• Dans la vie, nous avons tous des sautes d'humeur.

    Mais quand les émotions deviennent trop intenses, qu'elles génèrent des réactions incontrôlables et des excès en tout genre, on parle alors de troubles bipolaires, une maladie qui touche plus d'un million de personnes en France.

    Allodocteurs.fr contient tout ce qu'il faut savoir concernant votre santé : anatomie, fatigue, stress, sexualité, contraception, cancer, VIH, dépression, douleur, …

     

    Michel Cymes Marina Carrère d'Encausse Benoît Thévenet France 5 Retrouvez de nombreux articles inédits sur : http://www.allodocteurs.fr/

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  • L’équipe d'"Envoyé spécial" nous entraîne dans ses aventures journalistiques, avec de l’investigation, des rencontres inédites, des face-à-face, des focus, du grand reportage, des portraits fouillés… Au sommaire : - Accros aux écrans. En France, des médecins lancent l’alerte.

    Aux Etats-Unis, d’anciens salariés racontent comment les industriels entretiennent l’addiction aux jeux sur smartphone, et des scientifiques dénoncent leur impact sur le cerveau de l’enfant. -

    Mon ami le cachalot. L’océanographe François Sarano a pénétré le monde mystérieux d’un clan de cachalots au large de l’île Maurice. Sur des images sous-marines exceptionnelles, ce document raconte les regards, les caresses, les jeux de ces cétacés ultrasensibles, solidaires et bienveillants… -

    Le nuage mystérieux. En octobre 2017, on détecte des traces de ruthénium dans le sud de la France. Ces particules radioactives viendraient de Russie, et plus précisément de Mayak, un complexe nucléaire où a déjà eu lieu une très secrète catastrophe en 1957. La fuite de ruthénium d’octobre dernier signe-t-elle un nouvel accident nucléaire à Mayak ?

     


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  • L’effet des smartphones sur nos jeunes est plus qu’effrayant

     

    Personne, je pense, n’avait anticipé la catastrophe historique provoquée par les smartphones.

     

    La psychologue américaine Jean M. Twenge étudie depuis vingt-cinq ans le comportement social et affectif des jeunes. Elle a observé ces dernières années un séisme.

    Dans un article intitulé « Les smartphones ont-ils détruit une génération ? », elle explique que tout a changé à partir de 2012.

    Cette année-là, plus d’un ado sur deux était équipé d’un smartphone. Aujourd’hui, c’est quatre sur cinq.

    Durant cette période, les évolutions suivantes se sont produites. Elles concernent toutes les classes de la population, riches ou pauvres :

    • les symptômes dépressifs se sont accrus de 50 % chez les filles et de 21 % chez les garçons, de 2012 à 2015 ;
    • le nombre de filles qui se sont suicidées a triplé entre 2007 à 2015, et celui des garçons doublé ;
    • le nombre de jeunes qui voient des amis tous les jours a baissé de 40 % entre 2000 et 2015 ;
    • actuellement, les jeunes de 16 ans sortent moins que ne le faisaient ceux de 12 ans en 2009. Ils sont en train de cesser progressivement de sortir et de se socialiser dans les parcs, squares, etc., et restent seuls chez eux avec leur smartphone ;
    • en 2015, seuls 56 % des élèves de terminale sont « sortis » avec quelqu’un, contre 85 % des jeunes dix ans plus tôt, un chiffre qui était stable depuis les années 1960 ;
    • le nombre d’enfants qui manquent de sommeil a augmenté de 57 % entre 1991 et 2015 ;
    • aux États-Unis, où l’obtention du permis de conduire était le rêve de tous les jeunes autrefois, le passeport pour la liberté, on observe un désintérêt massif des adolescents, qui préfèrent rester dans leur chambre sur leur smartphone et se faire conduire par leurs parents ;
    • concernant la consommation d’alcool, les rencontres amoureuses, les adolescents se comportent comme nous le faisions à 15 ans, et ceux de 15 ans comme nous le faisions à 13 ;
    • s’ils sortent moins souvent, les rares fois où ils le font sont abondamment communiquées sur Snapchat, Instagram ou Facebook. Ceux qui ne sont pas invités se sentent donc cruellement exclus : le nombre de jeunes filles se sentant rejetées et isolées a augmenté de 48 % de 2010 à 2015 et le nombre de garçons de 27 %.

    « J’essaye de leur parler et ils ne me regardent pas. Ils regardent leur smartphone. »

     Lorsqu’ils se confrontent malgré tout aux enfants de leur âge, leur manière d’interagir est profondément dégradée.

     En effet, bien que physiquement ensemble, cela n’interrompt nullement le fonctionnement des smartphones.

     « J’essaye de leur parler de quelque chose, et ils ne me regardent pas droit dans les yeux. Ils regardent leur téléphone ou leur Apple Watch », témoigne une jeune fille dans l’article cité ci-dessus.

    • « Et qu’est-ce que ça te fait, quand tu essayes de parler à quelqu’un en face-à-face et qu’il ne te regarde pas ? », lui demande la psychologue.
    • « Cela me fait mal. Mal. Je sais que la génération de mes parents ne faisait pas ça. Je peux être en train de parler de quelque chose de super-important pour moi, et ils ne m’écoutent même pas. »

    Oui, on imagine que ça fait mal, en effet…

     

    Piégé par mon smartphone

    En ce qui me concerne, j’ai tenu sans téléphone mobile jusqu’à il y a quelques mois. Pendant longtemps, je me suis débrouillé avec des « télécartes ».

    Mais les cabines publiques ont peu à peu été supprimées. En cas d’urgence, j’étais obligé d’emprunter le téléphone des gens. Mais avec le smartphone, ils sont devenus de plus en plus réticents à cause de toutes les informations personnelles ; trop dangereux de laisser ça entre les mains d’un inconnu, aussi sympathique soit-il.

    Mais c’est ma banque qui a eu raison de mes résistances.

    Comment ma banque m’a vaincu

    Au mois de février, ma banque m’a envoyé un courrier m’expliquant que tous les clients devaient désormais utiliser leur smartphone pour « scanner » un code apparaissant sur l’écran pour accéder à leur compte…

    Penaud, j’ai acheté un smartphone. J’étais décidé à ne m’en servir que pour la banque mais, bien sûr, très rapidement j’ai passé mes premiers appels et il s’est mis à sonner en retour…

     

    La chute

    En juillet, je m’en servais, pour la première fois, connecté à ma voiture. En août, ma fille m’installa Whatsapp, et m’inscrivit au groupe de la famille, ce qui me valut de sentir des vibrations toutes les cinq minutes, et voir apparaître toutes sortes de « notifications » sur l’écran que ma curiosité avait le plus grand mal à ignorer…

    eu à peu, ma vie a basculé.

    Il y a dix jours, je me suis retrouvé pour la première fois à me promener dans la rue en « textant ».

    J’ai alors levé le nez autour de moi. Je ne regardais plus le ciel bleu. Je n’entendais plus les oiseaux chanter. Je ne souriais plus aux passants (ni aux passantes…). J’étais dans la prison psychique de mes messageries et je me suis rendu compte que la plupart des gens autour de moi étaient… pareils.

    Le patron d’Apple avait interdit l’iPhone à ses enfants

    Ce matin, un article explique que le grand Steve Jobs, patron d’Apple, avait interdit le smartphone à ses enfants.

    De même pour Bill Gates, fondateur de Microsoft, qui ne voulait pas d’ordinateur chez lui.

    Y avait-il quelque part un problème que ces « génies de l’informatique » avaient remarqué et dont leurs clients ne s’étaient pas aperçus ?

     

    « Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… »

    Les gens sont en train d’oublier combien la vie était douce avant ces engins. Moi je m’en souviens, je vivais ainsi il y a quelques mois encore.

    Je montais dans ma voiture, ou dans le train, et je partais réellement.

    Je ne poursuivais pas la conversation avec les gens que je venais de quitter. Les séparations étaient plus dures, mais les retrouvailles étaient aussi beaucoup plus intenses.

    En voyage, je lisais. Dans ma voiture, je rêvais. J’écoutais de la musique sans jamais être interrompu par un brutal appel téléphonique.

    Quand j’arrivais chez des amis, j’étais présent, je ne poursuivais pas des échanges parallèles avec des collègues ou d’autres personnes à des centaines de kilomètres de moi. C’était plus agréable pour tout le monde.

    En réunion, au travail, je me concentrais uniquement sur les problèmes discutés autour de la table. Je n’avais pas le choix. Impossible de m’évader en appuyant sur un écran pour recevoir des nouvelles de ma famille ou de mes amis, ou encore pour traiter les questions liées à d’autres collègues, autre part.

     Je comprends bien l’aspect excitant de ces machines. Vous êtes tout le temps stimulé. Vous vous sentez important. Vous avez l’impression d’être dans le coup, de mener une vie trépidante. Vous êtes enivré. Le grand frisson de la vie moderne, connectée, toujours en mouvement.

    Vous recevez de délicieuses décharges d’adrénaline chaque fois que ça bipe, que ça buzze, que ça sonne.

    Mais si vous regardez les choses en face, vous risquez aussi beaucoup plus de devenir un zombie dépressif.

    Alors, cette fois, c’est décidé : je laisse mon smartphone à la maison ! Une fois par mois, je consulterai mes comptes, et ce sera tout.

    Je brise mes chaînes. Je retourne dans le monde normal. Je dis stop à la dépression, aux insomnies, aux idées suicidaires. Adieu, mon smartphone !

     

     Source :

     https://www.santenatureinnovation.com/mauvaise-nouvelle-nos-enfants/#kmf8XTxh3U7bIZ9U.01


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  • L'expression "culture du viol" n'est pas seulement le symptôme d'une société médiatique amatrice de gros titres qui tachent. Née en 1970 dans le giron féministe, elle raconte une tolérance coupable envers les prédateurs sexuels et n'a jamais autant irrigué qu'en 2017 depuis l'affaire Weinstein.

    illustration de Hélène Ducrocq.illustration de Hélène Ducrocq.

    L'expression "culture du viol" est aujourd'hui largement médiatisée. La lame de fond déclenchée par les révélations sur le comportement prédateur d'Harvey Weinstein a achevé de disséminer ces termes dans la société, gros titres de presse en tête. Cependant ce terme n'a rien d'une bannière racoleuse si l'on replonge dans son origine. C'est dans les années 70, sous la houlette des féministes américaines qu'il émerge. En anglais, on parle de "rape culture" et "culture du viol" est la traduction exacte de cette expression.

    La première recension de "rape culture" remonte à un ouvrage collectif publié aux Etats-Unis en 1974, Rape : The First Sourcebook for Women. Le groupe des New York Radical Feminists en est l'auteur. Dès l'année suivante, le terme fera boule de neige, avec, en 1975, le documentaire américain Rape Culture qui achève de populariser le terme outre-Atlantique. Le féminisme à l'époque où émerge l'expression n'en est pas encore au stade de l'institutionnalisation universitaire.

    Les New York Radical Feminists appartiennent à la deuxième génération de féministes aux Etats-Unis, issue d'une scission au sein du mouvement féministe américain. C'est Anne Koedt, une Danoise installée sur la Côte Est, qui en est l'une des fondatrices les plus charismatiques. Elle est l'auteure d'un livre qui fera office de livre de chevet à bien des féministes dans les années 70 et 80 : Le Mythe de l'orgasme vaginal, écrit en 1968 et publié deux ans plus tard, en 1970. Mais aussi d'un discours resté célèbre, qu'elle prononce en 1968 et qui, dans une veine marxiste, appelle les féministes à une lutte plus radicale et plus politique. Vous pouvez retrouver ce discours fondateur par ici (en anglais).

    Une arme avant d'être un concept

    Pour le sociologue Eric Fassin, l'expression "culture du viol" en anglais est "une arme avant d'être un concept": 

    Il s'agit de penser la violence sexuelle en termes culturels et non individuels, non pas comme une exception pathologique, mais comme une pratique inscrite dans la norme qui la rend possible en la tolérant voire en l'encourageant. Le viol apparaît ainsi comme un comportement extrême dans un continuum qui commence avec les comportements ordinaires, jugés normaux. C'est dans ce contexte qu'émergera, au tournant des années 1980, la notion de "date rape" que j'avais étudiée en 1997: le viol par un proche (y compris lors d'un "date" ou rendez-vous), et non par un inconnu. Le violeur, ce n'est pas l'autre ; il fait partie des nôtres. C'est pourquoi l'expression a retrouvé une actualité après Cologne : les féministes allemandes résistaient aux clichés racistes qui veulent renvoyer la violence sexuelle à des cultures exotiques. Au fond, ce sont deux logiques qui s'affrontent : la culture du viol (y compris la nôtre), ou bien une culture particulière (la leur)?

    Mais il est vrai que cette arme militante est moins utilisée comme un outil scientifique. Il est vrai qu'au fond, lorsqu'on parle de domination masculine par exemple, on parle de la même chose - mais sans mettre l'accent particulièrement sur la violence physique. La valence différentielle des sexes dont parlait Françoise Héritier, c'est ce qui rend possible des formes subtiles ou brutales de domination. Avant cette anthropologue, le féminisme matérialiste s'est également employé à montrer la domination là où on ne la voyait pas forcément (par exemple, en étudiant l'économie du travail domestique avec Christine Delphy ou l'échange économico-sexuel avec Paola Tabet). Quant à Pierre Bourdieu, il a pris pour objet la violence symbolique, autrement dit, la manière dont la domination fonctionne même sans passer, la plupart du temps, par la violence physique.

     

    Article  complet et audio

    https://www.franceculture.fr/societe/culture-du-viol-lhistoire-dune-expression-militante-mais-peu-academique#xtor=EPR-2-[LaLettre07122017]


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  • Nos modes de vie se caractérisent par une forte mobilité : au quotidien, nous nous déplaçons entre 3 et 4 fois. Le développement des moyens de transport a permis à chacun d’aller travailler de plus en plus loin, pour habiter là où chacun en avait envie.

     

    Et la voiture individuelle s’est largement imposée comme le moyen de déplacement le plus pratique.

    Mais la dynamique s’enraye : les déplacements quotidiens des particuliers sont un des principaux émetteurs de CO2 en France (56% des émissions du transport qui pèsent pour 39% des émissions en France-source CITEPA, soit 22% des émissions de CO2 en France). Ils contribuent également largement à la pollution de l’air (particules fines, dioxydes d’azote), à la fragmentation des espaces naturels, au bruit…

    Surtout, la promesse d’émancipation n’est pas tenue : le temps passé dans les embouteillages peut aller jusqu’à l’équivalent de 2 semaines par an en Ile-de-France !

    Le budget transport pèse sur les ménages les plus vulnérables, la dépendance à la voiture devient un des facteurs principaux de précarisation, notamment dans les zones peu denses.

    Il est donc urgent de changer sa façon de se déplacer : partage, mode actif…

    Et si les politiques publiques prenaient enfin la mesure des enjeux environnementaux et des besoins de mobilité de chacun? Ces sujets seront à l’ordre du jour des Assises de la mobilité 2017. (prévoir un lien vers la page du site qui parlera de ce sujet).

     


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