• Paysagiste, écrivain, jardinier, Gilles Clément enseigne à l'École nationale supérieure du paysage, à Versailles. Outre des jardins privés, on lui doit le parc André Citroën, le jardin du musée des Arts premiers ou encore le jardin du Rayol, à Hyères.

    Gilles ClémentGilles Clément Crédits : Coyau

    Par Ruth Stégassy. Réalisation : Olivier Bétard. Rediffusion de l'émission du 07.12.2009. Avec la collaboration de Claire Poinsignon et Julie Beressi.

    Les longues observations de son jardin personnel de La Vallée, dans la Creuse, amènent Gilles Clément à vouloir laisser toujours davantage de liberté aux plantes, à aller vers Le jardin en mouvement.

    De là au Jardin planétaire, il n'y a qu'un pas pour ce voyageur inlassable. Ses jardins se nourrissent de sa grande culture et de ses intuitions. Ses livres aussi ; Le salon des berces (Nil) et Dans la Vallée : biodiversité, art et paysage, coécrit avec Gilles Tiberghien (Bayard) parlent plus précisément de son lieu intime.

    Intervenants

    Bibliographie

    Le jardin en mouvement

    Le jardin en mouvement Sens&Tonka, 2017 Gilles Clément

     

    Ecouter :

     

     

    Dans la même série : Gilles Clément

     

    https://www.franceculture.fr/emissions/voix-nue/gilles-clement-25-jardinage-de-soi-meme

     


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     Contrairement à une idée reçue, les arbres ne sont pas toujours bienveillants envers les espèces animales, il leur arrive même d'être porteur d'une sanction mortelle. On connait l'histoire de ces acacias qui, en Afrique, et peut être ailleurs, secrètent dans leur feuilles une substance toxique, lorsqu'un ruminant décide de s'attaquer à leurs feuillages. L'arbre modifie les composantes chimiques de leur sève de manière à la rendre toxique, et l'animal dégouté de ce que l'arbre lui propose, va chercher ailleurs sa pitance.

     Mal lui en prend , car et c'est encore plus étonnant, l'arbre qui avait été menacé a envoyé aux arbres voisins un parfum particulier, leur indiquant qu'ils vont être menacés à leur tour. Le brouteur indésirable n'a plus qu'à changer de secteur...

    C'est en tout cas l'information que nous a donné Bernard Werber dans son livre « l'encyclopédie du savoir relatif et absolu », publié chez Albin Michel, en 2000, et que l'on peut lire en PDF sur ce lien.

     L'acacia n'est pas la seule plante à représenter un danger pour certains animaux, particulièrement les chèvres, car ces dernières peuvent s'intoxiquer en grignotant les thuyas, les troènes, les lauriers, mais aussi les cerisiers, pêchers, pruniers, car ces plantes contiennent de l'acide prussique, et si les feuilles vertes ne posent pas de problèmes, elles deviennent dangereuses quand elles sont flétries, l'acide s'en étant libéré.

    Et quid du cyanure que l'on trouve par exemple dans les pépins de pomme ?

    Le malheureux qui, trouvant ce petit gout agréable, aurait mis de coté une bonne quantité de pépins de pomme, afin de dupliquer son plaisir risque un gros problème, pouvant aller jusqu'au stade final.

     En effet, le cyanure contenu dans ces pépins empêche le sang de prendre de l'oxygène, et un excès de consommation de ces pépins pourrait conduire à l'asphyxie.

     Mais il y a plus grave.

     

     

    Il existe sur cette planète un arbre qui tue...non pas par accident lorsqu'une tempête le déracine et le fait tomber sur un humain... non pas lorsqu'un bûcheron peu expérimenté voit l'arbre qu'il tronçonnait lui tomber dessus, mais tout simplement parce qu'il dangereux par nature.

     

    Il a pour nom Mancenillier et ses fruits ressemblent à de petites pommes vertes avec la particularité d'avoir dans toutes ses parties, de la sève au fruit, en passant par l'écorce, un poison mortel.

     

     

    D'après l'Université de Floride, « toute interaction avec ou ingestion d'une quelconque partie de l'arbre peut être mortelle.

    Il suffit qu'il se mette à pleuvoir, et que quelques gouttes atteigne celle ou celui qui passerait à proximité pour que se produise une intense éruption cutanée. S'il venait à quelqu'un l'idée d'y mettre le feu, la fumée pourrait provoquer une cécité temporaire provoquée par la fumée.

     

     

     

    Le docteur Nicola Strickland, expliquait dans la revue « British medical journal » :

     

    « j'ai imprudemment mordu dans ce fruit et l'ai trouvé agréablement sucré, Quelques moments plus tard, mon ami et moi avons noté une étrange sensation poivrée dans nos bouches, qui s'est progressivement intensifiée jusqu'à devenir une sensation de brûlure et de constriction au niveau de la gorge ».

     La douleur est devenue insupportable, et a fini par disparaitre au bout de 8 heures de souffrance, car fort heureusement, ils n'avaient pris qu'une petite bouchée du fruit. Même décider de faire une sieste à l'ombre de cet arbre pourrait avoir des conséquences funestes

    On trouve ce redoutable végétal en Floride, au Mexique, et dans les Caraïbes, Martinique, Guadeloupe.

     Pourtant s'il est toxique pour quasi toutes les espèces, l'iguane vert en consomme les fruits sans le moindre dommage, n'hésitant pas à en faire même son lieu de vie...

     Heureusement pour compenser les méfaits de ce Mancenillier, il y a en un autre qui soigne, c'est le Tajibo, littéralement « l'arbre qui tue les maux ». On l'appelle plus communément Lapacho et on le trouve en Amérique du Sud.

     

    Ce Lapacho, était bien connu des indiens Kallawayas, ces guérisseurs itinérants incas, l'appelaient « écorce divine », et s'en servaient pour guérir les problèmes de peau : acné,eczéma, herpès, psoriasis ne lui résistent pas, mais ils l'utilisaient aussi pour atténuer la douleur, voire pour faire disparaître les kystes. Certains lui attribuent même la vertu de soigner des cancers...

     

     Les propriétés de cet arbre ont bien sur passionné les chercheurs qui ont finalement découvert que son écorce contenait 16 quinones différentes, éléments capitaux pour tout organisme vivant, plante ou animal, puisqu'elles permettent de fixer le calcium sur certaines protéines.

     

    Aujourd'hui on peut trouver chez les herboristes l'écorce de cet arbre magique, coupée en fines lamelles, dont on fait bouillir 2 cuillérées à soupe, un quart d'heure dans un litre d'eau, puis on laisse infuser un autre quart d'heure, avant d'en boire 2 à 3 tasses par jour, en tenant compte des contre-indications, notamment pour les hémophiles.

     Au-delà de l'arbre qui tue, et de celui qui soigne, ils sont nombreux à attribuer des pouvoirs aux arbres, selon leur essence.

    Ainsi si l'Abricotier permettrait d'éveiller la passion, l'Acacia serait le symbole de la victoire spirituelle, l'Amandier aurait la capacité de s'ouvrir au monde extérieur, le Châtaignier serait le symbole de la vérité, le Chêne, tout comme le Hêtre, celui de la sagesse, le Cerisier calmerait le cœur tout en favorisant la circulation des énergies, le Noyer donnerait force et volonté, etc...

     

     Mais comment procéder pour bénéficier des pouvoirs de ces arbres ?

     

    Il faut au départ choisir l'arbre qui nous attire, et l'enlacer de ses bras, les mains à plat contre le tronc afin de ressentir ses zones énergétiques...mais au-delà de ces pratiques où domine une conviction pour l'instant peu scientifique, il n'est pas inopportun de s'interroger sur leur réalité...et ça ne coûte rien d'essayer.

     

     il 'agit donc de capter l'énergie de l'arbre, et plusieurs approches sont possibles à découvrir sur ce lien, puis après l'avoir fait, à chacun de constater, ou pas, les bienfaits qu'il a pu recevoir de cette expérience originale.

       Comme dit mon vieil ami africain : « l'arbre du silence porte les fruits de la paix ».

     olivier cabanel Agoravox

     

    http://www.agoravox.fr/

     

    Articles anciens

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    Des racines et des arbres

    Main verte pour tomates rouges

    Le bruit du silence

    À l’oreille des feuilles


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  • Penser la transition
     
    Les forêts abritent 80% de la biodiversité terrestre, nous nourrissent, nous protègent, nous fournissent du bois et ont une fonction essentielle dans la lutte contre le changement climatique. Chaque 21 mars depuis 2013, elles sont à l’honneur avec la Journée internationale des Forêts, une occasion de valoriser leur rôle primordial pour les humains et la biodiversité.

     

    En 2016, le taux de déforestation de la forêt amazonienne a augmenté de 29%, soit 8 000 km2 rasés en plus selon les chiffres de l’INPE et de la FAO*. Chaque année dans le monde, ce sont 13 millions d’hectares de forêts qui disparaissent, soit l’équivalent de 2 400 arbres coupés toutes les minutes ! Cette déforestation rapide, dangereuse et impressionnante est due majoritairement à l’expansion agricole, première cause de dégradation des écosystèmes tropicaux. 

     

    Deforestation

     

    Une monoculture néfaste

     

    En Indonésie et en Malaisie, c’est la production croissante d’huile de palme qui fait des ravages. Souvent cachée sous l’appellation « huile végétale » dans les aliments industriels (pâte à tartiner, biscuits, chips, céréales, produits chocolatés, plats préparés, etc.), l’huile de palme est aussi présente dans les cosmétiques et les biocarburants. Produite sur des champs à perte de vue, les palmiers se développent sur les hectares de forêts brulées. L’orang-outan, le tigre, l’éléphant et le rhinocéros de Sumatra subissent directement les conséquences de ce déboisement. La surface de leurs habitats naturels se réduit, les obligeant à fuir pour trouver de nouveaux refuges. Quand ils ne meurent pas brûlés, ils sont menacés par le braconnage et le manque de réglementations pour protéger leurs habitats. Leur nombre a fortement diminué, les classant désormais espèces menacées et en voie d’extinction. A ce rythme, les spécialistes redoutent des disparitions de masse des singes d’ici 25 à 50 ans.

     

     

    Singes et déforestation

     

     

    Les populations locales indigènes, dont certaines dépendent de la forêt, sont également impactées par cette déforestation bien souvent illégale. Les cours d’eau et l’air sont pollués par l’expansion de ces champs nourris aux pesticides et souvent couverts d’OGM. Obligés de vivre sur un territoire de plus en plus restreint pour chasser, ces populations pâtissent du manque de reconnaissance du rôle de la forêt comme principale source de leur survie et luttent chaque jour pour défendre leur indépendance. 

     

     

    Le développement au Brésil des surfaces consacrées à l’élevage de bétail (bovins, ovins, volaille) et au soja OGM pour nourrir ce bétail participent également à la déforestation, tout comme l’extraction du pétrole, et la construction de barrages ou de routes. Le sol est ainsi appauvri (devient infertile, favorise les glissements de terrain et les inondations), des ressources précieuses sont décimées (eau potable, plantes médicinales), la propagation de maladies s’aggrave (paludisme) et davantage de gaz à effet de serre sont générés.

     

    Une barrière fragilisée face au changement climatique

     

    Les forêts produisent 40% de l’oxygène et stockent efficacement le carbone. Lorsqu’elles sont brûlées, elles libèrent l’oxyde de carbone qui pollue l’air des populations riveraines et accélère les effets du changement climatique. Actuellement, la déforestation est responsable de 15 à 20% des émissions de gaz à effet de serre mondiales alors que les forêts sont des éléments indispensables pour réduire ces émissions ! Les pressions exercées par l’homme sur les forêts doivent diminuer drastiquement pour favoriser une exploitation de bois durable et conserver les richesses de ces écosystèmes. Pour soutenir les associations de terrain dans leurs projets de sauvegarde des primates et des forêts qui les abritent, la Fondation Nicolas Hulot a créé le programme Rajako en 2015.  L’objectif est d’appuyer des actions visant à la protection de 3 espèces emblématiques : les Lémuriens à Madagascar, les Gibbons en Indonésie et les Chimpanzés en Ouganda.

     

    Source :

    http://www.fondation-nicolas-hulot.org/

     

     


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  • Ils savent communiquer, s’entraider, se défendre… ! Les arbres, refuges et confidents que l’on retrouve très largement dans l’art et la littérature, sont des êtres doués de sensibilité et d’intelligence...

    Forêt de pins près de Petersdorf, en Allemagne, prise en photo au dessus des cimes par un drone. Forêt de pins près de Petersdorf, en Allemagne, prise en photo au dessus des cimes par un drone. Crédits : Patrick Pleul - AFP

    En partenariat avec Le Monde, retrouvez chaque jour les articles Planète et Sciences dans le quotidien et sur LeMonde.fr

    Les travaux scientifiques en attestent depuis déjà quelques années, tant pour les arbres que pour les plantes d’une manière générale, et des livres le racontent, comme celui de Peter Wohlleben qui, à la manière d’un conte, nous plonge dans la vie d’une forêt.

    Comment pensent les plantes et les arbres ? Quelles sont leurs interactions avec l’environnement ?

    La forêt de Peter Wohlleben

    La

    La forêt de Hummel en Allemagne
       
     
    La forêt de Hummel en Allemagne

    Ont-ils une sensibilité particulière, une intelligence, une mémoire ?

    La communication passe t-elle par voie aérienne ou souterraine ? Quels sont les mystères qu’il nous reste encore à percer en ce domaine ?

    Réponses, aujourd’hui, sur France Culture , avec nos deux invités, Peter Wohlleben, forestier allemand, auteur du livre La vie secrète des arbres , traduit en 32 langues et désormais disponible en français, grâce aux éditions Les Arènes et Jacques Tassin, chercheur en écologie végétale au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement), auteur notamment du livre A quoi pensent les plantes ? paru chez Odile Jacob.

    Et puis en seconde partie d’émission, vers 23h45, en partenariat avec le service Planète-Science du Monde, « Les Echos de la terre » s’intéresseront à un univers appelé, dit-on, à disparaître, le marché aux poissons de Tokyo, objet d’un beau livre intitulé Tsukiji , paru chez Akinomé, et c’est l’un de ses trois auteurs, Gilles Fumey, que nous recevrons pour en parler, il est géographe, professeur à Sciences Po-Paris Sorbonne et chercheur au CNRS, spécialiste de l’alimentation, des risques et de la santé.

    • Les phrases de nos invités

    Peter Wholleben : it would'nt be my job, it would be my hobby" (the work with trees)

    Jacques Tassin : "La vie est la liberté s'insinuant dans la nécessité". (Bergson)

    Les liens pour en savoir plus

    Burger King, « roi de la déforestation ».Les ONG pointent du doigt le rôle de la chaîne américaine de fast-food et son manque d’exigence vis-à-vis de ses fournisseurs. Le Monde du 7 mars 2017

    L’objectif d’Envol Vert est la préservation de la forêt et de la biodiversité dans les pays les plus défavorisés et en France, en lien avec les populations locales pour favoriser leurs initiatives de préservation et les aider à développer de nouvelles alternatives économiques à la déforestation.

    Établissement public à caractère industriel et commercial créé en 1964, l'Office national des forêts (ONF) mène son action dans le cadre d'un contrat pluriannuel d'objectifs et de performance avec l'Etat et la Fédération nationale des communes forestières. L'ONF est le premier gestionnaire d'espaces naturels en France.

    Huile de palme : mettre fin à la déforestation. La commission environnement et sécurité sanitaire des aliments du Parlement européen a adopté un ambitieux rapport qui s’attaque à la déforestation induite par l’huile de palme et ses conséquences humaines et environnementales. Ce rapport est le fruit d’un long travail de mobilisation des Verts au Parlement européen.LES VERTS/ALE au PARLEMENT EUROPEEN, 09/03/2017

    21/03 : Journée internationale des forêts. Cette année, les forêts et l'énergie sont à l'honneur.

    L’UE tentée par une comptabilisation fantaisiste du CO2 des forêts.Les États membres peuvent gérer leurs forêts à leur guise. Mais le débat éternel entre le mode de comptabilisation du CO2 des forêts risque de priver le monde de puits de carbone essentiels,par Hannah Mowat qui est responsable des forêts et du climat pour l’association Fern. EURACTIV, 08/03/2017

    Le WWF a publié un nouveau conso guide pour aider les amateurs de poisson à diversifier leur consommation. L’Océan dans votre assiette révèle les histoires cachées de nos menus et amène le grand public vers des poissons moins courus grâce à des recettes revisitées par de grands chefs représentant plusieurs pays d’Europe.

    Revue du web de l'environnement

    Pour suivre l’actualité environnementale au fil des jours, consultez l’univers Netvibes d’Anne Gouzon de la Documentation de Radio France (Utilisez de préférence Firefox ou Google chrome) Netvibes - L’ACTUALITÉ ENVIRONNEMENTALE

    Découvrez aussi des initiatives écolos et solidaires sur son Twitter : Initiavertes

    Le Plus et le Moins de la semaine

    Le Moins de la semaine : Huile de palme : une demande croissante au détriment de l’environnement

    On le sait aujourd'hui : l'huile de palme fait partie de notre quotidien. Cette huile est utilisée dans de nombreux cosmétiques et produits alimentaires (chips, margarine, etc.), mais également dans le carburant. Malgré une condamnation croissante par ceux qui prônent un retour aux produits biologiques et naturels, la demande de cette huile est croissante. Néanmoins, elle reste une source de déforestation et de disparition d'espèces naturelles, à cause de cette demande qui oblige à planter toujours plus d'arbres à huile de palme.

    Cette photographie prise le 16 septembre 2015 montre un camion transportant des palmiers à huile dans un plantation à Pelalawan, dans la province indonésienne de Riau à l'est de l'île de SumatraCette photographie prise le 16 septembre 2015 montre un camion transportant des palmiers à huile dans un plantation à Pelalawan, dans la province indonésienne de Riau à l'est de l'île de Sumatra Crédits : Adek Berry - AFP

    Jeudi 9 mars dernier, un rapport a été voté pour appeler la Commission européenne à renforcer les mesures environnementales pour lutter contre la déforestation dans les régions de production. Le texte propose de cesser l’utilisation de l’huile de palme dans les biocarburants d'ici 2020 et de développer une certification pour les produits contenant de l’huile de palme produite de manière « socialement responsable ».

    • Pour plus d'informations, par ici.

    Le Plus de la semaine : Des petits barrages hydroélectriques, écolos et rentables, pour produire une électricité de proximité

    Au sein de la cité vosgienne coule la Meurthe. Il existait avant trois papeteries qui faisaient partie des industries utilisant l'eau de la Meurthe pour leur énergie. Mais l'arrivée du nucléaire et de ses prix bas a obligé de nombreuses entreprises à se tourner à abandonner les barrages hydroélectriques. Depuis l'arrivée de Ericsol, société fondée en 2010, un soutien de poids est possible pour le lancement de projets citoyens d'énergie renouvelable.

    Photographie prise le 9 juin 2016 montrant le lac et le barrage Roselend situés dans le sud-ouest de la France à Beaufort.Photographie prise le 9 juin 2016 montrant le lac et le barrage Roselend situés dans le sud-ouest de la France à Beaufort. Crédits : Odd Andersen - AFP

    Il s'agit d'une SAS à statuts coopératifs permettant des associations de citoyens pour promouvoir des projets comme des centrales photovoltaïques, des barrages hydroélectriques ou des fermes éoliennes. Ainsi, la filiale HydroRaon gérant le barrage vosgien a créé un barrage permettant le passage des poissons, des canoës et d'un système laissant circuler les sédiments afin de ne pas perturber le milieu aquatique. "Une fois opérationnel, le système produira 1847 MWh par an, ce qui devrait permettre d’alimenter environ 700 foyers hors chauffage et eau chaude. Comme sur son autre barrage de Moyenmoutier, à quelques kilomètres de là, un emploi à temps partiel (dix heures hebdomadaires) sera créé afin d’assurer la surveillance du site".

    • Pour plus d'informations, n'hésitez pas à lire cet article.

    Intervenants

    • Peter Wohlleben : forestier
    • Jacques Tassin : biologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad)
    • Gilles Fumey : professeur de géographie à l’université Paris Sorbonne, responsable du pôle de recherches Alimentation, risques et santé à l'ISCC (Institut des sciences de la communication du CNRS) et d'un Food Lab. Bloggeur à Libération (Géographies en mouvement).

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