILS

    POUR LES ABEILLES NOIRES

    DES ABEILLES LOCALES

    Sauver les pollinisateurs sauvages  

    La Commission a ainsi lancé une « Initiative pour les pollinisateurs » et une consultation publique en février. POLLINIS a encouragé via les réseaux sociaux les citoyens à se mobiliser en diffusant des recommandations de réponse.

    Après une série d'ateliers en mars regroupant chercheurs, associations et représentants de la Commission, POLLINIS s'est aussi associée au réseau Buglife, qui regroupe une dizaine d'associations de protection des invertébrés. Nous avons adressé à la Direction générale de l'Environnement de la Commission européen une liste de recommandations.

    L'AGROCHIMIE

    EN EMBUSCADE

    Parmi les pistes pour tenter d'enrayer l'hécatombe silencieuse : interdiction des pesticides tueurs d'abeilles, protection des plantes favorables aux pollinisateurs, reconstitution de leurs habitats... Bien entendu, ce programme ne plait pas aux agrochimistes. Le bras de fer se poursuit.

    NON, LE VOTE DE BRUXELLES NE VA PAS SAUVER LES ABEILLES !


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  • En Alsace, Jean-Paul se dévoue au grand hamster décimé par la culture intensive de maïs ; à Lyon, des chercheurs étudient les grenouilles stressées par l’éclairage public et le trafic routier…

    "Envoyé spécial" a rencontré ceux qui se battent pour sauvegarder nos animaux familiers. Entendrez-vous encore longtemps l’alouette chanter dans la prairie d’à côté ?

    Et aurez-vous la chance de voir un jour le hamster sauvage gambader dans les plaines d’Alsace ? Pas si sûr !

    Les animaux du quotidien, ceux que l’on croise dans nos campagnes, sont eux aussi en voie d’extinction. Sensibiliser les agriculteurs "Envoyé spécial" est allé à la rencontre de ceux qui se battent pour la sauvegarde de nos animaux familiers.

    En Alsace, Jean-Paul, un amoureux de la nature, se dévoue corps et âme pour le grand hamster décimé par la culture intensive de maïs. Il a monté son propre élevage et tente de sensibiliser les agriculteurs à cette cause.

    A Lyon, des chercheurs étudient les grenouilles stressées par l’éclairage public et le trafic routier.

    Tous espèrent les sauver de la disparition.

    Un reportage de Raphaële Schapira, Mathieu Rénier et Frédérique Prigent

    diffusé dans "Envoyé spécial" le 3 mai 2018.

     

    Réunion en Lèr


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  • Pour toute demande de projection publique, contactez-nous à cqn.films@gmail.com

    "Sous les pavés, la terre" vise à présenter des solutions alternatives et valides au modèle socio-économique actuel.

    Il s’avère qu’il y a urgence en matière d’avenir pour notre planète : il faut redéfinir les possibles, du soutenable au durable. Ce film décrit le parcours d’hommes et de femmes qui à un moment ont changé leur rapport à la Terre.

    Ce combat pour une Terre vivable commence par notre maison, nos assiettes, une remise en question de chacun de nos actes : Comment se déplacer ? Comment recycler son eau ? Comment construire une maison passive ? Où sont fabriqués nos vêtements ? D’où provient ce fruit ?

    Ciné Qua Non

     


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    Je fais pression

    Lien amendement en bas d'article

    J'ai signé, et vous ?

    Depuis plus de dix jours le pôle Abeilles de POLLINIS oeuvre pour obtenir le nombre de signatures d'eurodéputés nécessaires afin de réintroduire l'amendement demandant la protection juridique des abeilles locales en Europe.

    Après des centaines de coups de téléphones et plus de 2000 mails envoyés, nous avons réussi : 86 eurodéputés ont signé pour réintroduire l'amendement.

    Grâce à votre aide et celle de toutes les associations européennes de protection des abeilles locales qui nous ont soutenus dans cette initiative inédite, la protection légale des abeilles locales est à portée de main.

    Les députés doivent voter le texte dans quelques jours : faites pression pour protéger les abeilles locales !

    Nous avons une occasion inespérée de faire graver dans le droit européen la reconnaissance des abeilles locales européennes, et la protection juridique des conservatoires qui, contre vents et marrées, s'évertuent à les protéger.

    Dans quelques jours, les députés européens pourraient voter un amendement salutaire, obtenu de haute lutte par notre équipe, et par la coalition de 40 organisations de citoyens, apiculteurs et scientifiques qui nous a rejoint, qui pourrait être la première pierre d'un plan de sauvetage dont nos abeilles locales ont désespérément besoin.

     

    86 députés sont déjà de notre côté : aidez-nous à faire pression sur les autres, en signant votre pétition et en transférant cet email à tous vos contacts !

     

    C'est le dernier round d'un combat de longue haleine, et un espoir gigantesque de pouvoir sauver ce qu'il reste encore d'abeilles locales en Europe.

     

    Installées pourtant depuis plus d'un million d'années sur tout le continent européen, les abeilles locales butinent sans relâche, saison après saison, siècle après siècle, les fleurs de nos campagnes, assurant la reproduction d'une grande partie des fruits et légumes consommés par des générations d'habitants.

     

    C'est en grande partie grâce à leur travail acharné que les populations locales ont pu se nourrir sainement pendant des siècles.

     

    Aujourd'hui, ces pollinisateurs pourtant indispensables subissent de plein fouet le contrecoup des grands bouleversements contemporains...

     

    - Empoisonnement aux pesticides, notamment néonicotinoïdes et nouveaux "tueurs-d'abeilles" ;

     

    - Perte de l'habitat naturel avec l'urbanisation galopante et l'artificialisation des sols, la disparition des haies, des friches et des arbustes qui constituaient autant de refuges et de zones de reproduction pour les insectes ;

     

    - Perte de la diversité alimentaire avec la monoculture, la baisse du nombre et de la variété des fleurs dont les abeilles peuvent butiner le pollen et le nectar ;

     

    - Introduction de parasites et de virus étrangers (varroa, Nosema ceranae...), et de nouvelles espèces prédatrices (frelon asiatique en particulier) contre lesquelles les abeilles sont sans défense ;

     

    - Importation massive d'abeilles étrangères réputées plus efficaces ou plus dociles, et hybridations effrénées des différentes races d'abeilles entre elles, dégénérescence des colonies d'abeilles dès la deuxième génération, et perte catastrophique du précieux capital génétique des sous-espèces locales...

     

    Nos abeilles locales - celles qui sont adaptées à nos climats et nos territoires - n'ont jamais été aussi menacées par le transfert de gènes d'autres espèces !

     

    Ces dernières années, les pesticides, les parasites et les nouvelles maladies ont fait quasiment disparaître les populations d'abeilles sauvages et décimé les ruchers à travers toute l'Europe. Depuis, une grande partie des apiculteurs est obligée de reconstituer chaque année leurs ruchers avec des abeilles étrangères, peu ou pas adaptées aux fleurs et au climat local.

     

    Ce phénomène a déjà des conséquences catastrophiques pour les apiculteurs bien sûr, mais également pour l'agriculture et la biodiversité - et cela nous concerne tous, nous, citoyens de l'Union européenne.

     

    Ce mélange des différentes races ("sous-espèces" disent les spécialistes) génère beaucoup d'individus fragiles, mal ou pas du tout adaptés, qui ont besoin de plus en plus de soins de la part des apiculteurs pour pouvoir simplement survivre :

     

    - Nourrissement au sucre pour les maintenir en vie lors des longues périodes de pluies, et pendant l'hiver ;

     

    - Remplacement artificiel des reines de moins en moins fécondes, voire stériles ;

     

    - Transhumance (déplacement) des colonies, incapables de trouver sur place les moyens de leur subsistance.

     

    Ce transfert génomique a un nom : "l'introgression". Et il pourrait bien avoir raison d'un patrimoine génétique vieux de plus d'un million d'années. Après avoir survécu à deux glaciations, l'abeille noire (Apis mellifera mellifera) et les autres races d'abeilles locales sont peut-être pourtant les seules à pouvoir résister aux changements climatiques qui sont en train de se produire.

     

    Pourtant, elles sont aujourd’hui menacées par les nouvelles techniques qui s'opèrent depuis quelques décennies dans l'apiculture.

     

    En France, les importations d'abeilles sont passées de 5 à 48% entre 2007 et 2012. En Île-de-France, le taux d'introgression a même grimpé à 80% en 2014. Et le déclin continue depuis. Pas seulement en France bien sûr : on observe le même phénomène dans la plupart des pays européens.

     

    C'est un cercle vicieux. Des colonies d'abeilles qui pouvaient survivre presque sans l'intervention de l'homme sont de plus en plus souvent remplacées par des abeilles importées d'élevage plus fragiles et dépendantes de l'homme pour leur entretien et leur alimentation.

     

    On a aujourd'hui en moyenne entre 30 et 40% de mortalité dans les ruchers, mais certains considèrent désormais que c'est normal ! Et le pire reste à venir si l'on n'agit pas immédiatement : même pour les apiculteurs qui voudraient travailler avec des abeilles locales au patrimoine génétique préservé, cela devient de plus en plus difficile de se procurer des essaims.

     

    Aujourd'hui, la masse critique de disparition est atteinte : dans certaines régions, et même certains pays comme l'Allemagne, l'abeille noire a déjà disparu... Sans une action déterminée de tous les pays européens, l'abeille noire et les autres races locales européennes ne subsisteront bientôt plus qu'à l'échelle d'échantillons dans les conservatoires... ou de banques de gènes congelés dans les frigos des laboratoires des firmes biotechnologiques qui veulent s'en servir pour créer des "super-abeilles" brevetées qu'ils revendraient à prix d'or.

     

    Ce serait un désastre, et pas seulement pour les apiculteurs.

     

    Avec la disparition des abeilles locales, ce sont des millénaires d'adaptation génétique au climat local, aux plantes, aux fleurs des vergers et des potagers, aux parasites et aux prédateurs qui s'évaporent - des maillons-clé de notre apiculture qu'on ne pourra jamais remplacer...

     

    Mais surtout, des abeilles très précieuses car extraordinairement résistantes aux changements climatiques et aux stress...

     

    ...et sur lesquelles nous devons absolument pouvoir compter pour assurer la survie des populations d’abeilles sur le territoire européen, et bâtir une apiculture durable qui bénéficiera aux générations futures.

     

    La reconstitution de populations d'abeilles locales robustes et adaptées à la flore et aux conditions climatiques et géographiques locales est encore possible, à partir de certains territoires où elles subsistent encore !

     

    C'est une question de volonté politique. S'il vous plaît, faites pression sur les députés européens en cliquant ici!

     

     

     

    Un peu partout en Europe, des apiculteurs conscients de la perte terrible que représenterait la disparition de l'abeille noire et des différentes races locales d'abeilles, ont décidé d'agir pour protéger ce qu'il reste encore de colonies en France, en Belgique, en Suisse, en Italie, au Royaume-Uni, au Danemark et ailleurs.

     

    Ils ont monté des conservatoires, véritables zones-refuges pour le bien-être des abeilles et des apiculteurs qui s'en occupent, où les abeilles peuvent évoluer et se reproduire sans risque de subir un croisement génétique avec d'autres espèces importées. Les pratiques des apiculteurs au sein des conservatoires s'accordent au mieux à la biologie des abeilles : croissance autonome jusqu'à la reproduction, puis sélection naturelle exercée par l'environnement sauvage des conservatoires, ce qui permet de restaurer leur vitalité.

     

    Ces apiculteurs mènent chaque jour un travail acharné pour tenter de préserver à tout prix nos précieuses abeilles locales.

     

    Mais aujourd'hui, ils ont besoin de votre aide - et de celle du plus grand nombre de citoyens que nous arriverons à mobiliser à travers l'Europe : les sanctuaires de l'abeille locale sont en danger, et seule une réaction massive et imminente des citoyens pourra aider à les protéger.

     

    Certains pays ont déjà pris des mesures pour protéger de petites zones de leur territoire pour protéger leurs précieuses abeilles locales. Mais en France, comme dans la plupart des pays européens... rien ou presque : il y a bien des arrêtés (communaux, ministériels, fédéraux...) qui listent les insectes protégés - on y trouve des papillons comme l'azuré du serpolet, l'apollon ou le sphinx de l'épilobe ; des coléoptères comme le grand capricorne ou la rosalie des Alpes ; une grande variété, hélas, de libellules (leucorrhines, cordulies...).

     

    Mais pas d'abeilles.

     

    Pour les autorités, l'abeille noire et les abeilles locales, du fait de leur utilisation en apiculture, ne sont pas sauvages. Elles ne peuvent donc pas être protégées comme le sont les papillons par exemple. Du fait de sa rencontre avec l'Homme, l'abeille qu'on trouvait pourtant à l'état naturel il y a quelques décennies encore, n'entre désormais plus dans la catégorie des espèces sauvages.

     

    Pour autant, elle n'entre pas non plus dans le cadre des espèces d'élevage protégées - essentiellement du bétail, comme le cabri créole, le porc de Bayeux ou la vache mirandaise par exemple.

     

    Les abeilles locales subissent un vide administratif : elles n'entrent pas dans les cases des espèces considérées comme menacées. Et il en va de même pour les conservatoires montés par les apiculteurs qui tentent coûte que coûte de les sauvegarder : aucun outil juridique ne leur permet de protéger leurs ruches contre l'intrusion d'abeilles importées et empêcher l'hybridation de leur cheptel.

     

    C'est un combat de tous les jours pour ces apiculteurs courageux et déterminés à sauvegarder ce qu'il reste encore d'abeilles locales sur le territoire : à Belle-Ile-en-mer, en Lozère, ou même dans les conservatoires d'Ile-de-France ou d'Auvergne, soutenus par le CNRS, il ne se passe pas une année sans qu'une affaire d'intrusion de cheptel importé n’éclate : il suffit de l'installation dans ces zones d'une seule ruche peuplée d'abeilles différentes pendant la période de fécondation pour anéantir tout ce travail de protection et de préservation.

     

    Et à chaque fois, il faut se battre, essayer de convaincre les intrus de la nécessité de protéger l'écotype local... Ce serait tellement plus simple si les conservatoires bénéficiaient tout simplement d'une protection juridique solide, comme c'est le cas pour les parcs nationaux, les espaces naturels sensibles, les réserves biologiques ou les aires marines protégées !

     

    C'est pourquoi POLLINIS, qui est l'un des membres fondateurs de la Fédération européenne des Conservatoires de l'abeille noire (FEdCAN), a mené une grande campagne auprès des députés européens à l'automne dernier, pour les convaincre de déposer des amendements au sein d'un projet d'initiative sur l'apiculture qu'ils étaient en train d'étudier, pour ouvrir la voie vers une véritable protection de nos abeilles locales, et de ceux qui les protègent.

     

    Une bataille au coude à coude contre l'industrie du miel, qui voit d'un mauvais œil ses mauvaises pratiques rendues publiques, et a réussi à faire raboter nos amendements par les députés de la Commission agriculture.

     

    Il ne s'en est fallu de peu que nos amendements soient définitivement enterrés, et il ne tient qu'à la ténacité des membres de notre petite équipe apuyée par les autres associations et chercheurs européens, qui ont appelé les députés un par un, et ne les ont pas lâchés d'une semelle, pour que la protection des abeilles locales refasse son apparition dans le projet final – qui sera voté par les députés le 1e mars prochain.

     

    De haute lutte, un amendement a été réinséré de justesse dans le projet d'initiative – à quelques minutes seulement de l'heure limite pour déposer d'ultimes modifications au texte ! – et nous devons désormais organiser une mobilisation massive des citoyens à travers l'Europe pour obliger les députés à l'adopter !

     

    86 députés sont déjà de notre côté : faites pression pour convaincre les autres !

     

    Ajoutez votre voix à celle des 40 organisations, conservatoires, et scientifiques, engagés dans la protection des abeilles locales en Europe, et des 135 000 citoyens qui soutiennent déjà notre initiative, pour demander la protection juridique des conservatoires d'abeilles locales et pour faire reconnaître l'importance majeure des différentes races locales pour la biodiversité et l'avenir de l'apiculture en Europe !

     

    Il suffit parfois de seulement quelques essaims d'abeilles importées pour détruire tout un cheptel d'abeilles locales. Sans véritable protection officielle, les zones de protection sont à la merci de n'importe quel voisin qui déciderait de se lancer dans l'apiculture avec des essaims importés. Les conséquences sont potentiellement dramatiques pour l'abeille locale :

     

    La disparition de ces petits insectes indispensables réduirait à néant tous les espoirs de repeupler les territoires avec les différents écotypes locaux d'abeilles naturellement adaptées et résistantes, et d'enrayer en Europe le déclin alarmant des abeilles et des pollinisateurs.

     

    Vous le savez, ici chez POLLINIS nous nous battons depuis des années contre les principaux facteurs de mortalité des abeilles - pesticides tueurs d'abeilles en tête. Mais tout ce travail ne servirait à rien si nous laissons en parallèle le patrimoine génétique des abeilles se dégrader à force d'hybridations incontrôlées avec des abeilles moins adaptées.

     

    Nous sommes à deux doigts d'obtenir la reconnaissance officielle par l'Union européenne du drame que constitue la disparition de nos abeilles locales... la protection juridique des zones conservatoires... et la création d'un cadre juridique pour protéger durablement les races d'abeilles locales et empêcher leur disparition !

     

    Mais nous avons besoin pour y arriver d'une vaste mobilisation des citoyens européens pour faire pression sur les députés européens et les obliger à voter l'amendement que nous avons fait déposer.

     

    La préservation des différentes abeilles locales européennes est l'un des meilleurs moyens dont nous disposons aujourd'hui pour garantir aux générations futures un pollinisateur naturellement résistant et adapté à son environnement local, et pour espérer pouvoir basculer rapidement l’Europe dans un système agricole respectueux des pollinisateurs et des écosystèmes, qui apprend à les utiliser plutôt que vouloir à tout prix les transformer.

     

    Alors s'il vous plaît, signez au plus vite votre pétition pour obtenir le vote de notre amendement permettant d'obtenir la protection juridique des conservatoires et la reconnaissance des abeilles locales en Europe. Et si vous le voulez bien, faites circuler largement ce message autour de vous, pour informer et alerter vos proches de ce gâchis gigantesque et encore méconnu, et les rallier à notre mouvement pour faire pression sur les députés européens et protéger véritablement les abeilles locales.

     

     

     

    Merci par avance !

     

    Bien cordialement,

     

    Nicolas Laarman

     

    Pour voir l'amendement déposé par POLLINIS

     

    https://info.pollinis.org/amendement-abeille-noire/

     

     POLLINIS Association Loi 1901

    ONG indépendante, financée exclusivement par les dons des citoyens, qui se bat pour la protection des abeilles et des pollinisateurs sauvages en militant notamment pour un modèle agricole sans pesticide en Europe.

    10, rue Saint Marc 75002 Paris

    www.pollinis.org


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  • horloge-montee-eaux

    Crédit : Comfreak / Pixabay - Licence : CC0

    Les alertes scientifiques sur l'urgence environnementale ne manquent pas, mais force est de constater qu'elles sont peu entendues, y compris par le grand public, et surtout sont peu prises en compte (et encore moins mises en application) dans les décisions politiques. Aujourd'hui, 15 300 scientifiques à travers le monde ont signé un nouvel appel solennel pour la préservation de notre support de vie, pour que l'humanité perdure.

     

    Cet appel collectif n'est pas le premier, en 1992, l'Union of Concerned Scientists et plus de 1 700 scientifiques dont la plupart des lauréats et lauréates du prix Nobel dans les sciences, ont signé le "World Scientists' Warning to Humanity" (Avertissement des scientifiques du monde à l'humanité). Ces scientifiques avaient alors appelé l'humanité à réduire la destruction de l'environnement et ont averti qu'"un grand changement dans notre gestion de la Terre et de la vie est nécessaire, si l'on veut éviter une grande misère humaine."

     

    Dans leur manifeste, ils ont montré que les humains étaient sur une trajectoire de collision avec la nature. Ils ont exprimé leurs inquiétudes concernant les dommages actuels, imminents ou potentiels pour la planète Terre : appauvrissement de la couche d'ozone, disponibilité en eau douce, épuisement de la vie marine, mort des forêts, destruction de la biodiversité, changement climatique et croissance démographique continue. Ils ont alors proclamé qu'il était urgent d'apporter des changements fondamentaux pour éviter les conséquences de notre évolution actuelle.
    Les limites des écosystèmes terrestres étant atteintes et les scientifiques soulignaient déjà que la population mondiale devait être stabilisée.

     

    Il ne faut pas se mentir : cet appel n'a pas été compris ou considéré à sa juste valeur. Résultat : l'état environnemental de notre planète s'est fortement dégradé au point que de d'éminents scientifiques prédisent tout simplement la fin de l'humanité, l'effondrement de notre civilisation industrielle à très court terme et que la très sérieuse horloge de l'apocalypse est fixée sur 2 minutes 30 avant la fin du monde... Bref, à moins d'un sursaut énergique et responsable, l'Homme a déjà scellé son triste et pathétique destin.

     

    La suite de l'article

    https://www.notre-planete.info/actualites/177-avertissement-15000-scientifiques-environnement-humanite


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