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    Autres Plateformes Vidéos, permettant d'avoir accès aux vidéos qui ne sont pas diffusable ici : https://bit.ly/30VSltx 
     
    Lucie Baud (Virginie Ledoyen) est une figure oubliée de la lutte ouvrière.
     
    À travers une fiction engagée et émouvante, Gérard Mordillat s’appuyant sur le travail de l’historienne Michelle Perrot, retrace le destin d’une des premières femmes syndicalistes, féministe avant l’heure.
     
    Née dans une famille de paysans pauvres de la région de Grenoble, Lucie Baud commence à travailler à 12 ans dans une filature de soie. Jeune femme, après avoir perdu son mari prématurément, elle s’engage dans la défense des droits de ses collègues ouvrières, bientôt affermie dans sa détermination par sa rencontre avec le syndicaliste Auda.
     
    C’est le début d’un long combat, celui d’une femme seule contre les préjugés de son temps. Chansons contre l’oubli Lucie Baud, belle et tragique figure de la lutte ouvrière, serait totalement tombée dans l’oubli si l’historienne Michelle Perrot n’en avait pas retrouvé la trace.
     
    Pièce à conviction : un mémoire signé par Lucie Baud elle-même, faisant le récit circonstancié de son combat social.
     
    Qu’une femme ouvrière du début du XXe siècle écrive en son nom était déjà assez extraordinaire pour être remarqué…
     
    On comprend que le militant Gérard Mordillat se soit intéressé à cet étonnant personnage, poursuivant une exploration qui traverse toute son œuvre romanesque et cinématographique, de Vive la Sociale (1983) à la série Les vivants et les morts (2010). Non pas qu’il y trouve la matière à un exposé didactique sur l’histoire des luttes prolétariennes, au contraire.
     
    Tout son travail a consisté à donner de la chair à l’engagement de son héroïne, à lui insuffler de l’émotion. Cela passe par la musique de Jean-Claude Petit, fidèle complice du réalisateur, et la place qu'elle accorde aux chansons fredonnées ou chantées par les personnages qui, du "Temps des cerises" au "Va, pensiero" de Verdi, se font les miroirs de leurs sentiments.
     
    Cela passe aussi par l’interprétation de Virginie Ledoyen qui, aux côtés d’un Philippe Torreton magistral, prête son regard noir et décidé à cette femme combative et généreuse, incarnant sa tragique destinée avec une intense sobriété.
     
    Réalisation : Gérard Mordillat Pays : France
     
    Année : 2017
     
    Diffusée le 10/07/2020
     

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  • Aujourd’hui, mesdames, vous gérez votre argent comme bon vous semble. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. À l’instar d’autres droits, comme celui de passer le baccalauréat ou le droit de vote, les femmes en France ont dû attendre longtemps avant de pouvoir ouvrir un compte, épargner ou dépenser leur argent en toute liberté. Petit retour en arrière à l’occasion de la Journée internationale de la femme.

     

    La loi qui a changé la vie des Françaises

     

    En matière d’indépendance financière des femmes, s’il y a une date à retenir, c’est le 13 juillet 1965. Ce jour-là, le Parlement vote une loi autorisant les femmes à ouvrir un compte bancaire en leur nom et à travailler sans le consentement de leur mari.

     

    Il y a 53 ans à peine, les femmes mariées devaient donc présenter une « autorisation maritale » pour ouvrir un compte ou signer un contrat de travail. Et ce, alors qu’un tiers d’entre elles exerçait une activité professionnelle ! Les femmes célibataires ou veuves, elles, jouissaient de la même autonomie que les clients masculins.

     

     

     

    De la femme « incapable majeure » à la femme « non assistée »

    Pour retracer l’histoire de l’émancipation financière des femmes en France, il faut remonter à 1881. Cette année-là, une loi autorise les femmes à ouvrir un livret d’épargne en toute autonomie. Une mesure renforcée par une autre loi apparue 14 ans plus tard, et qui leur permet d’y effectuer des versements et retraits sans l’aval de leur mari.

    Jusque-là consacrées « incapables majeures » par le code Napoléonien, les femmes ne pouvaient pas gérer leur épargne seules. Les lois de 1881 et 1895 abandonnent cette notion au profit d’une autre : celle de femme « non assistée de son mari », mention qui sera apposée sur les livrets de caisse d’épargne ouverts par les femmes mariées.

    Puis en 1907, une autre révolution se produit : les femmes obtiennent le droit de disposer de leur salaire comme elles l’entendent.  

    Quand la guerre fait évoluer les mentalités

    Le mouvement d’émancipation financière des femmes en France a été accéléré par les conflits majeurs du XXe siècle. En particulier, la Première guerre mondiale (1914-1918) a conduit les femmes à entrer massivement sur le marché du travail et à gérer le quotidien sans les hommes, partis au front. L’enjeu était avant tout économique : en ces temps difficiles, il fallait trouver le moyen de soutenir le développement commercial et industriel de la France. Appelées en renfort dans les bureaux comme sur les lignes de production, les femmes mariées ont aussi bénéficié, pendant cette période, de procurations les autorisant à gérer l’argent du compte de leur mari.

    Durant la Seconde guerre mondiale (1939-1945), les femmes ont également été amenées à poursuivre l’exploitation agricole tenue par leur famille. C’est aussi durant cette guerre qu’elles ont obtenu le droit de vote, par ordonnance signée le 21 avril 1944 par le Général de Gaulle.

    Offensive de charme

    Alors que les femmes accèdent progressivement à l’indépendance financière, les banques déploient tout un arsenal de communication pour les séduire. Le potentiel commercial est important : en 1965, année charnière pour la bancarisation féminine en France, 40 % des femmes travaillent.

    Affiches, brochures, pages publicitaires dans les magazines féminins… les femmes sont invitées à ouvrir un compte, à placer leurs bijoux dans les coffres-forts des banques, à glisser un chéquier dans leur sac à main, et même à souscrire un emprunt ! Des supports pédagogiques dédiés « Les femmes et la banque » voient le jour dans les années 1960, pour contribuer à l’éducation financière des femmes. De nos jours, les banques continuent de s’adapter à leur clientèle féminine, en lui proposant des services spécifiques pour mieux répondre à ses besoins et mieux l’informer.

     

    Alors terminé, le combat pour la parité entre les femmes et les hommes ? Hélas non. Si l’égalité est aujourd’hui inscrite dans la loi, dans les faits, les iniquités persistent. Un exemple1 : en France, les femmes gagnent toujours près de 20 % de moins que les hommes, alors que la loi impose l’égalité de rémunération pour un même travail depuis… 1946.

    Source : 
    https://www.inegalites.fr/Les-inegalites-de-salaires-entre-les-femmes-et-les-hommes-etat-des-lieux

     


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    Si vous ne le faites pas pour vous, faites le pour les autres, il y a tellement de soignants, caissieres, livreurs de produits indispensables etc;  qui préfèreraient pouvoir rester chez eux, pour ne plus aller travailler la peur au ventre, et si les Hôpitaux sont engorgés qu'est ce qu'on va faire ...

    Soyez raisonnables !

     


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  • Je suis de la Generation Egalite: levez-vous pour les droits des femmes

     

    Les droits des femmes et l’égalité des sexes vont occuper le devant de la scène en 2020.

    Vingt-cinq ans après l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing – une feuille de route pour favoriser l’égalité des sexes – le moment est venu de faire le point sur les progrès accomplis et de combler les lacunes qui subsistent en prenant des mesures audacieuses et décisives.

     

    Le thème de cette année pour la Journée internationale des femmes (le 8 mars) est « Je suis de la Génération Égalité : Pour les droits des femmes et un futur égalitaire ».

     

    La campagne Génération Égalité rassemble des personnes de tous sexes, âges, ethnicités, races, religions et pays, afin qu’elles prennent des actions qui feront advenir un monde dans lequel règne l’égalité des sexes que nous méritons tous.

     

    Ensemble, nous voulons nous mobiliser afin de mettre fin à la violence basée sur le genre ; nous lançons un appel en faveur de la justice économique et des droits pour toutes et tous ; de l’autonomie corporelle et de la santé sexuelle et reproductive et des droits ; et de l’action féministe pour la justice climatique. Nous voulons utiliser la technologie et l’innovation pour favoriser l’égalité des sexes et le leadership féministe.

    Article complet

     

    https://www.unwomen.org/fr/news/in-focus/international-womens-day

     

    Vous avez peut-être entendu parler de la Journée internationale de la femme dans les médias ou entendu des amis en discuter. Mais à quoi cela sert-il ? Quand a-t-elle lieu ? Est-ce une célébration ou une protestation ? Et existe-t-il une journée internationale des hommes ?

    Depuis plus d'un siècle, les gens dans le monde entier marquent le 8 mars comme une journée spéciale pour les femmes. Lisez la suite pour savoir pourquoi.

    1-Quand tout cela a-t-il commencé?

    La Journée internationale de la femme est née du mouvement syndical pour, finalement devenir un événement annuel reconnu par les Nations unies.

    Les graines de cet événement ont été plantées en 1908, lorsque 15 000 femmes ont défilé dans la ville de New York pour réclamer des heures de travail moins longues, de meilleurs salaires et le droit de vote. C'est le Parti socialiste américain qui a déclaré la première Journée nationale de la femme, un an plus tard.

    L'idée de rendre cette journée internationale est venue d'une femme appelée Clara Zetkin.

    Elle a suggéré l'idée en 1910 lors d'une conférence internationale des femmes travailleuses à Copenhague. 100 femmes venues de 17 pays étaient présentes, et ont accepté sa proposition à l'unanimité.

    Elle a été célébrée pour la première fois en 1911, en Autriche, au Danemark, en Allemagne et en Suisse. Le centenaire a été célébré en 2011, et donc cette année nous célébrons techniquement la 109ème Journée internationale de la femme.

    Article complet

    https://www.bbc.com/afrique/monde-51739317

     

     


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  • Journée Internationale des droits de l'enfant

    17 contributions
    Journée Internationale des droits de l'enfant

    "Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité."
    Kofi A. Annan, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

     

    C'est en 1996 que le Parlement français a décidé de faire du 20 novembre la "Journée Mondiale de défense et de promotion des droits de l'enfant" (loi 96/296 du 9 avril 1996). Cette journée internationale est un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices perpétrées contre les enfants dans le monde. Elle tente aussi de faire valoir la convention internationale des droits de l'enfant de 1989.

    Une convention et des droits

    La Convention Internationale des Droits de l'Enfant est un texte de 54 articles, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu'un enfant n'est pas seulement un être fragile qu'il faut protéger mais que c'est une personne qui a le droit d'être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l'endroit du monde où il est né. Et aussi qu'il a le droit de s'amuser, d'apprendre et de s'exprimer. Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la Somalie et les États Unis ont refusé de s'engager.

    Ce texte est très important, mais pas suffisant : il reste beaucoup à faire pour faire des droits des enfants une réalité. Les droits ne sont réels que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les droits de l'enfant seront véritablement respectés.

    L'UNESCO a toujours accordé une place significative à l'enfant au sein de ses programmes et de ses activités, qui visent notamment au développement optimal de la personnalité dès la petite enfance, au progrès social, moral, culturel et économique de la communauté, à l'appréciation des identités et valeurs culturelles, et à la sensibilisation au respect des droits et des libertés fondamentales.

    La situation en France et dans le monde

    La promotion et le respect des Droits de l'Enfant ne doit pas rester un simple idéal, mais doit devenir une réalité au quotidien, que soient enfin reconnus les droits essentiels de l'enfant : droit à la protection, droit à la santé, droit au développement harmonieux, droit à la culture, droit à l'éducation.

    Enfant en France

    • Un million d'enfants pauvres
    • 19.000 enfants maltraités
    • 76.000 sont en danger dans un contexte familial dégradé et qui menace leur développement éducatif et/ou matériel
    • quelque 240.000 enfants placés ou pris en charge
    • 85 000 sont touchés par le saturnisme
    • record des suicides des 15-24 ans.
    • 150 000 filles et garçons quittent chaque année le système scolaire sans aucune perspective
    • 15 000 ne suivent pas leurs cours alors qu'ils sont inscrits au collège ou au lycée et qu'ils n'ont pas encore 16 ans.
    • 15 % des enfants qui arrivent au collège ne comprennent pas ce qu'ils lisent

    Même si la France traite globalement bien ses 15 millions de moins de 18 ans, elle "peut mieux faire", comme l'indique le Conseil français des associations pour les droits de l'enfant (Cofrade).

    L'Unicef, dans son rapport annuel intitulé "Enfants exclus, enfants invisibles" relève qu'il existe de nombreux enfants qui ne sont même pas enregistrés à l'Etat civil. Ce même rapport indique que plus d'un milliard d'enfants sur Terre "souffrent de privations extrêmes liées à la pauvreté, à la guerre et au sida".

    En 2015, un enfant meurt encore toutes les 3 secondes. Sans parler des millions d’enfants privés d’éducation, de soins, de nourriture, d’eau potable…

    Parmi les nombreuses oeuvres qui agissent pour que soit reconnue la dignité des pauvres et des enfants du monde entier, l'UNICEF est surement l'une des plus connues, c'est pourquoi nous vous conseillons de découvrir ses actions dans son site internet dédié.

    Un site à visiter : www.unicef.fr

     

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    Pour célébrer le trentième anniversaire de la signature de la Convention internationale relative aux droits des enfants, UNICEF France met en lumière l’importance de ce texte fondateur pour bâtir l’avenir des enfants.

    Depuis la signature de la Convention internationale relative aux droits des enfants (CIDE) le 20 novembre 1989, d’importants progrès ont été réalisés en faveur des enfants. Santé, éducation, protection, droits civiques : les enfants sont mieux reconnus et la qualité de vie de millions d’entre eux s’est améliorée. Mais les enfants d’hier ne sont pas ceux d’aujourd’hui. Il nous faut donc adapter notre approche.

    Il y a trente ans, Internet n’existait pas, les enjeux liés au changement climatique n’étaient pas pris en compte avec autant d’acuité, les guerres et les conflits – qui s’étalent dans le temps – ne provoquaient pas des flux de migration aussi importants. Tous ces défis constituent également des opportunités. Les enfants et les jeunes exigent la prise de mesures immédiates et nous nous devons de les écouter.

    À travers le monde, les enfants défendent leurs droits. Et vous, qu’allez-vous faire ?

    Des opérations symboliques pour un anniversaire marquant

    Ce que nous bâtissons, nous le bâtissons pour nos enfants. C'est pour eux qu'il y a 30 ans, le 20 novembre 1989, les dirigeant.e.s de la planète ont pris l'engagement de construire un monde plus digne. La Convention internationale des droits de l'enfant est devenue la pierre angulaire garantissant le droit de chaque enfant à survivre, se développer, à apprendre, s’épanouir et à faire entendre sa voix. Avec l'opération « Lumières sur les droits de l’enfant »*, nous avons pour ambition de rendre visible et de déclarer au monde entier que notre engagement collectif envers les droits des enfants reste entier.

    Dans la soirée du 19 au 20 novembre, des dizaines de lieux à travers la France seront illuminés en bleu pour rappeler cet engagement. Retrouvez la liste de ces lieux ci-dess

    Article complet

    Vu sur: https://www.unicef.fr/30ansCIDE

     


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