• Justine Guitton-Boussion (Reporterre) 
     

    Le réseau « Nous Anti-Gaspi », dans l’ouest de la France, propose à prix cassés les invendus de producteurs et d’industriels. Cependant, quatre ans après l’adoption de la loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire, les grandes surfaces et les consommateurs ont encore une marge de progression.

    • Saint-Berthevin (Mayenne), reportage

    C’est un chou-fleur a priori normal. Un poids habituel, de jolies fleurs blanches entourées de longues feuilles vertes. Pourtant, ce légume est très différent des autres : c’est un rescapé. Récolté par un agriculteur de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), il était destiné à être détruit. Les grandes surfaces ne voulaient pas de lui, la faute à son apparence un brin particulière. Mais ce chou-fleur a finalement trouvé refuge au sein des rayons d’une « épicerie anti-gaspillage », à Saint-Berthevin (Mayenne).

    Ici, c’est un peu un « magasin de la seconde chance », explique Charles Lottmann, cofondateur du réseau « Nous Anti-Gaspi » auquel appartient la boutique mayennaise. Des centaines de produits invendus, provenant de différents industriels et producteurs, sont proposées aux clients à un prix généralement « 30 % moins cher qu’en grande surface ».

    Les fruits et légumes proposés à l’épicerie de Saint-Berthevin sont soit des invendus de producteurs locaux situés autour de la Mayenne, soit des invendus du marché d’intérêt national de Rungis. « On a des fruits pas beaux mais ce n’est pas le principe d’avoir du beau », dit David Lesguer, directeur adjoint du magasin.

    Dix millions de tonnes de nourriture jetées chaque année

    Tout a commencé en 2016, lorsque l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a publié une étude révélant que 10 millions de tonnes de nourriture étaient jetées chaque année en France. Sur ces 10 millions de pertes, 32 % viendraient des cultivateurs, et 21 % des industriels. « En 2016, j’ai rencontré une centaine de producteurs et de fabricants alimentaires pour comprendre les causes de ce gaspillage et pour réfléchir à des solutions, se souvient Charles Lottmann. Je me suis dit que ce serait intéressant d’avoir des magasins dédiés à ces produits jetés. »

    La première épicerie du réseau Nous Anti-Gaspi a ouvert ses portes en mai 2018 à Melesse, au nord de Rennes (Ille-et-Vilaine). Cinq autres magasins ont peu à peu fleuri depuis, à Châteaugiron (au sud de Rennes), Saint-Jouan-des-Guérets (au sud de Saint-Malo), Cherbourg (Manche), Saint-Berthevin (près de Laval, Mayenne) et Paris. « Nos prochaines ouvertures seront en janvier-février 2020 à Dinan (Côtes-d’Armor) et Gétigné (près de Nantes, Loire-Atlantique) », prévoit Charles Lottmann. Et de préciser : « Ce qui a vraiment guidé notre développement dans le grand Ouest, c’est notre volonté d’aller travailler en circuit court à côté d’un grand nombre de producteurs et de fabricants. »

    Il existe autant de produits que de raisons poussant la grande distribution à refuser une vente : la couleur terne d’un fruit, la forme étrange d’un légume, le calibrage d’un œuf différent des autres, une faute de frappe sur une étiquette… « Aujourd’hui, vous avez des cahiers des charges entre les producteurs et les grandes surfaces qui sont extrêmement stricts sur le plan des propriétés physiques des produits, mais aussi sur leur durée de vie, détaille Charles Lottmann. Quand un produit frais est livré en magasin, il doit par exemple avoir une durée de vie restante d’au moins 20 jours. S’il n’a que 19 jours, il est refusé. » Ces produits « hors normes » peuvent alors être rachetés par Nous Anti-Gaspi et proposés dans l’une des épiceries du réseau.

    « Hier soir, j’avais demandé des yaourts, du fromage, de la charcuterie et aujourd’hui, j’ai eu un peu de tout » 

    À Saint-Berthevin, la boutique possède une surface de vente de 300 m² et ressemble à n’importe quel petit magasin conventionnel : des bacs de fruits et légumes, des frigos de produits frais, des étalages de conserves et d’articles sucrés, un espace de vrac… L’épicerie mayennaise propose également des produits non alimentaires, comme de la lessive ou du gel douche. Il s’agit généralement de produits en fin de série.

     

    Le magasin de Saint-Berthevin a ouvert ses portes à la fin du mois de mai 2019. Près de huit mois plus tard, son chiffre d’affaires augmente progressivement. L’équipe est composée de cinq salariés.

    Devant son ordinateur, David Lesguer, directeur adjoint du magasin mayennais, examine les arrivages de la journée : « Aujourd’hui, on est samedi, c’est particulier, précise-t-il en montrant d’un doigt les lignes sur son écran. On a reçu une seule palette alors qu’en semaine, on a des journées où on peut avoir cinq palettes de frais et d’épicerie. » Dans ce magasin, d’une journée à l’autre, les produits disponibles ne sont jamais les mêmes. Le contenu des rayons dépend de ce que proposent les producteurs et les industriels.

     

    Les épiceries du réseau « Nous Anti-Gaspi » proposent parfois des produits invendus à date limite de consommation (DLC) proche, mais plus lointaine que si les articles étaient des invendus de grande surface. « Les invendus de la grande distribution sont généralement des produits en fin de vie », dit Charles Lottmann, cofondateur du réseau.

    Alors, forcément, inutile de venir en boutique avec une liste de courses prédéfinie : vous ne trouverez pas tout ce que vous cherchez. David Lesguer assure toutefois prendre en compte au maximum les souhaits des clients pour réaliser ses commandes. « On a des acheteurs qui trouvent les invendus chez les fournisseurs, explique-t-il. Ce sont eux qui génèrent un stock et répartissent équitablement les produits sur les six magasins. Nous, on fait des demandes. Hier soir, j’avais demandé des yaourts, du fromage, de la charcuterie et aujourd’hui, j’ai eu un peu de tout. » En tout, les fondateurs de Nous Anti-Gaspi affirment sauver de la poubelle près de 45 tonnes de produits par mois et par magasin, soit 270 tonnes par mois sur l’ensemble du réseau.

    « Je comprends le principe et je joue le jeu »

    Outre la réduction du gaspillage, ces épiceries permettent également aux clients d’avoir accès à une offre alimentaire moins coûteuse qu’en grande surface. Même si cela implique des changements d’habitudes et une organisation différente. « Je viens d’abord ici et je continue ensuite mes courses en grande surface. Je suis à la retraite, j’ai le temps d’aller dans deux magasins différents ! » dit en souriant Anita, une habitante de Laval. Dans son panier : de la viande et des laitages. « Il y a de la nourriture que je ne trouve pas et il n’y a pas une grande diversité de fruits et légumes, admet-elle. Mais je comprends le principe et je joue le jeu. »

     

    À l’épicerie anti-gaspi de Saint-Berthevin, les clients ont en moyenne 30 à 40 ans, d’après David Lesguer, directeur adjoint du magasin. Ils achètent en général des fruits et légumes, des laitages, et passent en caisse avec des paniers à hauteur d’une vingtaine d’euros.

    Stéphanie, une habitante de Saint-Berthevin, remplit un grand caddie. « Quand je viens ici avec une liste, je ne trouve rien, rit-elle. Alors, j’arrive sans idées et je cuisine en fonction de ce que j’ai dans mon panier. Je prends le maximum de choses et si je ne trouve pas quelque chose que je veux vraiment, je vais ailleurs. » Cette quarantenaire ressent une véritable différence dans son porte-monnaie : « J’ai fait la comparaison avec un panier au drive d’une grande surface, confie-t-elle. Sur un panier à 40 euros, j’économise généralement 12 à 15 euros ici. » « Les prix bas permettent aux clients d’essayer des produits qu’ils n’auraient pas testés ailleurs », estime de son côté le directeur adjoint du magasin.

     

    Outre les prix attractifs, Stéphanie, cliente venue de Laval, apprécie la taille humaine du magasin de Saint-Berthevin. « On va beaucoup plus vite, on perd beaucoup moins de temps dans de grands rayons », se réjouit-elle.

    Des épiceries qui vendent leurs produits à prix cassé mais réussissent tout de même à se développer partout dans le Grand Ouest, cela peut sembler miraculeux. Mais pour le cofondateur Charles Lottmann, il n’y a pas de secret : « On achète juste moins cher, explique-t-il. Si un fabricant avait l’habitude de vendre un produit un euro à Carrefour, il va nous le vendre 70 centimes, et si Carrefour avait l’habitude de le vendre deux euros, nous on va le vendre à 1,50 €. »

    « Nous devons veiller à être dans une logique de consommation plus sobre, plus ajustée, pour éviter les dérives »

    Si le modèle de ces magasins permet d’éviter chaque mois près de 270 tonnes de gaspillage, il n’empêche cependant pas les nombreux produits refusés par les grandes surfaces. Ces épiceries pourraient même à terme servir de prétexte aux enseignes, connues pour ne pas changer leurs pratiques. « Je ne nous vois clairement pas comme une excuse de la grande distribution, se défend Charles Lottmann. Je pense que c’est un peu dommage de voir notre projet comme ça et de considérer qu’on n’a pas une bonne action, que c’est mieux de laisser des produits finir à la poubelle. »

    Selon lui, le problème ne vient pas vraiment des cahiers des charges trop stricts entre les grandes surfaces et leurs fournisseurs, mais plutôt du comportement des consommateurs : « Aujourd’hui, quand ils vont dans un magasin, ils veulent voir tous les produits, trouver exactement ce qu’ils recherchent, argumente-t-il. Cette attente des consommateurs pousse les producteurs et les fabricants à toujours produire un peu plus, pour être sûrs qu’il n’y aura pas de rupture dans la chaîne d’approvisionnement et de produits manquants dans les rayons. »

     

     

     

    Outre des produits à date limite de consommation (DLC) proche, le magasin de Saint-Berthevin propose des articles à date de durabilité minimale (DDM) dépassée. Cela signifie qu’ils auront peut-être moins de goût ou de nutriments, mais ils ne sont pas un danger pour la santé.

    Guillaume Garot, député de la Mayenne (groupe socialistes et apparentés) à l’origine de la loi de 2016 relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire partage cet avis. « Je considère que ce type de supermarché est un outil de plus contre le gaspillage. Nous, consommateurs, avons une responsabilité. Nous devons veiller à être dans une logique de consommation plus sobre, plus ajustée, pour éviter les dérives. » Le député plaide régulièrement par exemple pour la mise en place d’une éducation, à l’école, à l’alimentation durable. Il souhaite également la création de négociations encadrées tripartites entre le producteur, le transformateur et le distributeur, afin de rééquilibrer les rapports de force qui avantagent généralement les grandes surfaces.

    « Le réseau Nous Anti-Gaspi est un projet qui, s’il réussit, disparaîtra de lui-même faute de raison d’être, avance Charles Lottmann. Malheureusement, je pense que le modèle de production et de consommation de masse est tellement ancré dans notre société qu’il va falloir beaucoup d’années avant que tout change. Nos magasins devraient exister pendant encore pas mal de temps… »


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    Journée Internationale de la tolérance

    Le 12 décembre 1996, l'Assemblée générale des Nations Unies a invité les états membres à célébrer la Journée internationale de la tolérance le 16 novembre de chaque année par des activités s'adressant aux établissements d'enseignement eu au grand public (résolution 51/95).

    Cette mesure faisait suite à l'Année des Nations Unies pour la tolérance en 1995, proclamée par l'Assemblée le 20 décembre 1993 (résolution 48/126). La conférence générale de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture a proclamé l'année 1995 Année des Nations Unies pour la tolérance. Le 16 novembre 1995, les Etats membres de l'UNESCO ont adopté une Déclaration de principes sur la tolérance et un Plan d'action destiné à donner suite à l'Année.

    L'UNESCO propose dix pistes d'actions pour lutter contre l'intolérance :

    1. La diversité au sein de votre communauté

    Où que vous habitiez, vous seriez probablement surpris de l'extrême diversité qui règne au sein de votre communauté. Quelqu'un a dit que chaque culture est un ensemble d'influences subies. Livrez-vous à une enquête sur la diversité culturelle au sein de votre ville ou communauté. Qui sont les habitants ? Comment vivent-ils ? Des articles, des interviews, des affiches ou des expositions peuvent servir à mettre en lumière la diversité des identités et des cultures. Comment cette diversité s'exprime-t-elle en musique ? Pensez à la multiplicité des danses et musiques traditionnelles que vous connaissez et à tout ce que celles-ci dénotent d'influences mutuelles. Organisez un concert ou un festival réunissant toute une gamme de ces traditions culturelles.

    2. Les droits de l'homme

    De quelle manière les droits des membres de minorités nationales, ethniques, religieuses, linguistiques ou autres sont-ils garantis au sein de votre communauté, de votre nation, de votre région ? Qu'en est-il des peuples autochtones, des travailleurs migrants, des demandeurs d'asile et des réfugiés, des handicapés ? Leurs droits sont-ils promus et protégés ? Pensez-vous que les responsables du maintien de l'ordre de votre communauté soient suffisamment informés des droits de l'homme ? Que pouvez-vous faire pour améliorer les attitudes ou les comportements envers les minorités ?

    3. Programmer son action en faveur de la tolérance

    Rédigez vous-même un projet ou programme d'activités en faveur de la tolérance. Cela implique de déterminer pour vous-même ce qu'est la tolérance et quel est le meilleur moyen de transmettre les valeurs qui s'y attachent. Passez au crible vos manuels scolaires, les émissions de télévision et les articles de presse pour débusquer les stéréotypes (concernant notamment les sexes) et les préjugés sur les nationalités et les groupes ethniques. Quelles priorités assigneriez-vous, en matière de tolérance, à votre ville, pays ou région ?

    4. Dire non à la violence

    Comment naît la violence dans une communauté, une école ou un foyer et comment peut-on l'enrayer ? Reproduisez la dynamique de la tolérance et de l'intolérance par des jeux de rôle, des dialogues, des exercices de résolution de malentendus. Organisez des débats publics où vous vous entraînerez à défendre alternativement deux points de vue opposés. Comment imaginez-vous la coexistence pacifique d'individus et de groupes différents ? Qu'est-ce qui fait qu'elle fonctionne et qu'est-ce qui peut la saper ?

    5. Diversité écologique et diversité humaine

    Toute communauté est fondée sur l'interdépendance. Pas plus que les végétaux ou les animaux, nous ne pourrions survivre si nous étions tous semblables. Trouvez des exemples de cette vérité puisés dans la vie quotidienne de votre localité. Montrez par des exemples concrets comment une culture de paix et de tolérance peut promouvoir la sauvegarde de l'environnement. Lancez un projet dans votre école ou votre voisinage.

    6. La tolérance religieuse

    Organisez une rencontre de représentants de divers groupes religieux et non confessionnels de votre communauté pour examiner comment chacun enseigne la tolérance. Comment enseigne-t-on la tolérance dans les différentes religions du monde, y compris celles des peuples autochtones ? Toutes les religions étant plus ou moins fondées sur des valeurs d'amour et de justice, aucune ne saurait être invoquée pour justifier la violence ou la guerre. Le dialogue et la discussion entre les représentants des diverses religions sont une tradition séculaire qui n'a en rien perdu sa valeur.

    7. Actualité de la tolérance

    Organisez des débats sur les événements de l'actualité analysés en termes de tolérance et d'intolérance. Réfléchissez aux conflits du passé et à ceux d'aujourd'hui. Comment auraient-ils pu être résolus ou évités ? Qu'en est-il de la question des droits de l'homme dans l'actualité aujourd'hui ? Quels sont les droits et libertés fondamentaux reconnus par la communauté internationale ? Comment fonctionnent les pays pluriculturels et multilingues ? Quels sont les intérêts communs aux peuples dans leur diversité ?

    8. La tolérance et le sport

    Quelles manifestations sportives ont une envergure internationale ? Quel en est le but ? Quels sont les liens possibles entre le sport et l'intolérance (exclusion des plus faibles, esprit de clocher, violence dans les stades) et comment y remédier ? Organisez une rencontre athlétique sur le thème de la diversité et de la tolérance.

    9. La créativité à l'œuvre

    Le message d'une œuvre d'art est inépuisable. Interrogez l'oeuvre d'un artiste d'une autre région du monde et demandez-vous ce qu'elle vous apporte. Concevez des récits, des pièces, des poèmes, des chansons, des articles, des peintures, des affiches, des photographies ou des vidéos illustrant les thèmes liés à la tolérance et publiez-les ou diffusez-les. Ecrivez à des personnalités connues pour leur poser des questions et leur communiquer vos idées sur le sujet de la tolérance.

    10. Créer des liens internationaux

    Amorcez un dialogue international ou lancez un projet de jumelage scolaire par lettre ou courrier électronique. Dialoguez avec des correspondants étrangers sur les questions et les problèmes de votre vie quotidienne. Echangez des cassettes ou des photos. Etudiez la possibilité de participer à des stages d'été internationaux ou à un programme d'échange scolaire. Demandez à votre école d'adhérer au Système des écoles associées de l'UNESCO.

     

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  • Quarante ans après la mort de Robert Boulin, la thèse du suicide est de plus en plus contestée...

     

     
    Avril 2019
     
     
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    France 2France Télévisions

    Mis à jour le 03/11/2019  

    VIDEO. Affaire Boulin : une "reconstitution citoyenne" quarante ans après les faits car "il y a le risque de perdre des témoins"

    Une reconstitution n’ayant pas de valeur juridique a été organisée le 28 octobre 2019 par maître Marie Dosé et la fille du ministre Robert Boulin, retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet le 30 octobre 1979. Avec le temps qui passe, il y a la crainte de perdre des témoignages cruciaux… Extrait du magazine "13h15 le dimanche" du 3 novembre 2019.

     

    Il y a quarante ans, le corps de Robert Boulin a été retrouvé dans un étang de la forêt de Rambouillet. Sa fille Fabienne Boulin refuse la thèse officielle du suicide et se bat depuis pour lever les secrets d’Etat qui entourent les derniers jours de son père...

    Depuis 2015, une nouvelle information judiciaire a été ouverte au parquet de Versailles pour "enlèvement et séquestration suivie de mort". Que s’est-il réellement passé dans la nuit du 29 au 30 octobre 1979, aux abords de Montfort-l’Amaury ?

    Une "reconstitution citoyenne" 

    En quatre ans, deux témoins ont été entendus et un collège d’experts a été chargé d’examiner toutes les données médicales du dossier. Fabienne Boulin et son avocate ont décidé d’organiser la reconstitution des faits que la famille réclame depuis quarante ans.

    Cette "reconstitution citoyenne", sans valeur juridique, a eu lieu lundi 28 octobre 2019 sur les bords de l’étang Rompu dans la forêt de Rambouillet. Un reportage du magazine "13h15 le dimanche" (Facebook, Twitter, #13h15) signé Marie-Pierre Farkas, Henri Desaunay, Jean-Marie Lequertier et Mathilde Rougeron (avec des images de Sud Ouest et de l’AFP).
     

    Les temps forts de l'émission

     

    40 ans plus tard, découvrira-t-on la vérité sur l\'affaire Boulin ?

    Affaire Robert Boulin — Wikipédia

     

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Robert_Boulin


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  • Rêve de l'automne..

     

    Je vous souhaite un excellent week-end.

     

     
     
    EQUINOXE AUTOMNE 2018 - Ce n'est pas aujourd'hui, mais nous nous apprêtons à entrer dans l'automne ! Que se passe-t-il exactement à l'équinoxe ? Pourquoi les feuilles tombent-elles durant l'automne ? Date, explications, définitions... On fait le point !

    Sommaire

     

    [Mis à jour le 21 septembre 2018 à 08h26] Nombreux sont ceux qui pensent que l'automne commence aujourd'hui, le 21 septembre... Eh bien non, pas du tout ! Il faut bien comprendre que la date de début de l'automne n'est pas fixée une fois pour toute dans le calendrier. Comme il s'agit d'un phénomène astronomique précis, nos sociétés se sont adaptées et font commencer la troisième saison de l'année à un instant que les scientifiques peuvent déterminer avec exactitude.

    Ainsi, cette année, la date de l'automne 2018 correspond au 23 septembre prochain, soit dimanche, en tout cas en ce qui concerne notre hémisphère nord. La définition de l'équinoxe d'automne, ce phénomène astronomique qui nous permet de nous glisser dans la saison "des feuilles mortes", tient en quelques mots : il s'agit de l'instant où le soleil traverse le plan de l'équateur terrestre. Autrement dit, où le soleil passe au zénith de l'équateur.

    A la clé, une durée du jour égale à celle de la nuit, d'où le mot "équinoxe". En effet, le terme "équinoxe" est un mix du latin aequus (égal) et nox (nuit). Il survient par ailleurs à un moment très précis. Selon l'IMCCE, l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides, basé à l'Observatoire de Paris, ce sera à 3h54 du matin cette année. A partir de ce jour-là, les nuits s'allongeront  de plus en plus, jusqu'au solstice d'hiver du 21 décembre prochain, quand le soleil aura atteint sa déclinaison la plus basse.

    Pourquoi les feuilles tombent-elles à l'automne ?

    Vous avez oublié vos cours de SVT ? Si les feuilles se colorent à l'automne, devenant jaunes ou orange, avant de quitter les branches, c'est pour se préparer à l'hiver dans les meilleures conditions possibles. Les arbres anticipent le froid à venir et concentrent leur énergie - la sève - dans les canaux qu'il faut avant tout préserver et isolent les feuilles, destinées à geler. L'arbre est capable de créer un petit "bouchon" à la base de chaque pétiole, avec un peu de liège. Les feuilles utilisent leurs propres ressources et finissent par se déshydrater, par durcir, puis tombent.

    Date de l'équinoxe d'automne

    La date de l'automne précède d'un mois environ le passage à l'heure d'hiver. Le premier jour de l'automne intervient également à mi-chemin du solstice d'été (20-21 juin) et du solstice d'hiver (20-21 décembre). Mais chaque année, l’équinoxe d’automne a lieu à une date différente. Ceci tient au fait que la Terre tourne autour du soleil en 365 jours, 5 heures et 46 minutes, et non exactement 365 jours. Le plus gros de ce décalage est corrigé par l’adjonction du 29 février lors des années bissextiles. Mathématiquement, les équinoxes d’automne ne peuvent avoir lieu qu’entre le 21 septembre (la prochaine fois en 2092) et le 24 septembre (la prochaine fois en 2303).

     
     
    L'équinoxe d'automne 2018 est pour le 23 septembre. © sborisov - Fotolia.com

    Equinoxe d'automne 2018

    "Les sanglots longs des violons de l'automne blessent mon cœur d'une langueur monotone". En 2018, l'automne débute donc officiellement le dimanche 23 septembre à 1h54 T.U. (temps universel) soit 3h54 en France. L’automne se poursuivra pendant trois mois jusqu’au solstice d’hiver. Avant cela, l’équinoxe de printemps de l’année 2018 aura eu lieu le mardi 20 mars à 17h15 (heure de Paris). L'équinoxe d'automne 2017 était lui survenu le 22 septembre dernier à 20 heures, 01 minute et 7 secondes en T.U. (Temps universel), soit 22 heures 01, heure de Paris.

     

    L'événement astronomique passionnant de l'équinoxe clôt donc l'été en un clin d'oeil. Dans l'hémisphère nord, il survient en général entre le 21 et le 24 septembre. Mais pourquoi l'automne 2018 tombe-t-il un "23" et pas un "21" ? Si nous sommes encore une fois nombreux à identifier la date du "21" du mois de septembre comme étant celle de l'équinoxe d'automne, cela n'est pas si simple. La date du passage à l'automne correspond en fait à un moment très précis : celui où le Soleil coupe en passant au zénith le plan de l'équateur. Des calculs savants l'ont déterminé, effectués par l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE) hébergé par l'Observatoire de Paris depuis 1998. Et comme la Terre ne tourne pas autour du soleil en exactement 365 jours, le jour J peut changer d'une année sur l'autre.

    Définition de l'équinoxe d'automne

     

    Qu’est-ce que l’équinoxe ? Le mot vient du latin æquinoctium (nuit égale). En effet, pour nous, le phénomène le plus évident de l’équinoxe est que la nuit et le jour ont la même durée à cette période de l’année. A l’équinoxe d’automne, les jours, qui duraient environ 16 heures au 21 juin en France, ont largement perdu en longueur. Ils raccourciront ainsi jusqu’au solstice d’hiver. Pourquoi ? En raison de la géométrie. En effet, l’axe de rotation de la terre est incliné de 23,4° par rapport au plan de son orbite : notre planète "penche" par rapport au soleil. L’astre ne nous éclaire donc pas de la même façon selon les moments de l’année. En hiver, la France (par exemple) ne reçoit de lumière que huit heures par jour, contre le double en été. Ceci détermine le comportement des masses d’air et donne naissance aux saisons telles que nous les connaissons dans les zones tempérées.

     

     Les mouvements de la Terre autour du soleil déterminent la valse des saisons. © lil_22, Fotolia

     

    Les deux équinoxes sont donc les deux moments de l’année où les jours et les nuits ont la même durée. Ceci a lieu lorsque le Soleil traverse l’équateur céleste et se trouve précisément au zénith de celui-ci, éclairant les deux hémisphères de manière égale : sur n’importe quel point du globe, la durée approximative de la journée est de 12 heures. A ce moment de l’année, le soleil se couche à l’ouest et se lève à l’est (alors qu’il se lève par exemple au nord-est dans nos contrées en été). C’est également à cette période que les jours raccourcissent le plus vite.

    En pratique, de légers décalages peuvent se créer entre l’équinoxe astronomique et le moment où le jour et la nuit ont la même durée. Un phénomène imputable à deux motifs. Le premier est l’irrégularité de la course de la Terre autour de son étoile (son orbite est elliptique et la Terre accélère et ralentit). La seconde raison est la déformation du globe terrestre lui-même, dont la forme n’est pas parfaite.

     

    Lors du prochain équinoxe, celui d'automne, les rayons du soleil doivent former un angle droit avec l'axe terrestre et se diviser sur les deux hémisphères de la planète. L'une des particularité de l'équinoxe d'automne est que la durée de la nuit est la même sur celle du jour. La date de cette journée spéciale varie chaque année entre le 21 et le 24 septembre mais survient toujours six mois après l'équinoxe de printemps et trois mois après  le solstice d'été. Durée de la nuit égale à celle du jour, soleil qui se lève plein Est et se couche plein Ouest, perte de 4 minutes de soleil en quelques jours d'ici fin septembre... L'équinoxe d'automne cache bien des secrets. Il n'est pas non plus le premier équinoxe de l'année, puisque l'équinoxe de printemps l'a précédé le 20 mars. Avec ses feuilles qui tombent en même temps que la température et ses journées qui rétrécissent à vitesse grand V, l'arrivée de l'automne n'est généralement pas aussi attendue que celle du printemps.

     

     Source

    https://www.linternaute.com/


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  • Sur cette émouvante chanson de Renaud , Mistral Gagnant, je reviens quelques années en arrière ... Les livres de classe sur la vidéo sont ceux que j'ai eu en primaire ***

    Bonne rentrée à tous les enfants

    ***

    ♥ On this Renaud's moving song, 'Mistral Gagnant' I throw back time ... Schoolbooks on the video are the ones I had in primary school *** Good first school day to all the children

     

     


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